Plus de 40% des consommateurs achètent encore du cannabis sur le marché noir

OTTAWA — Plus de 40 pour des consommateurs canadiens de marijuana s'approvisionnaient encore auprès de sources illégales six mois après la légalisation du cannabis au pays, indiquent de nouvelles données de Statistique Canada.

L'agence a publié jeudi les résultats de l'Enquête nationale sur le cannabis pour le deuxième trimestre de 2019.

En légalisant le cannabis, le gouvernement libéral disait vouloir éliminer le marché noir.

Selon l'étude, 4,9 millions de Canadiens âgés de plus de 15 ans ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des trois mois ayant précédé l'enquête, et 42 pour cent d'entre eux reconnaissaient en avoir acheté sur le marché noir.

Trois consommateurs sur quatre ont déclaré que la qualité et la sécurité représentaient les principaux facteurs qu'ils considéraient avant d'acheter de la marijuana. Quarante-deux pour cent tenaient surtout compte du prix.

Les hommes et les femmes n'ont pas les mêmes habitudes de consommation. Ainsi, les hommes sont deux plus susceptibles que les femmes d'avoir consommé du cannabis, tandis que celles-ci préfèrent des produits «autres» comme des aliments contenant du cannabis ou des crèmes pour la peau.

Les femmes sont également plus susceptibles de se procurer du cannabis auprès de membres de leur famille ou d'amis. Si plus du tiers des consommateurs ont déclaré avoir consommé du cannabis obtenu auprès d'amis ou de membres de la famille ou en avoir partagé avec eux, cette proportion atteint 42 pour cent chez les femmes.

Environ 16 pour cent des Canadiens ont déclaré avoir consommé du cannabis pendant les mois d'avril, mai et juin, une proportion inchangée par rapport à celle de l'année précédente, avant la légalisation. La proportion de Canadiens âgés de 65 et plus ayant consommé du cannabis est passée de 3 à 5 pour cent au cours de cette période.

Environ 27 pour cent des jeunes âgés de 15 à 24 ans ont dit avoir fumé au moins une fois du «pot» au cours du deuxième trimestre de 2019, une proportion légèrement supérieure à celle des 25 à 44 ans.

Près d'un Néo-Écossais sur quatre et un Albertain sur cinq ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des trois mois étudiés, soit une proportion supérieure à celle de la moyenne dans le reste du Canada.

Le cannabis semblait être moins populaire au Québec, où seulement une personne sur dix reconnaît en avoir consommé au cours du trimestre. La proportion atteint 20,7 pour cent au Nouveau-Brunswick et 16,8 pour cent en Ontario.

Affaires

Grands travaux à Gatineau: la Chambre de commerce fera une proposition

La Chambre de commerce de Gatineau (CCG) travaille déjà, depuis un moment, à élaborer une proposition de programme de compensation pour les commerces qui seraient touchés par des travaux d’infrastructures d’envergure, un peu à l’image de celui annoncé par la Ville de Québec, plus tôt cette semaine.

En entrevue avec Le Droit, le président de la CCG, Pierre Samson, a affirmé que l’objectif est de présenter une proposition à la Ville de Gatineau avant l’étude du budget 2020, prévue en novembre prochain. 

« Le programme annoncé par Québec ressemble un peu à ce que nous sommes en train de développer pour Gatineau, mais selon moi il y a lieu d’aller encore plus loin, explique-t-il. Québec prévoit compenser les commerces de détail uniquement. Je crois qu’il faudrait inclure tous les types de commerces dans un tel programme. »

À LIRE AUSSI: Grands travaux: des élus ouverts à analyser un programme de compensation pour les commerçants

Contrairement à la conseillère Louise Boudrias qui affirmait, cette semaine, que la commission de développement économique serait le bon forum pour développer un tel programme de compensation, M. Samson croit que ça doit revenir directement aux élus municipaux de prendre une décision à ce sujet. « La commission est là pour faire de la prospection, pour assurer une vigie sur l’environnement économique et pour favoriser le dynamisme commercial à Gatineau, note le président de la CCG. Un programme de compensation c’est avant tout une décision politique et je crois que les discussions sur le prochain budget seront le meilleur moment pour débattre d’un programme de compensation. »

Parallèlement à ce programme en développement, la CCG fait aussi des représentations auprès de la Ville de Gatineau et du cabinet du maire pour que le taux de taxation commercial soit revu à la baisse. 

« Le secteur commercial paie des taux de taxation de trois à quatre fois plus élevés que le taux résidentiel, note M. Samson. C’est très élevé, plus que dans bien d’autres villes. »

La CCG a entamé des discussions à ce sujet avec le cabinet du maire il y a environ un mois, indique l’homme d’affaires. 

« Le maire n’est pas fermé à l’idée de revoir ça, mais ça va prendre des études très sérieuses et plusieurs analyses avant d’en arriver-là. »

Affaires

Coup de pouce financier pour Les Fermes Marcello

Les Fermes Marcello, entreprise outaouaise spécialisée dans la fabrication de pesto, pourront doubler sa capacité de production et embaucher davantage de main-d’œuvre d’ici la prochaine année.

Le ministre québécois de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, était de passage dans la région, vendredi après-midi, pour annoncer une aide financière de 48 000 $ destinée à l’entreprise ayant vu le jour en 2012, au sein de la Plate-forme agricole de L’Ange-Gardien. Cette subvention s’inscrit dans le cadre du Programme Transformation alimentaire : robotisation et systèmes de qualité.

Monde

Twitter supprime de milliers de comptes liés à des puissances étrangères

WASHINGTON — Twitter a annoncé vendredi avoir supprimé plusieurs milliers de comptes liés à des États étrangers et accusés de répandre de fausses informations sur le réseau social.

«En accord avec notre politique concernant la manipulation sur notre plateforme, nous avons suspendu de façon permanente tous ces comptes», a annoncé Twitter.

Le réseau social a précisé avoir supprimé 267 comptes émiratis et égyptiens, 4258 comptes émiratis, 259 comptes espagnols liés au Parti Populaire (conservateur), 1019 comptes équatoriens et six comptes saoudiens, en plus des 200 000 comptes chinois dont le réseau social avait déjà annoncé la suspension en août.

Les 267 comptes émiratis et égyptiens étaient impliqués «dans une opération de désinformation visant notamment le Qatar et d’autres pays comme l’Iran». Ces comptes, qui avaient été «créés et gérés» par Dot Dev, une entreprise technologique basée dans ces deux pays, «amplifiaient des messages de soutien au gouvernement saoudien».

Twitter a également suspendu 4258 comptes fictifs venus des Émirats arabes unis qui propageaient de fausses informations sur la guerre au Yémen, dans laquelle intervient Ryad depuis 2015 à la tête d’une coalition en soutien au pouvoir, contre les rebelles soutenus par Téhéran.

Six comptes liés aux médias d’État saoudiens ont également été désactivés pour «leurs efforts coordonnés visant à amplifier des messages avantageux pour le gouvernement saoudien».

Selon Twitter, les comptes se présentaient comme «des organes journalistiques indépendants tout en publiant des propos favorables au gouvernement saoudien».

En outre, le compte de Saud al-Qahtani, ancien conseiller de Mohammed Ben Salmane à la Cour royale déjà interdit de territoire aux États-Unis, a été suspendu.

Concernant l’Espagne, les 259 faux comptes gérés par le Parti Populaire «spammaient ou retweetaient pour augmenter la mobilisation».

Les 1019 comptes équatoriens étaient liés à l’Alianza País, coalition politique au pouvoir. Ils «se concentraient sur des problèmes liés aux lois équatoriennes sur la liberté d’expression, la censure gouvernementale et la technologie».

Affaires

Trop-perçus d'Hydro-Québec : l'opposition veut entendre la Régie de l'énergie

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, balaie du revers de la main une requête de l’opposition visant à forcer la Régie de l’énergie à venir témoigner à l’Assemblée nationale.

Le Parti libéral du Québec (PLQ), Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) se sont ligués, vendredi, pour exiger la venue de la Régie en commission parlementaire étudiant le projet de loi 34 sur les trop-perçus d’Hydro-Québec.

Rarement a-t-on vu un projet de loi faire autant l’unanimité contre lui, a souligné le député péquiste Sylvain Gaudreault en point de presse pour marquer la dernière journée des consultations.

