Yves Laflamme

Perte de 43 M$: trimestre difficile pour PFR

Des baisses de prix enregistrées dans plusieurs segments de produits ont entaché le bilan du troisième trimestre de Produits forestiers Résolu ( PFR ) qui a déclaré une perte de 43 M$ comparativement à un bénéfice net de 117 M$ à la même période l’an dernier.

Les ventes du dernier trimestre se sont élevées à 705 M$, en baisse de 269 M$, par rapport au même trimestre de 2018.

En entrevue au Quotidien, son président Yves Laflamme a qualifié de difficile le dernier trimestre comparativement à celui de 2018 puisque la conjoncture a fait en sorte que la société a connu des baisses de prix dans tous ses secteurs de production. Ça a été le cas, selon lui, dans le bois d’oeuvre où l’atteinte de la rentabilité a été difficile puisqu’une perte d’exploitation de 4 M$ a été déclarée, soit un million de plus qu’au deuxième trimestre. Le recul de 7 $ du 1000 pieds mesure de planche (PMP) pour s’établir à 341 $ n’est pas étranger aux résultats négatifs obtenus. « En raison des baisses de capacité de production, on espère avoir un meilleur résultat avec un raffermissement des prix ».

Dans la production de papier journal, qui a connu des baisses de volumes de vente de 14 % ainsi qu’une baisse du prix de 24 $ la tonne, M. Laflamme constate qu’il y a encore surcapacité de production au niveau mondial, de sorte qu’assurément il y aura fermeture de machines ou d’usines quelque part. Il rappelle que des arrêts sporadiques de production ont été subis ces derniers mois aux usines de Clermont et Alma et que la compagnie tente de répartir ces arrêts à travers son réseau. Mais indéniablement, des producteurs sur l’échiquier devront procéder à des annonces d’autant plus que la demande pour le papier journal et le FC est en baisse régulière de 12 % à 15 % annuellement. « Il y a trop de capacité de production actuellement. Est-ce que ce sera Résolu, White Birch ? Résolu a déjà fermé 1 million de tonnes. Les fermetures temporaires coûtent cher et l’hiver n’est pas la période idéale. Il y a un rebalancement à faire dans l’offre. Il y a une surproduction. Je ne sais pas où ça va arriver, mais un moment donné ça va arriver », a déclaré M. Laflamme. Cela dit, M. Laflamme ajoute qu’il n’a rien à annoncer pour les trois usines productrices de papier de la région. 

Malgré le contexte, M. Laflamme ajoute que la haute direction ne demeure pas les bras croisés et poursuivra ses investissements pour la seconde phase de l’usine de pâte de Saint-Félicien.

En ce qui a trait aux approvisionnements en matière ligneuse, M. Laflamme affirme qu’il demeure un enjeu majeur qui a une influence sur les coûts de production.« Pour Résolu, qui possède des usines aux États-Unis et dans plusieurs régions, si t’as des choix difficiles à faire, tu dois regarder le volume des approvisionnements à coût compétitif. C’est un choix de marché. »

Il en va de même pour le dossier du caribou forestier et la vitesse des réponses attendues par les gouvernements supérieurs, en relation avec les plans de rétablissements de cette espèce menacée. Plus de détails à venir.