La majorité des chantiers de l’Outaouais a repris vie lundi, mais il faudra attendre la semaine prochaine avant de revoir des équipes de travailleurs complètes à l’oeuvre.
La majorité des chantiers de l’Outaouais a repris vie lundi, mais il faudra attendre la semaine prochaine avant de revoir des équipes de travailleurs complètes à l’oeuvre.

Ouverture des «chantiers masqués» en Outaouais

La majorité des chantiers de l’Outaouais a repris vie lundi, mais il faudra attendre la semaine prochaine avant de revoir des équipes de travailleurs complètes à l’oeuvre.

Environ 70% des travailleurs de la construction étaient de retour sur les chantiers de la région, lundi. Toutefois, cette première semaine d’activités est dédiée la mise en place des nouvelles normes sanitaires, explique un conseiller syndical de l’Outaouais.

Plus d’une centaine de chantiers de l’Outaouais ont été rouverts lundi, alors qu’une minorité est restée fermée pour des raisons économiques et de santé au travail.

«Certains employeurs ne sont pas tout à fait prêts à retourner sur les sites», explique Carl Régimbald, conseiller syndical de la Centrale des syndicats nationaux (CSN) - Construction de l’Outaouais.

Selon la CSN, des responsables de chantiers hésitent à se lancer dans de nouveaux chantiers, craignant que le gouvernement fasse marche arrière sur l’urgence sanitaire, et demande une nouvelle fermeture dans les prochaines semaines. Les employeurs devraient ainsi mettre leurs priorités sur ce qui était déjà entamé avant le confinement.

Selon la CSN, des responsables de chantiers hésitent à se lancer dans de nouveaux chantiers, craignant que le gouvernement fasse marche arrière sur l’urgence sanitaire, et demande une nouvelle fermeture dans les prochaines semaines.

«D’autres prennent le temps de bien faire les choses pour s’assurer que les employés aient le matériel sanitaire avant de relancer les activités, mentionne M. Régimbald. On parle de chantiers qui ne sont ouverts qu’à 25%, car l’employeur doit préparer le terrain et les installations sanitaires, avant d’accueillir davantage d’ouvriers la semaine prochaine.»

Les retards sont évalués à un peu plus d’un mois sur l’ensemble des chantiers régionaux.

La CSN observe que la majorité des entrepreneurs prend la pandémie au sérieux, et n’exige pas le retour au travail d’employés potentiellement vulnérables à la COVID-19. Les employeurs posséderaient une quantité satisfaisante de masques, gants et visières de protection.

Le 25 mars, le gouvernement Legault imposait la fermeture de tous les chantiers, à l’exception de certains visant à maintenir des services essentiels.

Le 20 avril, les quelques chantiers résidentiels dont la livraison est due pour le 31 juillet ont repris de la vigueur.

La journée de lundi a marqué un plus grand coup pour l’industrie, alors que l’ensemble de chantiers - commerciaux, résidentiels et publics - a pu rouvrir.