En 2018, GCR a inspecté 7200 unités résidentielles. En 2019, elle prévoit en inspecter 8500.

Plus d’inspections dans les chantiers de construction résidentielle en 2019

Bonne nouvelle pour les consommateurs: il y aura davantage d’inspections dans les chantiers de construction résidentielle en 2019.

L’organisation Garantie de construction résidentielle, qui administre le Plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs au Québec, annonce en effet qu’elle augmente ses cibles d’inspection des chantiers en 2019, parce qu’elle veut accroître la qualité dans la construction et qu’elle a constaté qu’il y avait place à amélioration en la matière.

Garantie de construction résidentielle (GCR) inspecte les chantiers des entreprises accréditées, qu’elles construisent des maisons unifamiliales, des jumelés, des maisons en rangée, des «plex» ou des condominiums dans les bâtiments de quatre étages et moins.

En 2018, GCR a inspecté 7200 unités résidentielles. En 2019, elle prévoit en inspecter 8500. Elle a augmenté ses cibles d’inspection pour plusieurs catégories, selon la cote attribuée au constructeur.

Les inspections touchent la charpente, la fondation, l’étanchéité, le revêtement extérieur et la finition intérieure, a souligné au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, François-William Simard, vice-président aux communications de GCR.

Ces inspections sont réalisées par une quinzaine d’inspecteurs, tous membres d’ordres professionnels.

Problèmes décelés

«On sait c’est quoi les principaux défauts de construction qui reviennent. On sait c’est quoi les principales réclamations que les consommateurs font. On va porter en plus une attention particulière à ces éléments-là», a indiqué M. Simard.

Le principal défaut de construction - «un fléau», précise M. Simard - est la pose des solins. Lorsque la pose est mal faite, cela peut causer des problèmes d’infiltration d’eau et d’étanchéité des fenêtres. «Et ce n’est pas quelque chose qui est visible à court terme. Ça peut prendre quelques années avant que ce soit découvert», relève-t-il.

Parmi les autres problèmes décelés, on note ceux touchant la charpente et l’ossature de bois, la séparation par un coupe-feu, l’étanchéité à l’air et à la vapeur d’eau, la résistance thermique des éléments du bâtiment.

Prévenir... et économiser

GCR ne tient pas tant à imposer une amende pour «attraper» les fautifs qu’à faire de la prévention, à inciter les entrepreneurs à bien construire dès le départ ou à corriger les problèmes, le cas échéant.

«Pour la pose des solins, si vous le faites correctement dès le départ, ça coûte 900 $ environ. Si vous avez à faire des travaux correctifs parce que la pose était inadéquate, ça va vous coûter environ 9000 $», illustre M. Simard.

«Si on arrive à prévenir les défauts de construction, ça veut dire qu’il y a moins de réclamations. Tout le monde est gagnant à bien construire dès le départ», rappelle-t-il.