Les membres de l'AFPC ont manifesté au centre-ville d'Ottawa, jeudi matin.

Phénix: Trois ans plus tard, l'AFPC réclame des progrès

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) organisait une autre manifestation pour dénoncer les problèmes du système de paye Phénix jeudi matin, au centre-ville d’Ottawa.

Des membres du syndicat se sont réunis pour réclamer des progrès dans ce dossier, notamment à ce que le gouvernement offre une indemnisation financière aux travailleurs touchés par les ennuis de Phénix. L’AFPC demande également trouve des solutions pour éliminer les nouveaux problèmes avec la paye des fonctionnaires.

«C’est un stress immense chaque jour de paye», indique la vice-présidente exécutive nationale de l’AFPC, Magali Picard.

Rappelons que depuis trois ans, des fonctionnaires subissent des problèmes divers avec leur paye. Quand ils ne sont pas carrément privés de celle-ci, le montant versé dans leur compte bancaire est soit trop petit, soit trop grand.

Mme Picard estime que le gouvernement ajoute l’insulte à l’injure avec les plus récentes offres salariales dans le cadre de négociations collectives. Selon la vice-présidente de l’AFPC, la proposition était d’un contrat de 4 ans avec des hausses salariales annuelles de 0,75%.

En raison des ennuis avec Phénix, les augmentations des ans 1 et 2 de seraient reportées à la troisième année, sans rétroaction.

«Dans le fond, le salaire est gelé les deux premières années, résume Magali Picard. Dans ce cas-ci, ils ne peuvent pas dire que c’est la faute du gouvernement précédent. C’est eux qui ont mis cette offre sur la table.»

La vice-présidente exécutive nationale de l’AFPC affirme qu’elle ne s’attend pas nécessairement à «d’énormes cadeaux» dans le cadre des négociations en cours, à cause des ratés de Phénix. Le syndicat aimerait toutefois que la partie patronale fasse preuve d’un peu plus de clémence dans les circonstances et offre des augmentations qui s’harmonisent au moins avec la hausse du coût de la vie.

Mme Picard ajoute que les membres de l’AFPC sont mobilisés et sont prêts à participer à la lutte pour régler l’enjeu du système de paye. Malgré une température sous les -15 degrés Celsius, ils étaient des dizaines au centre-ville de la capitale fédérale à 7h30, jeudi matin, pour signifier leur mécontentement.

La mobilisation s’est arrêtée à quatre endroits, soit devant les bureaux de Revenu Canada, du Solliciteur général du Canada, de Douanes et Accises, ainsi que devant le bureau du premier ministre, Justin Trudeau, de l’édifice Langevin.