Avec son projet de loi 34, le gouvernement Legault croyait pourtant avoir trouvé le moyen de clore la saga des trop-perçus. Il prétend redonner aux Québécois 1,5 milliard $, une affirmation contestée par pratiquement l’ensemble des groupes et experts venus témoigner.

Vendredi, le ministre Julien a affirmé avoir invité la Régie de l’énergie à comparaître en commission, mais celle-ci a refusé.

Son projet de loi - déposé le 12 juin dernier - permettrait de remettre 500 millions $ aux clients d’Hydro-Québec dès le début de 2020 et d’abolir le système annuel d’évaluation des tarifs d’électricité par la Régie de l’énergie. Au lieu de cela, les tarifs seraient gelés lors de la première année, puis fixés en fonction de l’inflation.

Au cours des quatre dernières années, les hausses de tarifs se sont plutôt situées en deçà de l’inflation, passant de 0,7 pour cent en 2016, à 0,7 pour cent en 2017, à 0,3 pour cent en 2018 et à 0,9 pour cent en 2019.

Après 2025, en vertu du projet de loi, Hydro-Québec devra demander à la Régie de l’énergie de fixer de nouveaux tarifs tous les cinq ans, et non chaque année, comme c’est le cas actuellement.

En juin, Hydro-Québec avait réagi en se déclarant «extrêmement satisfaite» des mesures proposées par le gouvernement.

L’opposition dénonce depuis lors la mise au rancart d’un important mécanisme de reddition de comptes et de transparence, et soupçonne que c’est une façon détournée pour le gouvernement de rehausser les tarifs.

«On dit que ce projet de loi n’est pas bénéfique pour les Québécois parce qu’il va faire augmenter leurs tarifs d’Hydro», a déclaré vendredi Ruba Ghazal, députée de QS.

«L’éléphant dans la pièce»

Selon Sylvain Gaudreault, la Régie de l’énergie doit venir éclairer les députés notamment sur les tendances du marché. Il est appuyé dans sa requête par Mme Ghazal et le libéral Saul Polo.

«L’éléphant dans la pièce, c’est la Régie de l’énergie, mais elle n’est pas avec nous», a déploré M. Gaudreault.

Il souligne que les commissions à l’Assemblée nationale ont le pouvoir de contraindre un groupe à venir témoigner, quitte à utiliser la sommation à comparaître. L’audience peut également être à huis clos, au besoin.

«Je ne connais pas les fins détails par rapport au pouvoir de contrainte, mais ce que je sais par exemple, c’est que plusieurs groupes ont été invités, certains ont décliné, d’autres ont accepté», s’est contenté de répondre M. Julien en mêlée de presse.

Sa pièce législative retire par ailleurs les obligations pour Hydro-Québec de faire autoriser par la régie les projets d’investissement en infrastructures et les autres initiatives de réorganisation du réseau de distribution d’électricité et de lui soumettre pour approbation ses programmes commerciaux.

Elle retire également l’obligation imposée à la Régie de l’énergie d’établir un mécanisme de réglementation incitative assurant la réalisation de gains d’efficience par le distributeur d’électricité et le transporteur d’électricité.

Question embarrassante

La question des trop-perçus - l’écart entre le rendement autorisé par la Régie de l’énergie et le rendement réel réalisé par Hydro-Québec - est embarrassante pour le gouvernement.

Dans l’opposition, la Coalition avenir Québec (CAQ) avait calculé qu’entre 2008 et 2016, les Québécois avaient payé 1,5 milliard $ de plus que ce qu’ils auraient dû sur leur facture d’électricité. Elle exigeait le remboursement complet des trop-perçus, estimant qu’ils correspondaient à une «taxe déguisée».

Une fois au pouvoir, elle n’en a rien fait. Selon le premier ministre François Legault, les Québécois allaient de toute façon bénéficier de la réduction de la taxe scolaire et de la hausse des crédits d’impôt pour les familles, des mesures qui totalisent ensemble 1,5 milliard $ par année.

Jonatan Julien a déposé le projet de loi 34 «pour essayer de calmer le jeu, gagner du temps pour donner l’illusion à la population qu’à travers le projet de loi, les 1,5 milliard $ de trop-perçus (...) allaient être remboursés aux Québécois, a martelé M. Polo, vendredi. Ce projet de loi-là a été rédigé par Hydro-Québec pour Hydro-Québec.»

Affaires

Walmart met fin à la vente de cigarettes électroniques dans ses magasins

NEW YORK — Le détaillant Walmart a annoncé vendredi qu’il cesserait de vendre des cigarettes électroniques dans ses magasins, incluant ceux de son enseigne Sam’s Clubs, dans la foulée d’une série de maladies mystérieuses et de décès liés au vapotage.

La plus grande chaîne de détaillants des États-Unis, établie à Bentonville, dans l’Arkansas, a annoncé qu’elle mettrait fin à la vente de cigarettes électroniques une fois qu’elle aura écoulé ses stocks actuels.

Cette décision est attribuable à «la complexité croissante des réglementations fédérales, étatiques et locales» au sujet des produits de vapotage, a précisé la société dans un communiqué.

Le président Donald Trump a récemment proposé une interdiction fédérale sur les arômes de cigarettes électroniques et les produits de vapotage.

Le Michigan a interdit cette semaine la vente de composés aromatisants pour cigarettes électroniques. En juin, San Francisco est devenue la première grande ville américaine à interdire complètement la vente de cigarettes électroniques.

Les cigarettes électroniques ne représentent qu’une très petite partie du commerce de nicotine de Walmart, qui comprend également les cigarettes traditionnelles, le tabac sans fumée et la gomme à la nicotine. Mais l’industrie du vapotage fait l’objet d’une surveillance accrue avec la multiplication des cas de maladie et de décès — ainsi qu’une augmentation de l’utilisation de la cigarette électronique chez les mineurs.

Selon les autorités américaines de santé publique, plus de 500 personnes ont été diagnostiquées avec des maladies respiratoires après avoir utilisé des cigarettes électroniques et d’autres dispositifs de vapotage. Un huitième décès a été signalé cette semaine. Mais les autorités n’ont toujours pas identifié la cause exacte de ces problèmes de santé.

En juillet, Walmart a relevé l’âge minimum pour l’achat de produits du tabac, y compris de toutes les cigarettes électroniques, à 21 ans. La société a également déclaré qu’elle était en train d’interrompre la vente de systèmes de distribution électronique de nicotine aromatisée aux fruits et aux desserts.

Affaires

L’ouverture du Club Med de Charlevoix retardée d’un an

Le Club Med de Charlevoix est contraint de retarder son échéancier. L’ouverture, prévue en décembre 2020, sera finalement repoussée à l’année suivante, en décembre 2021.

La difficulté d’obtenir des soumissions respectant l’échéancier du projet a poussé les partenaires dans l’aventure, le Groupe Le Massif et Club Med, à prendre la décision cette semaine. 

«La pénurie de main-d’œuvre, on l’a dans toutes les industries et c’est la même chose dans l’industrie de la construction», a expliqué André Roy, directeur général du Groupe Le Massif. «En plus, pour rendre le problème encore plus gros, le domaine de la construction va très bien, il y a des chantiers partout à Montréal, à Québec et en région, ce qui fait qu’il y a beaucoup de pression sur les entrepreneurs.»

Du retard

Selon les estimations de départ, le projet aurait dû être réalisé dans une proportion de 20 à 25 % en ce moment, alors qu’il ne l’est qu’à 15 %. «Normalement, d’ici l’hiver, on va avoir réussi à fermer l’enveloppe extérieure pour pouvoir se concentrer sur l’intérieur», a soutenu le dg. 

Ce retard aura un impact financier sur le projet, mais André Roy assure que les couts supplémentaires seront absorbés par les partenaires financiers privés, parmi lesquels on retrouve, entre autres, les hommes d’affaires Daniel Gauthier, Guy Laliberté, le Groupe Germain et Pierre Thabet. Les gouvernements provincial et fédéral ont accepté d’allonger 36 millions $ sous forme de prêts remboursables sur un budget total estimé à 120 M$, alors que Club Med avait annoncé un investissement de 14 M$ lors du lancement officiel du projet.

Les autres projets continuent

Le directeur général du Groupe Le Massif a aussi indiqué que ce changement à l’échéancier n’affecte pas le déploiement des autres projets du groupe, notamment l’aménagement des infrastructures pour le vélo de montagne qui va bon train. 

