Le président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu, Yves Laflamme, a tenté de déboulonner les mythes entourant l’industrie forestière devant le Cercle canadien de Montréal.

PFR devant les gens d’affaires montréalais

Le président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu a tenté de déboulonner les mythes entourant l’industrie forestière, mardi, devant le Cercle canadien de Montréal. Yves Laflamme a fait une allocution de 35 minutes devant 300 membres de l’organisation issus du monde des affaires.

« M. Laflamme a accepté puisque ça lui donnait la possibilité de remettre les pendules à l’heure en ce qui concerne la foresterie. Il y a souvent des éléments non fondés et tape-à-l’œil ne correspondant pas à la réalité qui sont véhiculés. C’était une occasion unique de s’adresser aux gens de Montréal », affirme Karl Blackburn, directeur principal, affaires publiques et relations gouvernementales pour PFR.

Yves Laflamme a saisi l’occasion pour dresser un portrait qu’il juge plus réaliste du secteur. Sa conférence se déroulait sous le thème « Les forêts : une ressource renouvelable pour un avenir prometteur ».

« Il a offert un plaidoyer en faveur de l’industrie forestière en déboulonnant les mythes, en parlant de l’avenir et en présentant ce qu’on fait de bien. Il a expliqué que l’arbre est rond, qu’on l’utilise pour faire du bois et que c’est avec les résidus qu’on fabrique des sous-produits. On donne une valeur ajoutée à la matière de façon carboneutre. Il a expliqué que quand les gens reçoivent une facture avec un message leur demandant de s’inscrire aux factures en ligne pour sauver des arbres, c’est faux. On va en forêt pour faire du bois. Les gens ont pu prendre conscience de ça. Il a pu bien expliquer au parterre cette réalité. »

Le président et chef de la direction de PRF a notamment parlé de l’impact de certains groupes sur l’industrie.

« Les gens présents ont pu voir de quelle façon les groupes environnementaux font du tort à l’industrie, souvent au bénéfice de certaines compagnies américaines. Les mythes véhiculés par des groupes environnementaux sont un des éléments sur lesquels on doit constamment intervenir. Certains groupes d’activistes américains ont raffiné leurs techniques. Ils s’attaquent maintenant aux clients en utilisant ces mythes. Ils viennent ternir la réputation du Canada et de son industrie. Chaque jour, on doit rassurer les clients et rectifier des faits. »

Le président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu, Yves Laflamme, a tenté de déboulonner les mythes entourant l’industrie forestière devant le Cercle canadien de Montréal.

Plusieurs maires issus des régions et des représentants des travailleurs forestiers se sont rendus à Montréal pour assister à l’exposé de M. Laflamme.

Le maire de Senneterre, en Abitibi, et le maire de Baie-Comeau, sur la Côte-Nord, étaient présents. Toute une délégation en provenance du Saguenay-Lac-Saint-Jean avait également fait le trajet jusqu’à Montréal pour l’occasion.

La mairesse de Saguenay, ainsi que les maires de Saint-Prime, de Saint-Félicien et de Normandin, le préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, le maire de Dolbeau-Mistassini et président de l’Alliance forêt boréale, Pascal Cloutier, le chef du Conseil de bande de Mashteuiatsh, Clifford Moar, ainsi que le directeur québécois d’Unifor, Renaud Gagné, et le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM) de la CSN, Louis Bégin, étaient du nombre.

« Ils se sont déplacés à Montréal pour renforcer le message de M. Laflamme », souligne le porte-parole de PFR.

Yves Laflamme a affirmé qu’une utilisation accrue et saine de la fibre forestière peut contribuer à la lutte aux changements climatiques.

« Il s’est porté à la défense des travailleurs forestiers. Il a lancé un message d’avenir et d’espoir en parlant entre autres de nouveaux procédés. C’est bon pour l’économie, la communauté et l’environnement. »

Karl Blackburn assure que l’allocution a eu l’effet escompté. « Les commentaires étaient unanimes, les gens ne pensaient pas que c’était ça l’industrie. Ils sont repartis avec beaucoup d’informations entre les mains. »