Les quelque 200 agents correctionnels provenant des 49 institutions carcérales fédérales du Canada ont adopté à forte majorité l’entente à Calgary.

Phénix: Les agents correctionnels acceptent l’offre d’Ottawa

CALGARY — Les délégués du Syndicat des agents correctionnels du Canada affilié à la CSN ont voté en faveur de l’entente de principe survenue avec le Conseil du Trésor visant à dédommager les travailleurs de la fonction publique, dont les agents correctionnels, à cause des problèmes causés par le système de paie Phénix.

Le syndicat annonce mardi par voie de communiqué que lors de l’assemblée générale nationale tenue à Calgary, les quelque 200 agents correctionnels provenant des 49 institutions carcérales fédérales du Canada ont adopté à forte majorité l’entente.

L’accord prévoit notamment une indemnité immédiate aux agents correctionnels, dont le montant n’a pas été précisé. Il prévoit aussi la mise en place d’un processus simplifié de réclamation et d’évaluation pour l’indemnisation des droits prévus dans la convention collective ainsi qu’un paiement de dommages-intérêts.

Le syndicat ajoute que l’entente stipule aussi que l’employeur a toujours l’obligation de stabiliser le système de paye le plus rapidement possible et elle ne le libère pas de ses obligations envers les agents correctionnels qui subissent toujours les ratés de Phénix.

La semaine dernière, l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), qui compte environ 140 000 fonctionnaires fédéraux dans son membership, a rejeté l’offre de dédommagement pour les ratés du système Phénix. En revanche, l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada fait partie de ceux qui l’ont acceptée et ce syndicat compte tout de même 57 000 membres au Canada.

Environ 270 000 fonctionnaires ont été directement touchés par les ennuis de Phénix et ont subi des pertes financières. Certains n’ont pas été payés pendant un certain temps, d’autres ont eu un trop-perçu et ont dû rembourser, d’autres n’ont reçu leur salaire que partiellement. Et il reste encore 240 000 dossiers à traiter, selon l’AFPC.