Rappelons que le projet de Club Med au Massif de Petite-Rivière-Saint-François prévoit un hôtel de 302 chambres au pied de la montagne. L’endroit sera ouvert en toutes saisons, en misant sur la randonnée et le vélo l’été, et le ski l’hiver. Les installations de ski seront bonifiées pour répondre à la demande. Les responsables visent un achalandage de 580 000 jours/montagne, toutes activités incluses. 

Affaires

Le cannabis médical pourra pousser à L’Ange-Gardien

Le producteur de cannabis médical BetraLif pourra aller de l’avant avec ses premières cultures au début 2020, à L’Ange-Gardien.

L’entreprise, anciennement connue sous le nom des Productions Joie Verte, a procédé jeudi matin à la première pelletée de terre de la phase 1 de ses installations prévues dans le parc d’affaires de L’Ange-Gardien, sur le chemin Industriel, en compagnie de représentants de la municipalité et des partenaires du projet.

Affaires

Export Outaouais remet ses Prix MercadOr

Export Outaouais a annoncé les lauréats de la sixième édition de la remise des Prix MercadOr de l’Outaouais, qui a eu lieu jeudi soir dans les locaux de la distillerie gatinoise Artist in Residence.

L’entreprise œuvrant dans le milieu technologique, Figbytes, a été primée à deux reprises. Elle s’est vu offrir des prix dans les catégories Diversification des marchés et Leader à l’export.

Affaires

Jeff Bezos promet qu’Amazon remplira ses engagements climatiques avec 10 ans d’avance

WASHINGTON - Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon et l’homme le plus riche du monde, a mis tout le poids du géant de la distribution en ligne dans une campagne pour aider à remplir avec 10 ans d’avance les engagements climatiques de l’accord de Paris.

«Mon engagement est de remplir les objectifs de l’accord de Paris avec 10 ans d’avance et Amazon est le premier sur la liste», qui doit associer d’autres entreprises, a expliqué Jeff Bezos au cours d’une conférence de presse à Washington, en présentant cette nouvelle initiative appelée «The Climate Pledge» (L’engagement climat).

«Nous voulons nous servir de notre influence et de notre taille pour montrer la voie», a souligné M. Bezos, promettant qu’Amazon aurait des émissions de carbone annuelles neutres d’ici 2040.

Amazon, qui a bâti son succès sur un énorme réseau logistique de transport routier pour assurer des livraisons de plus en plus rapides, est un gros producteur de gaz à effet de serre, les principaux coupables du changement climatique.

Les fermes de serveurs d’Amazon, qui a fait de l’informatique dématérialisée une autre source très importante de profits, sont elles aussi extrêmement gourmandes en énergie.

«Si une entreprise avec autant d’infrastructures physiques que la nôtre --qui livre plus de 10 milliards de colis par an-- peut remplir les objectifs de l’accord de Paris 10 ans plus tôt, alors toutes les entreprises peuvent le faire», a affirmé M. Bezos, soulignant que d’autres patrons lui avaient fait part de leur intérêt à se joindre à cette initiative.

«Les grandes entreprises qui signeront ‘The Climate Pledge’ enverront un signal fort au marché pour rappeler qu’il est temps d’investir dans les produits et services dont les signataires auront besoin pour respecter leurs engagements», a-t-il ajouté.

The Climate Pledge exigera de ses signataires une approche scientifique de leurs émissions de gaz à effet de serre, avec des mesures et des déclarations régulières. Les entreprises adhérentes devront aussi mettre en place des stratégies de «décarbonisation» et arriver à neutraliser les émissions résiduelles «avec des compensations supplémentaires, quantifiables, réelles, permanentes et socialement bénéfiques pour atteindre des émissions de carbone annuelles neutres d’ici 2040», précise un communiqué d’Amazon.

Camionnettes électriques

M. Bezos a indiqué que son entreprise allait commander 100.000 camionnettes électriques à l’entreprise américaine Rivian, dont les premières seront opérationnelles dès 2021.

Selon le directeur opérationnel d’Amazon Dave Clark, il s’agit de la plus importante commande de véhicules de livraison électriques jamais faite.

La totalité de la flotte sera déployée en 2030, selon un porte-parole du groupe. M. Bezos avait évoqué précédemment la date de 2024.

Amazon s’est aussi engagé jeudi à atteindre 80% d’énergie renouvelable d’ici 2024 et 100% d’énergie renouvelable d’ici 2030 pour arriver à la neutralité carbone d’ici 2040.

L’entreprise a aussi annoncé un investissement de 100 millions de dollars dans la «restauration et la protection des forêts, des zones humides et des tourbières en partenariat avec The Nature Conservancy», une ONG américaine.

«La science est claire: les forêts, les prairies et les zones humides en bonne santé sont les outils les plus efficaces pour faire face au changement climatique, mais nous devons agir maintenant pour développer les solutions climatiques naturelles», a déclaré Sally Jewel, directrice par intérim de l’ONG, citée dans le communiqué d’Amazon.

L’annonce de M. Bezos intervient à quelques jours d’un sommet spécial de l’ONU sur le climat qui réunira lundi à New York plusieurs chefs d’État et de gouvernement.

Lors de ce sommet organisé par le patron de l’ONU Antonio Guterres, les dirigeants de la planète sont appelés à renforcer leurs engagements pour limiter le réchauffement du globe à 1,5°C ou 2°C, par rapport à la période préindustrielle, au 19e siècle.

Plus d’un millier d’employés de M. Bezos ont annoncé qu’ils allaient débrayer vendredi dans le cadre d’un appel international à manifester pour la lutte contre le changement climatique.

Dans un rapport de 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) avertissait que pour contenir le réchauffement climatique, les émissions de CO2 devaient chuter bien avant 2030 (-45% d’ici 2030) et le monde atteindre une neutralité carbone en 2050.

Affaires

Transcontinental vend la plupart de ses médias spécialisés, dont «Les Affaires»

MONTRÉAL — La sortie quasi complète du secteur des médias de TC Transcontinental, qui vend la majorité de ses publications spécialisées et activités événementielles, dont «Les Affaires», se traduira par une vingtaine de licenciements ainsi qu’une importante réduction de la fréquence de publication du journal économique.

À la suite des deux transactions annoncées jeudi avec Groupe Contex et Newcom Media, dont les montants n’ont pas été dévoilés, l’entreprise ne conservera que le groupe d’édition pédagogique TC Média Livres et le Groupe Constructo.

La plupart des actifs passent dans le giron de Groupe Contex, une entreprise événementielle et médiatique dirigée par Pierre Marcoux -le fils du fondateur de Transcontinental, Rémi Marcoux -, qui met la main sur «Les Affaires», «Les Affaires Plus», Les Événements Les Affaires, le site internet Acquizition.biz., «Benefits Canada», «Avantages», «Canadian Investment Review», «Canadian Institutional Investment Network» et Contech.

«Sous ces marques, on organise 75 conférences, cinq salons commerciaux et nous organisons des dizaines de formations dans le monde des affaires», a expliqué M. Marcoux, au cours d’un entretien téléphonique.

Celui qui a été nommé à la tête de TC Média en janvier 2018 estime que l’aspect événementiel constitue le «fer de lance» de son groupe d’environ 100 employés, qui est «profitable, rentable et qui peut continuer de croître» grâce à cette stratégie.

Les publications imprimées, qui sont confrontées à une érosion des revenus publicitaires, semblent donc plus complémentaires, ce qui fait en sorte que «Les Affaires», qui doit publier 26 numéros cette année, n’en publiera que 14 l’année prochaine. Le journal économique avait été acquis par Rémi Marcoux en 1979.

En ce qui a trait aux abolitions de postes, une quinzaine de personnes rattachées aux publications vendues vont perdre leur gagne-pain. Près de la moitié de ces licenciements découlent de la diminution de la fréquence de publication chez «Les Affaires». Six autres mises à pied concernent des travailleurs affectés, chez Transcontinental, à des services partagés de comptabilité et de marketing, entre autres.

M. Marcoux, qui continuera à siéger au conseil d’administration de Transcontinental même s’il n’est plus à l’emploi de l’entreprise, a expliqué avoir manifesté son intérêt il y a environ un an.

«J’étais le seul (acquéreur), a-t-il expliqué. J’ai offert (à Transcontinental) la pleine valeur pour ces produits. C’est une transaction qui est passée par un comité spécial formé par le conseil d’administration.»

