La FCEI plaidé que «les semaines qui précèdent Noël peuvent représenter une grande partie» des ventes annuelles de plusieurs PME.

Loi spéciale adoptée pour Postes Canada: la FCEI se réjouit

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) se réjouit de l’adoption, par le gouvernement fédéral, d’une loi spéciale pour forcer les employés des postes à mettre un terme à leurs grèves tournantes, à l’approche des Fêtes.

Le regroupement de 110 000 PME, qui avait demandé à Ottawa d’intervenir, estime que le gouvernement libéral «a pris les mesures qui s’imposaient afin que les services postaux reprennent leur cours normal à l’approche des Fêtes».

Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole nationale de la FCEI, a plaidé que «les semaines qui précèdent Noël peuvent représenter une grande partie» des ventes annuelles de plusieurs PME.

Le service postal devait reprendre mardi à midi, maintenant que le Sénat a adopté lundi soir le projet de loi spéciale des libéraux par 53 voix contre 25, et quatre abstentions, après deux jours de séance extraordinaire. Certains sénateurs - indépendants, libéraux indépendants, et même certains conservateurs - craignaient que la loi spéciale ne viole le droit des travailleurs à la libre négociation.

À la Chambre des communes, la semaine dernière, 166 députés avaient voté pour la loi spéciale et 43 contre; les néo-démocrates s’y sont opposés alors qu’aucun député conservateur n’était présent au moment du vote.

Lundi soir, la ministre du Travail, Patty Hajdu, a soutenu qu’après avoir épuisé toutes les autres options, le gouvernement n’avait plus le choix afin «de protéger l’intérêt public et d’éviter de nuire davantage à l’économie canadienne».

«L’arrêt de travail de Postes Canada a eu des répercussions négatives importantes sur les Canadiens, les organismes de bienfaisance, les entreprises de toutes tailles, le commerce international, Postes Canada, ses travailleurs et leur famille, a-t-elle estimé dans un communiqué. Les Canadiens et les entreprises comptent sur Postes Canada et sur ses travailleurs, surtout pendant la période la plus occupée de vente au détail.»

Le précédent gouvernement conservateur avait mis fin au lock-out à Postes Canada en 2011 en promulguant une telle loi de retour au travail, qui a ensuite été déclarée inconstitutionnelle par un tribunal.

Le président national du syndicat, Mike Palecek, indiquait lundi que la centrale déciderait cette semaine de quelle manière elle entend lutter contre le projet de loi, ajoutant que «toutes les options à sa disposition» étaient envisagées.

La loi spéciale impose maintenant une médiation pour tenter de dénouer l’impasse, suivie si nécessaire d’un processus d’arbitrage. Si aucune entente n’intervient après 90 jours, un règlement serait imposé par le gouvernement - soit en choisissant la proposition de l’arbitre, soit en privilégiant l’offre finale de l’une des deux parties.