Du côté de la SQDC, la direction refuse de dire combien de personnes travaillent aujourd’hui pour la société d’État. Elle assure toutefois ne pas avoir réalisé de mises à pied en lien avec ses défis d’approvisionnement.

Pas de coupes chez les employés de la SQDC, mais moins d'heures

Contrairement à son homologue au Nouveau-Brunswick, la Société québécoise du cannabis (SQDC) n’a pas l’intention, «pour l’instant», de procéder à des coupes dans son personnel. Toutefois, certains travailleurs ont vu chuter leur nombre d’heures travaillées au cours des derniers mois.

Jeudi, Cannabis NB a annoncé la mise à pied d’employés saisonniers, à temps partiel et à temps plein à travers son réseau. Le nombre de personnes touchées n’a pas été dévoilé. Dans un texte de La Presse canadienne, la société d’État donne comme explication le fait qu’elle peut maintenant mieux évaluer ses besoins en main-d’œuvre.

Du côté de la SQDC, la direction refuse de dire combien de personnes travaillent aujourd’hui pour la société d’État. Elle assure toutefois ne pas avoir réalisé de mises à pied en lien avec ses défis d’approvisionnement.

«Ce n’est pas quelque chose que nous envisageons», écrit dans un courriel le porte-parole, Fabrice Giguère. «Pour l’instant, nous n’envisageons pas non plus une révision de notre structure organisationnelle outre que la croissance de notre effectif qui viendra avec la croissance éventuelle de notre réseau», poursuit-il.

Initialement, on devait compter entre quinze et vingt travailleurs par point de vente.

Selon le syndicat des Travailleurs et des Travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), qui représente les succursales de la SQDC de Rosemont, à Montréal, et de Rimouski, certains employés ont été touchés par la décision en octobre de ramener les heures d’ouverture des succursales à quatre jours par semaine, soit du jeudi au dimanche de 10h à 21h. 

Réouvertures

Mercredi, la société d’État a toutefois annoncé qu’elle ouvrait de nouveau les mercredis trois de ses douze succursales à travers la province, dont deux à Québec.

«À Rosemont, il y a eu des coupures d’heures, mais les employés se sont entendus pour dire qu’au lieu de faire du 40 heures, chacun va faire 30 heures par semaine pour conserver son poste en attendant que la business reprenne», raconte Antonio Filato, président du conseil provincial des TUAC. 

«Il y a aussi des gens qui ont quitté naturellement pour d’autres entreprises et ils n’ont pas été remplacés. Ils n’ont pas nécessairement quitté, car ils n’avaient pas d’heure. Certains ont eu des opportunités en raison de la pénurie de main-d’œuvre», poursuit-il.

Dans un courriel en fin de journée, le porte-parole de la SQDC a confirmé que son organisation avait effectivement ajusté les heures de travail des employés en fonction des horaires d’ouverture des succursales. «Les employés à temps partiel étant plus touchés par cette mesure», dit M. Giguère.

Au mois d’octobre, le président de la FTQ, Daniel Boyer, s’inquiétait aussi de l’impact sur les travailleurs de la modification des heures d’ouverture des magasins. 

Il était aussi tracassé par le fait que le problème d’approvisionnement devait durer encore plusieurs mois. Ce que n’a jamais caché la direction de la SQDC.