De son côté, Newcom Media obtient les publications «Finance et Investissement», «Investment Executive», «Advisor’s Edge» et «Conseiller», qui comptent 42 employés. Établie à Toronto, l’entreprise est propriétaire de nombreuses publications spécialisées notamment dans le domaine du camionnage, de l’industrie automobile, de l’assurance ainsi que de la santé.

La compagnie avait acquis «Canadian Insurance Top Broker» des mains de Transcontinental. Le président de Newcom, Joe Glionna, a indiqué dans un courriel ne pas être disponible pour des entrevues, puisqu’il devait rencontrer ses nouveaux employés.

En vertu d’ententes pluriannuelles, Transcontinental continuera d’imprimer les publications vendues.

L’éditeur et imprimeur n’a pas voulu préciser les revenus générés par les actifs vendus jeudi. Toutefois, dans le passé, son président et chef de la direction, François Olivier, avait évoqué le chiffre de 100 millions $, ce qui tenait compte de TC Média Livres et Constructo.

Pour Transcontinental, cette transaction s’inscrit dans le délestage de ses activités médiatiques alors que la société mise de plus en plus sur l’emballage souple - un secteur où elle a acquis l’an dernier la firme d’emballage Coveris Americas pour 1,32 milliard $ US.

Néanmoins, l’intérêt de M. Marcoux pour la majorité des actifs fait en sorte qu’il était «naturel» pour Transcontinental de conclure une transaction avec lui, selon une porte-parole de la société, Katherine Chartrand.

«Il était aussi à la tête de ces publications, a-t-elle expliqué. Donc, la vérification diligente a été beaucoup plus simple.»

Grâce à Coveris, plus de la moitié des revenus générés par Transcontinental devraient provenir de son secteur de l’emballage souple au terme de l’exercice 2019. Depuis la création de l’entreprise en 1976, sa pierre angulaire était l’impression commerciale.

Affaires

La Réserve fédérale des États-Unis abaisse de nouveau ses taux d’intérêt

WASHINGTON - La Réserve fédérale des États-Unis a réduit mercredi son principal taux d’intérêt pour une deuxième fois cette année, en promettant d’«agir de façon appropriée» afin de soutenir l’expansion économique.

Le taux directeur de la banque centrale a ainsi été abaissé d’un nouveau quart de point, et se situe désormais entre 1,75 % et 2,00 %. Ce taux a une incidence sur les conditions de plusieurs prêts aux consommateurs et aux entreprises.

L’économie américaine entre dans sa onzième année de croissance, soutenue par un solide marché de l’emploi et une activité de consommation soutenue. Mais la Fed tente de parer aux menaces, incluant les incertitudes attribuables à la guerre commerciale du président Donald Trump contre la Chine, le ralentissement de la croissance mondiale et un ralentissement de l’activité manufacturière aux États-Unis. Dans le communiqué accompagnant sa décision, la Fed a noté que «les investissements fixes des entreprises et les exportations s’étaient affaiblis».

Malgré tout, la décision de la banque centrale risque de déplaire au président Trump, qui a attaqué verbalement la Fed et a insisté pour qu’elle réduise les taux de façon plus dynamique.

La décision de la Fed a été prise au terme d’un vote de 7 contre 3 de ses membres. Deux responsables préféraient le statu quo et un réclamait une réduction plus importante, d’un demi-point. Il s’agit du plus grand nombre de dissidents pour un vote de la Fed en trois ans.

Affaires

Décathlon fait son entrée dans la capitale

L’entreprise française d’équipement de sport Décathlon a dévoilé mercredi son nouveau magasin d’Ottawa.

Il s’agit d’ailleurs d’un premier magasin en sol ontarien pour le géant européen. L’ouverture officielle est prévue pour samedi le 21 septembre.

Le magasin est situé au 1021, boulevard Saint-Laurent, à proximité du centre commercial St-Laurent, et occupera une partie des anciens locaux laissés vacants par le géant Target en 2015.

Le magasin de 5200 mètres carrés comporte notamment des zones tests, un espace nutrition-santé et espace cafés-rencontres. L’entreprise a fait son incursion au Canada l’an dernier avec l’ouverture de deux succursales au Québec, à Brossard et à Boisbriand.

L’enseigne européenne a souligné au printemps dernier qu’elle ne voulait pas seulement ouvrir ses succursales au Québec, l’objectif étant de servir à terme tous les Canadiens.

Affaires

L’inflation fléchit en août au Canada

OTTAWA — L’inflation annuelle du Canada a légèrement fléchi pour s’établir à 1,9 pour cent en août, sous l’effet de la baisse des prix de l’essence.

L’inflation était suffisamment ferme pour rester proche de l’objectif idéal de 2,0 pour cent de la Banque du Canada, et le mois d’août était le sixième mois consécutif où la croissance des prix atteignait au moins 1,9 pour cent.

La stabilité des prix, en soi, n’exerce aucune pression sur la Banque du Canada pour qu’elle ajuste ses taux d’intérêt.

En excluant les prix à la pompe, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 2,4 pour cent par rapport à l’année précédente, a indiqué mercredi Statistique Canada. Les prix du gaz naturel ont baissé de 10,2 pour cent le mois dernier, après une baisse de 6,9 pour cent en juillet.

La baisse des prix de l’hébergement des voyageurs, des services d’accès à internet et des meubles a également amoindri la croissance des prix le mois dernier par rapport à l’année précédente.

D’un mois à l’autre, le prix du porc a diminué de 2,7 pour cent, alors que les produits du porc canadien sont soumis à des restrictions plus sévères sur le marché clé qu’est la Chine. Les consommateurs ont également payé 6,5 pour cent de moins pour les légumes frais - la plus forte baisse en cinq ans -, la hausse temporaire des prix attribuable au mauvais temps dans les régions de culture ayant diminué.

La pression à la hausse sur les prix à la consommation, d’une année à l’autre, était principalement attribuable à l’augmentation des prix des billets d’avion, des intérêts hypothécaires et de l’assurance auto.

Le coût du transport aérien a augmenté de 10,3 pour cent en août. L’augmentation est en grande partie liée à l’impact de l’immobilisation au sol des aéronefs de modèle Boeing 737 Max pendant la saison estivale, a indiqué le rapport.

Les prix du gaz naturel ont augmenté de 5,8 pour cent le mois dernier, après avoir progressé de 3,2 pour cent en juillet.

La moyenne des trois indicateurs canadiens de l’inflation de base, considérée comme de meilleures mesures des pressions sous-jacentes sur les prix puisqu’elles excluent les éléments volatils tels que l’essence, a atteint l’objectif de 2,0 pour cent de la banque centrale. Cette moyenne s’était établie à 2,03 pour cent en juillet.

«En gros, c’est le statu quo pour la Banque du Canada», a estimé Derek Holt, chef des études économiques sur les marchés des capitaux de la Banque Scotia.

«La mesure de base de l’inflation reste rigoureuse et ne dépasse pas les deux pour cent. Et donc, pour une banque centrale qui s’appuie sur les données et qui cible une certaine inflation, cela ne signale aucune pression imminente pour changer la trajectoire de sa politique.»

M. Holt a souligné que le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, ne se trouvait pas face à un environnement de faible inflation - une situation à laquelle ont été confrontées la Réserve fédérale des États-Unis et la Banque centrale européenne.

L’économie canadienne a été vigoureuse, même si les guerres commerciales insufflent une grande incertitude dans une économie mondiale en ralentissement.

De nombreux prévisionnistes s’attendent à ce que la Banque du Canada réduise son taux d’intérêt directeur d’ici la fin de l’année et peut-être dès l’annonce de sa politique du 30 octobre.

Les économistes tablaient en moyenne sur une inflation de 2,0 pour cent pour août, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

«En excluant la volatilité habituelle de certains éléments, l’inflation est carrément ennuyeuse au Canada», a écrit James Marple, économiste principal pour le service d’études économiques de la Banque TD dans un rapport.

«Cela permettra à la Banque du Canada de se pencher sur d’autres données économiques, notamment sur l’équilibre entre une économie intérieure résiliente et des risques externes élevés.»

Affaires

Adopreneurs: des ados avec la bosse des affaires

Quand elle était en cinquième secondaire, Annie Fortin était bien embêtée de formuler un choix de carrière dans un examen. «Finalement, j’avais écrit : “Je veux un ordinateur, des clients, des beaux crayons, du parfum, un char et du beau linge”, raconte-t-elle en riant. Ce que je voulais, au fond, c’était être entrepreneure, mais je ne savais pas que c’était ça.»

