Le simulateur ressemble en tous points au cockpit d’un vrai Airbus A320. La disposition des commandes et son fonctionnement sont conformes à l’original.

Offrir le goût de l’aviation au public

La simple visite d’un cockpit d’un avion de ligne est une chose maintenant impossible, surtout depuis les événements du 11 septembre 2001. Le Centre AeroSim Experience veut offrir au public la chance de vivre la sensation de piloter un tel appareil.

Samedi, le Centre AeroSim Experience ouvrira sa succursale de Québec, sur la rue Jean-Perrin, aux abords de l’autoroute Félix-Leclerc. Les clients pourront louer du temps «de vol» sur un simulateur fixe d’Airbus A320. «Le premier simulateur d’A320 ouvert au public au Canada, et même aux pilotes de ligne, car ceux-ci doivent aller aux États-Unis pour utiliser un simulateur full motion de cet appareil», explique Pierre-Lou Costerg, fondateur du premier Centre AeroSim Experience à Laval, ouvert en 2014, et présent lors de la visite du Soleil.

Même si le commerce ouvre ses portes officiellement samedi, le copropriétaire de la franchise d’AeroSim Experience avance qu’il y a déjà des plages horaires réservées. «Nous offrons un forfait qui commence à 99 $ — Envol Express — pour 30 minutes de vol et 20 minutes de briefing pré-vol ou un autre, Envol Découverte, à 169 $ avec une heure de vol», énumère Charles-Antoine Roy, qui démarre cette franchise avec son associé Christophe Robitaille. Les deux proviennent de la restauration et exploitaient la franchise Yuzu Sushi dans Lebourgneuf.

La gamme de forfaits d’AeroSim Experience s’étend au-delà de la simulation de vol, notamment aux décollages et aux atterrissages. Le centre offre aussi des activités d’entreprise, ainsi que des séances de thérapie aéronautique durant lesquelles les «patients» peuvent prendre contact avec l’objet de leur anxiété.

Aussi vrai que vrai

Le simulateur ressemble en tous points au cockpit d’un vrai A320. La disposition des commandes et son fonctionnement sont conformes à l’original. À bord du simulateur, l’instructeur peut changer l’environnement ou les conditions météorologiques à l’aide d’une tablette numérique, sans avoir à se déplacer. 

«Un tel simulateur coûte environ 200 000 $, plus les améliorations locatives», atteste M. Roy. «Un autre simulateur devrait s’ajouter ici à Québec», ajoute-t-il, sans préciser de quel type d’appareil il s’agira.

À Laval, AeroSim Experience a un simulateur de Boeing 737-800 et deux autres d’avions de chasse F-16. Un autre avec des lunettes de réalité virtuelle, d’hélicoptère celui-là — un Bell 206 —, devrait être en fonction après les Fêtes.

Pour les pilotes aussi

Malgré le fait que le simulateur d’AeroSim Experience n’est pas certifié, afin que les heures soient consignées dans un livre de vol (log book), il peut tout de même servir aux pilotes professionnels. «D’abord, il s’agit d’une question de coûts. Si on certifiait notre simulateur, il faudrait changer nos tarifs», affirme M. Costerg. «Mais il peut très bien servir à des pilotes qui se préparent à une sélection pour un emploi sur Airbus A320. À notre simulateur de 737 à Laval, on a eu des clients qui ont fait cette démarche avant de passer une entrevue.

«Enfin, si on veut que les heures de simulateur certifié soient consignables, il faut que le pilote soit déjà certifié sur le même type d’appareil», ajoute M. Costerg, lui-même pilote sur Boeing 737 et qui fait régulièrement l’aller-retour entre l’Europe et le Québec.

À Laval, AeroSim Experience offre ses services de simulation aux contrôleurs de NAV Canada de la région de Montréal, selon son fondateur. Et il compte bien faire de même pour les gens de NAV Canada du centre de l’aéroport Jean-Lesage. 

Sur le Web : aerosimexperience.com