Doug Ford, premier ministre ontarien, et Vic Fedeli, ministre des Finances

Ontario: une hausse du salaire minimum aurait eu plus d’avantages qu’un crédit d’impôt

TORONTO — Le Bureau de la responsabilité financière de l’Ontario a déclaré qu’une augmentation du salaire minimum supprimée par le gouvernement conservateur aurait profité davantage aux travailleurs qu’un crédit d’impôt créé pour la remplacer.

Peter Weltman, directeur de la responsabilité financière de l’Ontario, affirme, dans un rapport publié mardi, que le crédit d’impôt ne profitera qu’à 38 pour cent des travailleurs au salaire minimum, car plusieurs d’entre eux ne paient déjà aucun impôt provincial.

En septembre, les progressistes-conservateurs ont déclaré que le salaire minimum de la province resterait à 14 $ l’heure, plutôt que de grimper à 15 $, comme l’avait prévu le précédent gouvernement libéral.

Le crédit d’impôt pour les personnes et les familles à faible revenu est entré en vigueur en janvier et M. Weltman indique qu’environ un million d’Ontariens bénéficieront d’un crédit d’impôt moyen de 409 $ en 2019.

Selon l’organisme de surveillance, si la province avait maintenu la hausse prévue du salaire minimum, 1,3 million d’Ontariens auraient bénéficié d’un avantage après impôts moyen de 810 $.

Le ministre des Finances, Vic Fedeli, a déclaré que le gouvernement avait adopté une approche équilibrée en mettant fin à la hausse du salaire minimum, afin de donner aux entreprises le temps de s’adapter à l’augmentation tout en instaurant un crédit d’impôt pour les personnes à faible revenu.