Il lui a fallu trois emplois marquants, où elle a gravi rapidement les échelons, et une vingtaine d’années avant qu’un patron avisé ne lui signale qu’elle était faite sur mesure pour l’entrepreneuriat. Et c’est un peu en pensant à la jeune fille qu’elle a été que la présidente et chef de la direction du Groupe Structura a lancé le projet Adopreneurs, une concentration d’études pour les élèves du secondaire, à l’image des sports-études et autres. 

«Des programmes entrepreneuriaux, il y en a beaucoup à partir du cégep. Moi, je veux cibler les perles entrepreneuriales, parce qu’on en a, et les outiller, leur faire vivre c’est quoi. Si je suis capable de leur sauver des chemins difficiles, et leur faciliter la tâche…  Ce sont eux nos dirigeants de demain», rappelle la femme d’affaires. Elle estime qu’il n’est jamais trop tôt pour enseigner les notions de base de l’entrepreneuriat aux jeunes. Certains ont déjà un appétit réel pour le sujet, et surtout, des idées vraiment intéressantes. Elle ne tarit d’ailleurs pas d’éloges à propos de l’ambassadrice du projet, Marie-Philippe Benoît, une jeune étudiante au cégep en gestion commerciale qui cumule déjà de nombreuses distinctions dans le monde des affaires.

De la théorie et du concret

Le projet-pilote a débuté avec la rentrée à l’École secondaire Saint-Jean-Eudes, où un groupe de 27 jeunes de cinquième secondaire apprend les rouages de l’entrepreneuriat avec un enseignant de l’endroit qui a accepté de relever le mandat. Parmi les modules au cursus : qu’est-ce qu’un entrepreneur, l’ADN d’une entreprise, les aspects juridiques, les plans d’affaires, financiers, marketing, etc. Des stages sont aussi prévus, et ils se passeront pour cette année dans les différentes entreprises rassemblées au sein du Groupe Structura, qui se trouvent à couvrir toutes les sphères de la gestion d’une PME. 

Les élèves auront aussi l’occasion de développer un projet entrepreneurial, et trois de ces projets seront choisis à la fin de l’année par un jury de gens du milieu. «Je veux amener ces jeunes à vraiment réaliser leur projet d’affaires. J’ai tout ce qu’il faut dans mon écosystème pour les lancer et les supporter», soutient Annie Fortin.

À terme, elle aimerait qu’un concours du genre de Secondaire en spectacle s’organise à travers la province, mais pour les projets entrepreneuriaux des élèves. Elle aimerait aussi que la concentration commence tranquillement à s’implanter à partir de la troisième secondaire. 

Voilà pour le rêve, mais en attendant, il y a déjà cinq écoles privées qui se sont montrées intéressées à intégrer Adopreneurs à leur cursus. Des partenaires financiers ont aussi levé la main, puisque pour le moment, l’initiative est entièrement financée par le Groupe Structura. Le projet-pilote de cette année servira à monter le dossier pour pouvoir éventuellement intégrer la concentration dans le système public. 

Bref, il y a encore bien du pain sur la planche, mais Annie Fortin nourrit un enthousiasme propre à déplacer des montagnes. «Les jeunes sont vraiment allumés. Ils sont à un autre niveau», lance-t-elle, visiblement impressionnée par l’intérêt des adolescents. 

Affaires

Retour à l’argent liquide pour payer chez Amazon aux États-Unis

WASHINGTON - La dernière innovation d’Amazon dans le monde des paiements aux Etats-Unis s’appelle... l’argent liquide.

Le géant du commerce en ligne a annoncé mercredi que ses clients américains pourront désormais utiliser leurs billets verts pour payer leurs achats, à l’aide d’un code unique qu’ils devront présenter dans une agence Western Union.

Ce système, baptisé «Amazon PayCode», existe déjà dans 19 autres pays. Il a été lancé en début d’année dans des pays où la monnaie locale ne pouvait pas être utilisée sur le site en ligne (Chili, Colombie, Indonésie, Kenya, Thaïlande, Taiwan...).

«Nous innovons constamment pour améliorer les conditions dans lesquelles nos clients font du shopping et nous sommes fiers d’étendre le «PayCode» à nos clients aux Etats-Unis», a déclaré Ben Volk, directeur des paiements chez Amazon.

Le communiqué cite la Réserve fédérale de San Francisco, qui a montré que 77% des paiements aux Etats-Unis ont été réalisés en personne en 2018. L’argent liquide a représenté 39% du volume total.

Les consommateurs américains pourront payer dans une des 15 000 branches de Western Union, une entreprise spécialisée dans les transferts d’argent à l’international, sans frais supplémentaires.

«Nos clients nous ont dit qu’ils adorent le côté pratique de payer en liquide. Avec Western Union, nous allons ainsi leur proposer plus de choix, afin qu’ils payent pour leurs achats en ligne de la façon la plus pratique pour eux», a ajouté Ben Volk.

Cette option va s’intégrer au système «Amazon Cash», qui permet déjà de faire ajouter du crédit sur un compte en ligne en payant en liquide chez certains partenaires comme les pharmacies CVS ou les magasins 7-Eleven.

L’argent liquide s’est progressivement effacé du quotidien de nombreux consommateurs, entre les cartes de paiements et la panoplie de services financiers en ligne et sur mobile, mais certaines associations luttent contre cette tendance car les personnes qui n’ont pas de compte en banque peuvent se retrouver d’autant plus isolées.

Cette évolution présente aussi des risques pour la protection de la vie privée, alors que certaines technologies de paiements reposent désormais sur une identification biométrique (empreinte digitale ou reconnaissance faciale).

Affaires

1200 mises pied à l’usine de GM à Oshawa

OSHAWA — Environ 1200 employés de General Motors à l’usine d’assemblage du constructeur à Oshawa, en Ontario, ont été temporairement mis à pied en raison de la grève qui se poursuit aux États-Unis, et d’autres suppressions d’emplois sont attendues prochainement.

Les employés, qui travaillent sur la ligne de camions d’Oshawa, recevront toujours leur plein salaire, alors que la grève de plus de 49 000 travailleurs de GM aux États-Unis se poursuit.

Affaires

Tim Hortons: fini les burgers sans viande au Canada [VIDÉO]

TORONTO — Tim Hortons retirera ses produits de «viande» de protéines végétales dans des milliers de ses restaurants canadiens, à peine trois mois après les avoir ajoutés à son menu.

La société mère de la chaîne de cafés, Restaurant Brands International (RBI), a indiqué qu’elle retirait des menus de tous ses restaurants les hamburgers garnis de boulettes du producteur de protéines végétales Beyond Meat. Pour leur part, les sandwichs de petit-déjeuner avec saucisses végétales ne seront désormais offerts qu’en Colombie-Britannique et en Ontario, en raison de la «réaction positive» des clients de ces provinces.

Cette décision n’est pas surprenante compte tenu de la spécialisation première de Tim Hortons, soit la vente de café et de beignes, mais c’est un revers pour le producteur californien Beyond Meat, a souligné Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politique alimentaire à l’Université Dalhousie, à Halifax.

«Une mauvaise nouvelle»

«Je vois cela comme une mauvaise nouvelle pour Beyond Meat, absolument, car cela pourrait nuire à la marque au Canada. Tim Hortons n’est pas un petit joueur», a-t-il noté lors d’une entrevue.

La décision de Tim Hortons, qui semble s’appuyer sur les volumes de ventes, pourrait indiquer que Beyond Meat atteint un niveau de saturation sur le marché canadien, après avoir été adopté par les restaurants A&W et largement offert dans les supermarchés, a-t-il indiqué.

«Nous sommes toujours à l’écoute de nos clients et testons une grande variété de produits à travers le pays», a affirmé dans un courriel la porte-parole de la chaîne, Jane Almeida.

«Comme pour toute offre d’une durée limitée, nous pourrions explorer la possibilité de proposer de nouveau le produit dans d’autres provinces à une date ultérieure, en fonction des commentaires des clients.»

Tim Hortons a annoncé en mai qu’elle testerait ses trois sandwichs Beyond Meat pour le petit-déjeuner dans certains restaurants.

En juin, la société a annoncé que ces produits seraient déployés dans les quelque 4000 restaurants Tim Hortons du pays, avant d’ajouter en juillet qu’elle proposerait également des hamburgers garnis de boulettes Beyond Meat.

