Depuis qu’il a repris les commandes de Québecor en 2017, Pierre Karl Péladeau n’est toujours pas le dirigeant le mieux rémunéré du conglomérat, et ce, en dépit d’un bond de 11 % de sa paye totale l’an dernier.

Pierre Karl Péladeau n’a pas été le mieux payé chez Québecor l’an dernier

Depuis qu’il a repris les commandes de Québecor en 2017, Pierre Karl Péladeau n’est toujours pas le dirigeant le mieux rémunéré du conglomérat, et ce, en dépit d’un bond de 11 % de sa paye totale l’an dernier.

Le président et chef de la direction de l’entreprise a vu son salaire global s’établir à 2,57 millions $ l’an dernier, soit un salaire de base de 1,3 million $, une prime annuelle de 1,23 million $ et un régime de retraite dont la valeur est estimée à 43 200 $.

C’est Manon Brouillette, qui a dirigé Vidéotron jusqu’au 31 décembre, qui a été la mieux rémunérée en 2018, grâce à une paye totale, qui comptabilise le salaire de base, des primes et autres avantages, de 2,93 millions $. Celle-ci est par ailleurs candidate à l’élection au conseil d’administration de la société.

Les informations figurent dans la circulaire de sollicitation envoyée aux actionnaires du conglomérat en vue de l’assemblée annuelle prévue le 9 mai, au siège social de la société, au centre-ville de Montréal.

Contrairement aux autres membres de la haute direction, M. Péladeau n’a pas reçu d’options sur des actions et l’homme d’affaires ne bénéficie pas d’un plan incitatif de rémunération à long terme.

«La position d’actionnaire de contrôle de notre président et chef de la direction lui assure un fort alignement avec l’intérêt des autres actionnaires de la société», souligne le président du conseil d’administration, Brian Mulroney, dans son message aux actionnaires concernant l’analyse de la rémunération de la haute direction.

La valeur du bloc d’actions de M. Péladeau, qui lui permet de contrôler 73,56 % des droits de vote, oscille aux alentours de 2,3 milliards $, en vertu du cours actuel du titre de Québecor, qui se négocie à environ 32,50 $ à la Bourse de Toronto.

En ce qui a trait aux cinq principaux dirigeants de la société de télécommunications, leurs émoluments ont totalisé 9,83 millions $ l’an dernier, ce qui marque un recul par rapport à 13,7 millions $ en 2017.

Cette variation s’explique par une révision de la politique de rémunération au sein de l’entreprise, où les options sur les actions ont été privilégiées par rapport à la rémunération en actions ainsi qu’au plan incitatif à long terme.

Si M. Péladeau n’a pas été concerné par ces changements, ce nouveau mécanisme a eu une influence à la baisse, en 2018, sur le salaire total du chef de la direction financière Jean-François Pruneau, également président de Vidéotron, de la présidente et chef de la direction de Groupe TVA, France Lauzière, et du vice-président principal et chef des affaires juridiques Marc Tremblay.

«Le comité des ressources humaines et de régie d’entreprise est d’avis que notre nouvelle approche d’intéressement à long terme assure une corrélation étroite entre les intérêts des actionnaires et ceux des autres membres de la haute direction visés», souligne-t-on dans le message de M. Mulroney.

En 2018, Québecor avait engrangé un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 401,5 millions $, ou 1,68 $ par action, comparativement à 390,5 millions $, ou 1,61 $ par action, l’année précédente. Le chiffre d’affaires s’est apprécié de 1,4 %, à 4,18 milliards $.