Selon les données recueillies par Léger, 58 % des Québécois qui font appel à l’expertise d’un conseiller pour gérer leurs finances personnelles le font pour obtenir des conseils en planification des finances.

Plus d’une personne sur deux dispose d’un plan financier en Outaouais

L’Outaouais suit la tendance en matière de finances personnelles, révèle un sondage Léger sur les habitudes financières des Québécois, alors que 55 % de la population de la région dispose d’un plan financier.

La proportion de Québécois qui ont un plan financier est cependant plus élevée chez les citoyens de 45 ans et plus. 

« L’étude ne permet pas d’identifier les causes de cet élément-là, mais mon opinion personnelle, c’est que lorsqu’on arrive dans la quarantaine, on est généralement mieux établis financièrement et nos préoccupations sont moins “court terme” et on commence à planifier les choses de façon plus naturelle qu’à 25-30 ans, où les préoccupations sont généralement beaucoup plus quotidiennes », explique Sylvain Pageau, vice-président des Services aux particuliers à la Banque Laurentienne. 

Par ailleurs, moins de la moitié de la population (47 %) demande l’avis d’un professionnel pour prendre des décisions liées à leurs finances personnelles, ce qui selon M. Pageau, est beaucoup trop peu. 

« C’est préoccupant parce qu’une personne sur deux n’est pas accompagnée pour améliorer sa situation financière et ne prend pas les moyens pour le faire, indique-t-il. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les gens ne consultent pas et dans l’étude, ce qui ressortait entre autres c’est qu’il y a des gens qui disent le faire eux-mêmes. Quinze pour cent jugeaient également ne pas avoir assez de richesse ou de revenu pour consulter, mais au contraire, quand tes possibilités sont limitées, tu devrais aller consulter pour tenter d’améliorer ton sort. »

« Il est possible de développer de saines habitudes financières. Et ça commence par se faire accompagner par un professionnel pour bien comprendre sa situation personnelle avec un bilan de santé financière qui permettra d’établir des stratégies personnalisées selon ses objectifs », ajoute M. Pageau. 

Selon les données recueillies par Léger, 58 % des Québécois qui font appel à l’expertise d’un conseiller pour gérer leurs finances personnelles le font pour obtenir des conseils en planification des finances. 

Parmi eux, 87 % affirment que leur conseiller a contribué à améliorer leur situation financière. 

« Ça ne me surprend pas, lance M. Pageau. En 2016, le Centre de recherche interuniversitaire en analyse des organisations avait sorti une étude lors de laquelle ils ont suivi des ménages qui consultaient un conseiller financier et ceux qui n’en consultaient pas pendant 15 ans. Le résultat de cette étude, c’est que les ménages qui étaient accompagnés d’un conseiller financier avaient 290 % plus d’actifs que ceux qui ne consultaient pas. Le conseiller a de l’expertise, donc des outils, et il a du recul donc il est moins émotif pour prendre des décisions. » 

L’étude a été réalisée par Léger entre le 10 et le 16 juin 2019 auprès de 2 202 répondants francophones et anglophones à travers le Québec.