La société n’avait alors fait aucune mention du fait que ces nouveaux produits étaient offerts pour une durée limitée.

Cependant, lors de la conférence téléphonique sur les résultats financiers du deuxième trimestre, le mois dernier, le chef de la direction de RBI, Jose Cil, avait laissé entendre que ces produits n’étaient peut-être pas un ajout permanent au menu de la chaîne.

«Nous avons examiné le hamburger Beyond Meat ainsi qu’une sorte d’offre à durée limitée pour voir la réaction (des clients), et nous sommes encouragés par certains de leurs comportements», a-t-il affirmé, selon la transcription de la téléconférence publiée par la société de données financières Refinitiv.

«Mais en fin de compte, nous sommes vraiment une entreprise de café et de pâtisseries avec une très bonne offre de sandwichs avec des soupes et d’autres produits qui vont de soi pour nos restaurants, et nous allons continuer à travailler là-dessus.»

Selon Mme Almeida, le Beyond Burger continuera à être offert pour une durée limitée partout au pays, sans donner davantage de précisions. Les sandwichs de petit-déjeuner seront offerts jusqu’à épuisement des stocks hors de la Colombie-Britannique et de l’Ontario.

Affaires

Couche-Tard veut être un incontournable dans le marché du cannabis

LAVAL - Alimentation Couche-Tard veut être l’un des «acteurs incontournables» dans le marché nord-américain du cannabis et compte se servir du Canada, où la consommation de cette substance à des fins récréatives est légale, pour atteindre cet objectif.

Mais l’expertise qui sera développée par l’exploitant de dépanneurs et de stations-service échappera au Québec en raison de la mainmise de l’État sur la vente de la marijuana, a déploré le fondateur et président exécutif du conseil d’administration de Couche-Tard, Alain Bouchard, mercredi, au cours d’une entrevue, en marge de l’assemblée annuelle des actionnaires qui se déroulait à Laval.

Incapable de percer le marché québécois, la multinationale a plutôt décidé de se tourner vers Fire & Flower, en investissant dans ce détaillant albertain, ce qui pourrait lui permettre d’acquérir à terme une participation majoritaire dans cette société.

Cela s’ajoute à son partenariat déjà en vigueur avec le géant canadien du cannabis Canopy Growth entourant l’exploitation de boutiques privées.

Même si le marché du cannabis récréatif en est encore à ses balbutiements, Couche-Tard désire faire ses classes afin de mettre sur pied une stratégie prête à être déployée ailleurs, où la réglementation le permet, a expliqué M. Bouchard, aux côtés du président et chef de la direction du détaillant, Brian Hannasch, et du chef de la direction financière, Claude Tessier.

L’entreprise a bien entendu les yeux tournés vers les États-Unis, où certains États ont assoupli les règles à l’égard de la marijuana, mais elle doit prendre le temps de bien connaître les règles du jeu, a expliqué M. Hannasch, qui croit que Couche-Tard est bien outillée en matière de vente de produits soumis à un âge minimal.

Couche-Tard a déjà commencé à vendre des produits au cannabidiol (CBD) - un des composés également présents dans le cannabis - dans certains de ses établissements aux États-Unis et en Irlande.

Entreprise dans cette dépêche: (TSX:ATD.B)

Gatineau

Grands travaux: des élus ouverts à analyser un programme de compensation pour les commerçants

Des élus de la Ville de Gatineau ouvrent la porte à s’inspirer de la Ville de Québec qui vient de mettre en place un programme de compensation financière pour les commerces affectés par les grands travaux d’infrastructures.

Le débat entourant la question de dédommager ou non les entreprises qui voient leurs revenus fondre comme neige au soleil lorsque la Ville entreprend des travaux d’envergure à proximité refait régulièrement surface à Gatineau, mais jamais la municipalité n’a accepté de dédommager les commerçants touchés. Les raisons offertes par la Ville sont que les commerçants seront les premiers à profiter des améliorations une fois qu’elles seront terminées et qu’un programme de compensation aurait comme effet de faire gonfler la facture des travaux pour les contribuables. 

La Ville de Québec a cependant accepté de faire un pas en avant dans ce dossier et de rejoindre les villes de Montréal et Lévis, lundi, en annonçant un programme de compensation qui touchera les commerces de détail. Pour être admissibles, ils devront être touchés par des travaux d’une durée minimale variant de quatre à six mois. La Ville acceptera, avec preuves à l’appui, de verser des compensations pouvant aller jusqu’à 30 000 $ par année. La mesure permettra aussi de dédommager les gens d’affaires lors des travaux d’aménagement du futur réseau de tramway. La Ville de Québec s’attend à devoir débourser jusqu’à 5 millions $ par année en compensations pour ce projet majeur de transport. 

L’ex-propriétaire du bistro l’Alambic, sur le boulevard Saint-Joseph, David Gomes, mentionne qu’un tel programme aurait été bienvenu au cours des derniers mois, alors que la Ville de Gatineau réalisait d’importants travaux d’infrastructures sur le boulevard Saint-Joseph. Ce dernier a été contraint de fermer son restaurant en raison des pertes de revenus trop importantes occasionnées par les travaux. 

« La Ville doit absolument réfléchir à quelque chose comme ça, dit-il. Il faut avoir les poches profondes pour survivre à plusieurs mois de travaux devant son commerce. Gatineau a toujours fermé la porte à un programme de compensation, mais là, en voyant Québec agir, peut-être que les avis vont changer et que la Ville va s’apercevoir qu’elle a fermé la porte trop vite à ça. »

Tessier ouvre la porte

Après avoir rejeté du revers de la main l’éventualité d’un tel programme de compensation dans le cadre du chantier du boulevard Saint-Joseph, le président du comité exécutif de la Ville de Gatineau, Cédric Tessier, aborde maintenant la question avec moins de fermeté. 

Il précise qu’aucun commerce de Gatineau ne répondrait aux critères du programme de Québec parce qu’il n’y a pas eu de travaux qui se sont étendus sur quatre à six mois à Gatineau dernièrement. 

« Si un jour on devait avoir des travaux d’une longue durée sur une rue commerciale, je serais à l’aise qu’on regarde un éventuel programme de compensation, mais pour l’instant, on est dans la spéculation, dit-il. Si le problème se pose un jour, on pourrait analyser une telle possibilité. »

La conseillère Louise Boudrias est d’avis qu’un tel programme serait « super intéressant à analyser et à adapter en fonction des besoins et de la réalité gatinois ». Elle lance d’ailleurs un appel à la Chambre de commerce de Gatineau (CCG) et à la commission du développement économique qui pourraient, selon elle, agir comme des partenaires pour pondre une proposition de programme.

Le président de la commission de développement économique de la Ville de Gatineau, Jean-François LeBlanc, est d’avis que le programme de Québec mérite d’être analysé. « Une bonne idée, ça se partage et ça peut se copier, dit-il. Je ne suis pas contre une bonne idée. Celle-là mériterait qu’on en fasse l’analyse. »

Petite-Nation

Une autre récompense pour la Fromagerie de Montebello

Pour une deuxième année consécutive, la Fromagerie de Montebello a conquis le jury du concours de fromages du Québec.

L’Adoray, ce produit à pâte molle de la Fromagerie de Montebello, a décroché la palme lors de la 21e Sélection Caseus, dans la catégorie Fromage au lait de vache, le 10 septembre dernier, à Québec. 

Plus d’une centaine de fromages étaient en lice dans le cadre de cette compétition panquébécoise regroupant 27 catégories. L’entreprise basée dans la Petite-Nation avait remporté le même honneur en 2018, avec le même produit. 

En 2017, la Fromagerie de Montebello avait également décroché les grands honneurs au Gala de l’Événement Marketing organisé par le Conseil de la transformation alimentaire du Québec, encore une fois grâce à son produit l’Adoray, 

« Cette reconnaissance de l’industrie nous confirme encore une fois que le fromage Adoray est un produit d’exception du Québec. La sangle de bois d’épicéa qui lui sert de support lui confère un goût riche des plus original, marqué par des notes de boisé et de thym, mais surtout, une texture coulante et crémeuse unique au Québec, et possiblement en Amérique-du-Nord », a déclaré Alain Boyer, fromager et président de la Fromagerie Montebello, par voie de communiqué, à propos de ce Caseus 2019.

