Jacob Barrette, Dimitri Carrabin et Stephen Washer, propriétaires du 5e Baron.
Jacob Barrette, Dimitri Carrabin et Stephen Washer, propriétaires du 5e Baron.

Microbrasserie 5e Baron: la soif de se partir en affaires

En pleine éclosion de la pandémie et des bourgeons printaniers vient de voir le jour la microbrasserie 5e Baron dans le Vieux-Aylmer. C’est l’histoire de trois gars, qui ne se connaissaient pas, mais que la passion du houblon a réunis en affaires. 

«On s’en parle souvent et on trouve ça drôle, on se dit que c’est quand même incroyable d’avoir fait ça sans se connaître au préalable», lance l’un des trois propriétaires, Jacob Barrette, qui travaillait auparavant en design graphique. 

«En même temps, je crois que ça nous a permis d’avoir chacun des aptitudes complémentaires, plutôt que de le faire avec des amis», poursuit M. Barrette, qui s’occupe du volet des ventes, du design et du marketing.

Même si le nouvel établissement de la rue Principale, situé dans l’ancien édifice du bistro L’Autre Oeil, a ouvert ses portes au public à la mi-mai, le projet d’affaires était néanmoins en processus de fermentation depuis maintenant trois ans. 

«Ça nous a pris du temps pour trouver un endroit pouvant accueillir une entreprise comme la nôtre. On voulait un grand espace de production et aussi être sur une rue visible pour les gens qui marchent», explique Stephen Washer, responsable du personnel, des finances et de l’administration.

La microbrasserie 5e Baron est située dans l'ancien édifice du bistro L'Aitre Oeil.

Le troisième maillon du groupe, c’est le brasseur Dimitri Carrabin, dont les nouvelles bières - la Mixtape et Two Tales Pils - sont en vente en canettes à la microbrasserie et dans quelques points de vente locaux. 

«La vente en canettes, ça nous a permis au moins de lancer une facette de notre modèle d’affaires. Alors ça nous garde aller», raconte M. Barrette.

«On a quand même un marché flexible, alors on est chanceux», renchéri pour sa part, M. Washer. 

Au dire des propriétaires, les consommateurs de houblon ont réservé un accueil chaleureux, entre autres, à leur IPA, qui s’est envolée des tablettes, moins de 24 heures après l’ouverture du 5e Baron.

Le commerce a ainsi été nommé en clin d’oeil à Matthew Whitworth-Aylmer, 5e baron Aylmer, ex-gouverneur général de l’Amérique du Nord britannique
en 1830. 

«On a l’impression que les gens ont entendu parler dans les deux derniers mois d’entreprises qui vont mal et qui ferment. Alors les commentaires qu’on a reçus des gens, c’est que c’était beau de voir une entreprise naître pendant une telle crise», affirme M. Barrette. 

«On a vraiment eu beaucoup d’engouement et de soutien au niveau local. Et les gens semblent aimer la qualité de notre bière», poursuit-il, ajoutant que la version en boîte et virtuelle du Festibière de Gatineau leur a permis de vendre également 1500 canettes de bière.  


« Ça nous a pris du temps pour trouver un endroit pouvant accueillir une entreprise comme la nôtre. »
Stephen Washer

Pour le moment, seules la vente et la distribution ont lieu.

À l’instar des autres restaurateurs, les propriétaires attendent d’obtenir le feu vert du gouvernement avant d’ouvrir leur commerce, qui pourra accueillir une cinquantaine de clients à l’intérieur et tout autant sur la terrasse extérieure. 

«Notre plan a toujours été de créer un espace où les gens peuvent venir déguster une bière et profiter de l’espace. Donc à long terme, on prévoit ouvrir, mais on est bien sûr à la merci des consignes du gouvernement», soutient M. Barrette. 

Le trio d’hommes d’affaires entend par ailleurs mettre à l’honneur les produits locaux, alors que les paninis et salades seront faits par le Café Mullingan et le pain de la boulangerie Aux deux frères, tous deux situés sur la rue Principale, ainsi que le pesto des Fermes Marcello d’Aylmer. Certaines recettes de bières comprendront un ingrédient surprise, à savoir le café provenant d’un autre commerce local, le Brown Bag.

Des toiles d’artistes de la région arborent aussi les murs de l’établissement.

+

***