Odette Charbonneau-Legault (au centre) a reçu le Prix d’excellence en agriculture remis par l’Union des cultivateurs franco-ontariens des mains des récipiendaires de l'an dernier, Lyse et Denis Perrault.

Odette Charbonneau-Legault honorée par l'UCFO

Odette Charbonneau-Legault a reçu le 12e Prix d’excellence en agriculture Pierre-Bercier, jeudi, à l’occasion du congrès annuel « Agro et Franco » de l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO).

Mme Charbonneau-Legault a été reconnue par ses paires pour son engagement dans le domaine de l’agriculture, mais aussi pour son dévouement envers sa communauté.

Entourée de ses enfants et de ses petits-enfants, la dame de 85 ans s’est dite émue de recevoir ce prix d’envergure. « C’est vrai que j’ai vécu les mains dans la terre, et ça a fait mon bonheur. (...) C’est la fierté du travail accompli qui fait ma joie », a-t-elle souligné.

« Une chance qu’on a des Pierre Bercier et des Odette Charbonneau-Legault parmi nous », s’est exclamé l’ex-député de Prescott-Russell, Jean Poirier, qui a côtoyé Mme Charbonneau-Legault au sein de l’Association canadienne-française de l’Ontario, entre autres.

Une année mouvementée à l’UCFO

Éducation, francophonie et accords d’échange internationaux, voilà les faits saillants qui ont marqué la dernière année de l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO). Jeudi, la communauté célébrait également le 90e anniversaire de l’organisme.

La rentrée de septembre 2018 devait être la dernière au bâtiment principal du campus d’Alfred. L’ambition des membres de l’UCFO les a finalement menés à poursuivre le projet de sauvegarde de cet établissement, en faisait l’acquisition de la partie inférieure du campus où se trouve la Ferme d’éducation et de recherche du campus d’Alfred (FERCA).

Aujourd’hui, de la formation est offerte aux agriculteurs sur une ferme en opération. L’étable en construction devrait être inaugurée au mois de mai.

« C’est l’un de nos grands coups de 2018 », affirme fièrement le directeur général de l’UCFO, Simon Durand.

Par ailleurs, la décision du gouvernement Ford d’éliminer le Commissariat aux services en français et l’Université de l’Ontario français a causé de vives réactions de déception chez l’UCFO. Cette dernière s’est associée à l’Assemblée de la francophonie et au mouvement de la Résistance « afin de faire front commun et inciter le gouvernement provincial à revoir ses priorités d’investissement ».

Selon M. Durand, les efforts de mobilisations de l’organisme vont se poursuivre au cours de la prochaine année.

Les différentes rondes de négociations d’échanges internationaux ont également représenté un grand défi que l’UCFO a eu à affronter.

« Les producteurs laitiers ont beaucoup servi de bouc émissaire avec l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM). Ça a été un moment plus dur qui a généré plus d’incertitude chez nos membres. C’est malheureusement un des défis sur lesquels l’UCFO n’a pas beaucoup de prise, parce que c’est vraiment un climat d’incertitude économique qui relève autant du fédéral que d’enjeux de commerces internationaux. »

Le président, Marc Quesnel, a aussi noté une grande déception face à cette entente.

« Nous avons dû constater que le mot négociation dans cette entente n’était qu’un synonyme de ce que nous allions céder. La gestion de l’offre en a pris pour son rhume. »