Politique

Déficit budgétaire de 14 milliards $ à Ottawa pour 2018-19 [VIDÉO]

OTTAWA - Le gouvernement fédéral a dévoilé mardi avoir cumulé un déficit budgétaire de 14 milliards $ pour son exercice 2018-19. Il s’agit d’un troisième manque à gagner de plus de 10 milliards $ en autant d’années.

Le déficit de l’exercice financier clos le 31 mars était inférieur de 900 millions $ à la prévision faite par le gouvernement dans son budget fédéral du printemps.

Les revenus de l’exercice 2018-19 ont progressé de 21 milliards $, soit 6,7 pour cent, par rapport à l’exercice précédent, indique le rapport.

Le ratio des recettes publiques, soit les revenus totaux exprimés en pourcentage du produit intérieur brut, a grimpé à 15 pour cent l’an dernier pour atteindre son plus haut niveau depuis avant la crise financière de 2007-08. La croissance de ce ratio, qui était de 14,5 pour cent en 2017-2018, était principalement attribuable à la croissance des rentrées d’impôt sur le revenu des particuliers et des sociétés et des autres taxes et droits, précise le rapport.

Les gains des revenus ont été partiellement contrebalancés par une augmentation de 14,6 milliards $, soit 4,7 pour cent, des dépenses des programmes et par une progression de 1,4 milliard $, ou 6,3 pour cent, des frais de la dette publique.

Le déficit de 2018-19 fait suite à deux déficits consécutifs de 19 milliards $, et le rapport financier d’Ottawa n’a pas montré de surplus depuis 2006-07.

Dans l’ensemble, la dette fédérale a atteint 685,5 milliards $ à la fin de 2018-19. Le rapport de la dette au PIB - une mesure du poids de la dette publique - a été ramené à 30,9 pour cent, contre 31,3 pour cent en 2017-18, indique le rapport.

Au cours des trois exercices financiers complets écoulés depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux, le gouvernement fédéral a enregistré des manques à gagner totalisant 52 milliards $, même si la croissance économique a été solide.

À quand le retour à l’équilibre?

Les libéraux ont remporté les élections de 2015 avec une plateforme promettant notamment des déficits annuels ne dépassant pas 10 milliards $ et un retour à l’équilibre d’ici 2019.

Après leur arrivée au pouvoir, les libéraux ont renoncé à cette promesse et ont soutenu que des investissements encore plus importants étaient nécessaires pour améliorer la croissance économique à long terme du Canada. Le gouvernement s’est plutôt concentré sur la réduction du ratio de la dette au PIB chaque année.

Les conservateurs reprochent depuis longtemps aux libéraux de ne pas respecter leurs engagements de 2015 en matière de déficit et de ne pas avoir d’échéancier pour rétablir l’équilibre budgétaire. Ils ont accusé en outre les libéraux d’emprunter sur le dos des générations futures.

Dans la cadre de la campagne électorale, les libéraux de Justin Trudeau ont présenté des projections prévoyant cinq années supplémentaires de déficits d’au moins 10 milliards $.

Le chef conservateur Andrew Scheer promet quant à lui de sortir le Canada du rouge d’ici environ cinq ans.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) de Jagmeet Singh, qui avait promis des budgets équilibrés lors de chacune des dernières campagnes électorales, n’a plus d’échéancier pour un retour à l’équilibre. Au lieu de cela, il se concentre sur la réduction du ratio de la dette au PIB chaque année.

La chef des verts, Elizabeth May, s’est engagée à rétablir l’équilibre budgétaire du Canada dans cinq ans.

Seul le nouveau Parti populaire du Canada de Maxime Bernier promet une voie rapide vers des budgets équilibrés, estimant être en mesure de le faire d’ici deux ans.

Affaires

Fiscalité: Apple met en cause le «bon sens» de l’Union européenne

LUXEMBOURG - Apple a dénoncé mardi devant la justice européenne la décision de Bruxelles lui demandant de rembourser à l’Irlande 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux, estimant qu’elle défiait «la réalité et le bon sens».

«Apple a-t-il conçu et développé l’iPhone en Irlande ? L’iPad ou l’iPod ? Non. La réponse est écrite sur chaque produit Apple: ‘‘Conçu par Apple en Californie’’», a fait valoir Daniel Beard, le représentant du géant américain,  devant les juges européens.

Par conséquent, c’est aux États-Unis, là où le groupe investit en recherche et développement et crée de la richesse, qu’il doit être taxé, selon les règles fiscales internationales. Pas là où il fait ses ventes et donc pas dans l’UE, quoi qu’en dise Bruxelles.

«La décision de la Commission doit être annulée», a-t-il insisté. La démonstration d’Apple n’est «pas pertinente», a rétorqué Richard Lyal, le représentant de l’exécutif européen, récusant toute «incohérence» dans l’enquête de la Commission.

De nombreux journalistes assistent à l’audience devant le Tribunal de l’Union européenne à Luxembourg, qui s’est ouverte mardi et doit se poursuivre mercredi.

L’affaire est aussi âpre entre les parties que complexe pour les juges européens, qui mettront plusieurs mois à rendre leur arrêt, susceptible d’appel.

La décision contre Apple avait fait grand bruit le 30 août 2016, quand la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, avait présenté ses conclusions.

«Foutaise»

Le patron de la firme de Cupertino, Tim Cook, avait immédiatement qualifié l’affaire de «foutaise politique».

Selon l’enquête de la Commission, Apple a rapatrié en Irlande entre 2003 et 2014 l’ensemble des revenus engrangés en Europe (ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde), car l’entreprise y bénéficiait d’un traitement fiscal favorable.

Le groupe a ainsi échappé à la quasi-totalité des impôts dont il aurait dû s’acquitter sur cette période, soit environ 13 milliards d’euros (14,3 milliards de dollars américains). Un avantage qui constitue pour Bruxelles une «aide d’État» illégale.

Ces revenus étaient placés dans un «siège» hors d’Irlande, mais qui n’existait, selon la Commission, que sur le papier.

Rien d’illégal en vertu de la loi irlandaise. Mais ces milliards de bénéfices non taxés par Dublin n’étant pas rapatriés par Apple aux États-Unis, ils ont totalement échappé à l’impôt pendant plusieurs années.

«Apple paie ses impôts et comprend l’importance de le faire. Nous pensons qu’Apple est le plus gros contribuable au monde», a déclaré Daniel Beard, affirmant que l’entreprise avait payé 26% de taxes dans le monde entier entre 2003 et 2014.

Le groupe a aussi souligné que depuis la réforme fiscale mise en place fin 2017 par Donald Trump, il avait rapatrié aux États-Unis les bénéfices accumulés pendant des années à l’étranger, sur lesquels il s’est engagé à payer des impôts.

Fonds bloqués

L’entreprise bénéficie certes d’un taux d’imposition inférieur aux 35% jusque-là en vigueur outre-Atlantique. Mais elle a néanmoins promis de s’acquitter d’une ardoise fiscale de 37 milliards de dollars, qui s’ajoutent aux impôts déjà payés aux États-Unis.

Apple «paie aujourd’hui environ 20 milliards d’euros d’impôts aux États-Unis sur les mêmes bénéfices que ceux qui, selon la Commission, auraient également dû être imposés en Irlande», a souligné Daniel Beard.

L’entreprise explique même avoir mis de côté chaque année une provision dans ses comptes, consciente qu’elle devrait un jour régler la note.

Les représentants de l’Irlande - qui soutient Apple et a elle aussi fait appel - ont estimé mardi que la Commission se trompait «fondamentalement» et avait «ignoré la loi irlandaise». La firme créée par Steve Jobs emploie environ 6.000 personnes dans le pays.

Cette audience se déroule dans un contexte commercial tendu entre l’UE et les États-Unis de Donald Trump, qui reproche aux Européens de s’en prendre aux géants technologiques américains.

La commissaire à la Concurrence est accusée par Trump de détester les États-Unis qui en veut pour preuve les enquêtes et les lourdes amendes infligées à certains groupes américains, comme Google.

Les premières indications sur le traitement qui pourrait être réservé à Apple sont attendues le 24 septembre: le Tribunal se prononcera, dans deux affaires similaires sur Starbucks et Fiat Chrysler.

En attendant, Apple a bloqué sur un compte les fonds réclamés: 14,3 milliards d’euros (15,8 milliards de dollars), avec les intérêts.

