Tony Maalouf, directeur, et Carla Edde, directrice générale dans l’usine de Pâte d’amande Edde.

Pâte d’amande Edde veut prendre de l’expansion

Qu’ont en commun le génie civil et la pâte d’amande ? Carla Edde.

Mme Edde a grandi entourée par le métier de pâtissier et les ingrédients. 

Cette ingénieure civile d’origine libanaise a pris il y a quatre ans les rênes de l’entreprise qu’a fondée son père Jean en 1989, Pâte d’amande Edde.

« Le génie civil, c’est complètement en dehors de ce que je fais maintenant, mais l’éducation entraîne le cerveau. En connaissant les saveurs et les demandes du marché du secteur de la pâtisserie, j’ai pu prendre la relève. Ça a pris du temps à m’adapter aux différents besoins, mais j’ai appris rapidement les façons de faire ainsi que la recherche et le développement. C’est un métier où il faut être agressif et intelligent pour savoir comment attaquer les disponibilités et les demandes des marchés », a raconté Mme Edde, mercredi, en marge d’une annonce du député de Gatineau, Steven MacKinnon, concernant l’octroi de 100 000 $ du fédéral à l’entreprise gatinoise pour lui permettre d’accroître sa production, de développer de nouveaux produits à base de noix et d’atteindre davantage de marchés à l’international.

Pâte d’amande Edde se spécialise dans la confection d’une gamme d’ingrédients pour le secteur de la boulangerie-pâtisserie avec, entre autres, la pâte d’amande, la pâte de praliné, des remplissages aux fruits, du nappage et des fondants. 

Ses produits sont destinés aux distributeurs et grands fabricants de pâtisserie, et 30 % de sa production est exportée, notamment dans des pays du Moyen-Orient, aux États-Unis et en Malaisie.

« Nous parlons la langue arabe. C’est très important, et ça permet aux gens là-bas de communiquer avec nous. On leur fournit des étiquettes en arabe et en anglais. C’est un grand avantage que nous avons par rapport à d’autres compagnies. En étant une compagnie familiale, nous sommes capables d’attaquer les projets un peu plus vite que les grandes entreprises », a expliqué Mme Edde.

Pâte d’amande Edde a développé un processus pour transformer les noix pour la production du lait d’amande. 

La compagnie est aussi la seule au pays qui fabrique de la pâte d’amande.

L’entreprise compte un peu plus de vingt employés. 

La subvention accordée par Ottawa par l’entremise de la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat permettra l’embauche de personnel additionnel et de doubler la production.

« Nous savons que seulement 16 % des PME sont dirigées par des femmes. Nous savons qu’il y a des obstacles uniques, et c’est pour cela que nous avons mis en place un programme qui a pour objectif de doubler le nombre de femmes dirigeantes de PME au Canada. Nous savons que les femmes en affaires savent très bien mesurer les risques, savent très bien entreprendre et savent très bien réussir. Ici, dans le cas de Pâte d’amande Edde, non seulement avons-nous une femme entrepreneure forte, mais nous avons aussi une histoire à succès au niveau des exportations et une histoire à succès au niveau de la relève familiale, ce qui est souvent un enjeu », a expliqué M. MacKinnon.