Le ministre du Travail, Kevin Flynn

L’Ontario durcit le ton

À peine deux semaines après son entrée en vigueur, la Loi de 2017 pour l’équité en milieu de travail et de meilleurs emplois, dont l’une des mesures phares est la hausse substantielle du salaire minimum, voit son application être durcie par le gouvernement ontarien.

Le ministre du Travail Kevin Flynn a annoncé lundi que jusqu’à 175 nouveaux agents des normes d’emploi seraient embauchés, sans compter que les amendes auxquelles s’exposent les employeurs qui enfreignent la loi sont majorées. Celles-ci passeront, respectivement, de 250 $, 500 $ et 1 000 $ à 350 $, 700 $ et 1 500 $, respectivement, pour la première infraction, la deuxième infraction et la troisième infraction (et les infractions subséquentes).

L’Ontario prévoit également instaurer de nouvelles mesures visant à assurer le recouvrement des sommes qu’un employeur refuse de verser à un travailleur, dont décerner des mandats et enregistrer un privilège sur des biens personnels. Le nom des employeurs fautifs et le descriptif de leur infraction pourront aussi être publiés par le gouvernement.

Rappelons qu’il y a une dizaine de jours, le Conseil du travail d’Ottawa a lancé une ligne téléphonique dédiée aux travailleurs qui souhaitent signaler des cas où des employeurs réduisent les avantages sociaux de leurs employés strictement pour contrebalancer les coûts liés à la hausse du salaire minimum en Ontario. Dans les jours précédents, des propriétaires de restaurants de la chaîne Tim Hortons ont été pointés du doigt pour avoir sabré dans les avantages sociaux de leurs employés, n’offrant par exemple plus de pauses rémunérées.