Affaires

Les constructeurs canadiens surveillent la grève chez GM aux États-Unis

TORONTO — Les constructeurs automobiles canadiens affirment surveiller de près le conflit de travail chez General Motors aux États-Unis, alors que les travailleurs participaient mardi à une deuxième journée de grève.

Aux États-Unis, plus de 49 000 travailleurs syndiqués ont débrayé lundi, alors que leurs négociations achoppent sur diverses raisons, notamment les salaires, les soins de santé et la sécurité d'emploi. Il s'agit de la première grève chez le constructeur américain en plus de 10 ans.

Affaires

Shopify ouvre sa plateforme aux vendeurs de cannabidiol aux États-Unis

NEW YORK — Shopify a indiqué mardi avoir doté sa plateforme de commerce électronique et de vente au détail de nouvelles fonctionnalités pour aider les marchands américains à vendre du chanvre et des produits à base de cannabidiol dérivés du chanvre là où la loi le permet.

L'annonce fait suite à l'adoption de la législation fédérale américaine de l'année dernière, qui retirait le chanvre de la Loi sur les substances contrôlées. Celle-ci couvre toujours les produits à base de cannabis.

Techno

Facebook veut empêcher les publicités de modifier des titres de presse

SAN FRANCISCO — Facebook veut empêcher les annonceurs de modifier les titres d'articles de presse en fonction du message publicitaire qu'ils cherchent à véhiculer, a indiqué lundi le réseau social, souvent critiqué pour son manque de réaction lors de scandales de manipulation de l'opinion.

Le géant californien a confirmé prendre des mesures après qu'un titre d'article de la BBC ait été changé dans une publicité politique, de façon à faire croire que le gouvernement britannique était plus généreux dans ses dépenses pour l'éducation qu'en réalité.

Affaires

Le prix du pétrole s’enflamme après l’attaque en Arabie saoudite

Les prix mondiaux du carburant ont bondi de plus de 14 pour cent, lundi, au retour d’un week-end marqué par une attaque contre d’importantes installations pétrolières en Arabie saoudite, entraînant la plus grave rupture d’approvisionnement jamais enregistrée.

Il s’agit d’une hausse de prix similaire à celle observée lors de la guerre du Golfe, en 1991, et les analystes s’attendent à ce qu’une intensification des tensions au Moyen-Orient maintienne la valeur élevée dans un avenir prévisible. L’ampleur des conséquences économiques mondiales va dépendre de la durée de la rupture d’approvisionnement en Arabie saoudite.

Le pétrole brut américain a fait un bond de plus de huit dollars pour clôturer la journée à 62,90 $ US le baril et le Brent a gagné près de neuf dollars le baril pour atteindre 69,02 $ US.

L’attaque contre la plus grande usine de traitement du pétrole en Arabie saoudite a réduit ses exportations quotidiennes de plus de la moitié, coupant de cinq pour cent la production mondiale de pétrole brut.

Cet incident survient à la suite d’une série d’autres attaques observées dans le golfe Persique, qui menacent l’approvisionnement mondial en carburant et attisent les tensions dans la région. L’impact du plus récent épisode pourrait toutefois s’avérer plus grave puisqu’il met à risque l’offre destinée au marché asiatique assoiffé de pétrole.

L’Arabie saoudite fournit 20 pour cent des importations de pétrole brut en Chine, 37 pour cent de celles du Japon et près du tiers de celles de la Corée du Sud.

Impact mondial

La flambée des prix du pétrole arrive à un moment risqué pour l’économie américaine. Les entreprises ont déjà réduit leurs dépenses d’investissement en raison de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine qui a accru les coûts et le niveau d’incertitude. Le ralentissement de l’économie mondiale a aussi provoqué une baisse des exportations américaines.

Néanmoins, la plupart des économistes prévoient que l’impact direct sur les États-Unis et les autres grandes économies mondiales devrait demeurer assez faible.

Les producteurs de pétrole aux États-Unis pourraient aussi tirer profit de la hausse des prix.

Pour les compagnies aériennes toutefois, le ciel est plus sombre puisque la valeur de leurs actions a chuté en réaction à la hausse du coût du carburant. Une importante dépense pour les transporteurs.

Affaires

Joute autour du pétrole entre Trudeau et Scheer

Le premier ministre Justin Trudeau et Andrew Scheer se sont affrontés à distance lundi sur la question de l’énergie, sur fond de crise du pétrole en Arabie saoudite.

«Nous sommes évidemment très préoccupés par les événements qui se produisent au Moyen-Orient, c’est pourquoi nous surveillons attentivement ce qui va arriver au prix du carburant au Canada», a déclaré M. Trudeau lors d’une conférence de presse, interrogé sur la flambée des cours du pétrole suite à l’attaque visant des pôles majeurs de production en Arabie saoudite.

Affaires

Les affaires express: SNC et Purolator

Un contrat de 52 millions $ pour SNC aux Émirats arabes unis

SNC-Lavalin a annoncé lundi avoir obtenu un contrat d’environ 52 millions $ auprès de la coentreprise Al Yasat Petroleum formée du groupe Abu Dhabi National Oil Company et de China National Petroleum Corporation pour lui fournir des services d’ingénierie générale, de gestion de projet et de services de soutien technique. L’entente de trois ans, qui pourrait être prolongée de deux ans. SNC-Lavalin collaborera au modèle d’exploitation à croissance intelligente d’Al Yasat. Le projet Al Yasat s’intéresse à l’exploration et au développement de nouveaux projets sur terre et en mer.  

***

Affaires

L’Union européenne exhorte les États-Unis à «conclure un accord» dans le différend Airbus-Boeing

BRUXELLES — L’Union européenne a exhorté lundi les États-Unis à accepter un accord pour mettre fin à 15 ans de conflit commercial entre Airbus et Boeing, redoutant l’imposition par Washington de nouveaux tarifs douaniers dans le cadre de cette bataille.

«Il y a déjà suffisamment de droits de douane dans le monde, alors s’imposer des droits de douane les uns aux autres, ce que l’OMC nous autorise à faire à proprement parler, ne serait pas une bonne solution», a déclaré Cecilia Malmström, commissaire européenne au Commerce.

«Nous avons proposé aux États-Unis d’essayer de conclure un accord afin de trouver ensemble une solution négociée et de voir ce que nous pouvons faire pour nous discipliner (en matière de subventions) lorsqu’il s’agit d’avions», a-t-elle déclaré aux journalistes.

La bataille juridique entre Airbus et Boeing devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a débuté il y a 15 ans, lorsque Washington a déclaré mort un accord américano-européen de 1992 régissant les subventions dans le secteur aéronautique.

Les États-Unis ont tiré les premiers en 2004, accusant le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Espagne d’accorder des subventions illégales pour soutenir la production d’une série de produits Airbus.

Un an plus tard, l’UE affirmait que Boeing avait reçu 19,1 milliards de dollars de subventions interdites entre 1989 et 2006 de la part de diverses branches du gouvernement américain.

Les deux affaires se sont ensuite emmêlées dans un bourbier juridique, chaque partie ayant partiellement obtenu gain de cause après une longue série d’appels et de contre-appels.

En vertu des règles de l’OMC, l’UE et les États-Unis ont chacun le droit de sanctionner l’autre. Selon Mme Malmström, Washington pourrait imposer des droits de douane la semaine du 13 octobre.

L’UE ne devrait avoir la possibilité d’imposer des droits similaires aux États-Unis que dans environ six mois.

Washington a exigé le droit de percevoir des droits de douane d’une valeur de 11,2 milliards de dollars, tandis que Bruxelles réclame 12 milliards de dollars à titre de sanction.

Le conflit Airbus-Boeing n’est que l’un des nombreux problèmes alimentant les tensions transatlantiques, qui ont rapidement dégénéré depuis que le président américain Donald Trump a pris ses fonctions en 2017.

Affaires

737 MAX: un panel critique les relations étroites entre Boeing et la FAA

NEW YORK — Manque de transparence et de partage des informations : des autorités mondiales de l'aviation civile devraient infliger un camouflet au régulateur aérien américain (FAA) dont elles fustigent l'homologation du Boeing 737 MAX, a déclaré lundi à l'AFP une source proche du dossier.

Elles sont regroupées au sein d'un panel, baptisé JATR, mis en place en avril par l'agence fédérale de l'aviation (FAA) face aux critiques sur ses liens étroits avec Boeing.