La conseillère municipale Louise Boudrias

Plus développer pour moins taxer

Quelle est la valeur des investissements privés potentiels en sol gatinois qui attendent d'être traités par le service de l'urbanisme ? La conseillère Louise Boudrias veut le savoir. Elle est convaincue qu'il se cache là des revenus importants pour la Ville qui permettraient de réduire la facture de taxes des contribuables.
La conseillère du district Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond a commencé à se documenter en prévision du débat public sur les orientations budgétaires pour 2018 qui doit avoir lieu le 21 mars prochain. « Je veux être bien préparée, c'est une rencontre importante », dit-elle. Mme Boudrias comme plusieurs autres élus voient la rencontre à venir comme l'occasion de sauter à pieds joints dans le débat sur la taxe foncière. 
« Il y a combien de projets actuellement qui sont pris dans la machine à l'urbanisme ? demande-t-elle. Des fois, j'ai l'impression qu'on traite plein de petits dossiers, des petites dérogations de toutes sortes, des niaiseries, mais que personne n'est imputable pour les gros dossiers majeurs qu'on n'arrive pas à faire débloquer. On a perdu combien de revenus de taxes parce qu'on n'a pas été capable de répondre au développement d'entreprises ? »
Plutôt que de « piger dans les poches des contribuables » pour boucler son année financière, la Ville de Gatineau devrait tenter de mieux profiter du développement potentiel de son territoire. Gatineau doit se fixer un objectif de revenus supplémentaires à aller chercher avec ces nouveaux développements commerciaux, industriels et résidentiels, croit Mme Boudrias et elle doit s'en servir pour réduire la pression sur le contribuable. « Il faut générer des revenus, insiste-t-elle. Les citoyens ne sont plus capables de voir des augmentations de taxes. »
Une autre partie de l'effort pour réduire la pression sur le contribuable doit aussi venir des ressources humaines, soutient la conseillère. Elle estime que le conseil doit commencer à demander à l'administration de justifier le remplacement de « tous les postes libres » au sein de l'organisation. « Là, on embauche, presque systématiquement, affirme-t-elle. Il faut une réflexion et le mandat doit venir du politique. »
L'objectif de « dégraissage » de l'appareil public doit aussi être chiffré et servir à limiter la hausse de taxes, dès 2018, ajoute la conseillère.