Marc-Antoine Massicotte, président et directeur général de Les Fondateurs.
Marc-Antoine Massicotte, président et directeur général de Les Fondateurs.

Nouvelle image et site web pour Les Fondateurs: «Pas question de se laisser abattre»

Se projeter en 2021, c’est ce que font tous les organisateurs d’événements ces temps-ci. Mais pour Marc-Antoine Massicotte, le défi est de voir encore plus loin.

Le président et directeur général des Fondateurs a dû remettre à l’an prochain tous les événements que son équipe organisait cette année.

Que ce soit le Festival Riverside, le Festival d’humour de Gatineau et les Grands feux du Casino, aucun de ces événements ne sera présenté en 2020.

« Mieux vaut tout remettre à l’an prochain plutôt que d’espérer tenir un festival sachant très bien que rien ne pourrait fonctionner normalement, d’expliquer le jeune PDG. Le choix que l’on a fait a été de se consacrer à des projets que l’on remettait à plus tard. Le temps était donc bien choisi pour nous de refaire notre image et de lancer un nouveau site web. »

Les Fondateurs, c’est une jeune firme d’événements qui est portée par une équipe de cinq personnes. Pendant la crise, Les Fondateurs ont pu garder à l’emploi toute l’équipe d’employés permanents grâce surtout aux mesures financières de soutien offertes par les gouvernements.

Marc-Antoine Massicotte, président et directeur général de Les Fondateurs

« On a quand même beaucoup de travail malgré le ralentissement économique et l’annulation de tous les événements et festivals, ajoute Marc-Antoine. Donc, on a gardé notre équipe intacte et grâce à cela, on a pu lancer notre nouvelle image de marque ainsi qu’un tout nouveau site web (lesfondateurs.ca). S’ajoute à cela, la préparation des programmations pour les événements qui reviendront tous en 2021 et pour les années à venir. On n’arrête pas de travailler même si nos événements sont reportés. »

Avec la définition de cette nouvelle image de marque pour Les Fondateurs, le PDG continue d’affirmer la mission de sa firme comme la « maison mère d’une série d’événements signatures récurrents dans divers domaines du divertissement. »

En plus de ces festivals qui nourrissent la demande culturelle de la région, on doit ajouter l’organisation de rendez-vous thématiques comme les conférences du Projet Ambition, la fête du Nouvel An de Résolution, le Gala Excelor de la Chambre de commerce de Gatineau et encore plus.

Une reprise

Quant à la suite des choses, Marc-Antoine Massicotte demeure un grand optimiste et il croit fermement que son industrie, celle du divertissement, reviendra aussi forte sinon complètement réinventer.

« Le 13 mars, d’un seul coup, je mettais un trait sur le Festival d’Humour, le 25e anniversaire des Grands Feux et le Festival Riverside, se rappelle-t-il. Du même coup, je pensais à tous ces événements marquants de la vie qui n’auraient pas lieu. Des mariages, des graduations, des funérailles. Je pensais à tous les artisans du milieu à qui on venait d’effacer une année complète. Ça donnait le vertige. Avec une équipe de plusieurs personnes et bon nombre de dépenses fixes, il fallait nous assurer de nous tenir occupés et vite. »

La reprise des activités ne se fera pas du jour au lendemain. Il faudra, selon Marc-Antoine Massicotte, une bonne dose de patience et de résilience.

« Bien que ce soit difficile à imaginer en ce moment, j’ai la conviction que nous reviendrons plus forts après la crise, espère-t-il. Je suis d’avis que les rassemblements, grands ou petits, sont trop importants pour ne pas dire nécessaires, pour qu’on laisse tomber un si grand pan de notre société. Je ne dis pas que l’on doive se rebeller ou aller contre les consignes de la santé publique. Je veux seulement conserver l’espoir que mon industrie se relèvera de belle façon, quand ça sera le temps de le faire. »