Olivier Roy de l'entreprise Baboom et Jean-Philippe Brousseau de Phone Loops.

L'inventeur

Olivier Roy n'avait pas encore terminé son secondaire qu'il savait déjà une chose : il serait son propre patron. «J'ai toujours eu envie de gérer mes propres projets, de réfléchir, de créer», explique l'entrepreneur devant un café.
Aussi intéressé par la gestion d'événements que par la mécanique des objets, c'est un déménagement dans un duplex doté d'un garage qui donnera le coup d'envoi à ses envies d'entrepreneur. «J'avais enfin un espace pour créer un projet !»
Muni d'un premier plan d'affaires qu'il qualifie aujourd'hui en riant de «pauvre», il investit toutes ses économies, soit la somme considérable de 50 000$, dans la confection de son premier billard-foot, un jeu ludique de billard géant destiné aux adultes et aux ados. C'est ainsi qu'est né le premier produit de l'entreprise qu'il a fondée, SPIN.
L'entrepreneur a cherché pendant près de six mois les bonnes portes où aller cogner avec son projet d'entreprise sous le bras. C'est finalement un ancien professeur croisé au hasard qui lui suggère d'aller s'asseoir dans les bureaux du Carrefour jeunesse emploi de l'Outaouais (CJEO). 
«J'ai pu retravailler mon plan d'affaires correctement.» En parallèle à ses démarches, il s'est trouvé un associé. Ensemble, ils se sont lancés à la recherche de financement autant ici qu'à Montréal. «L'idée était que nous allions installer le siège social dans la ville où nous aurions trouvé le plus d'argent.» C'est la métropole montréalaise qui l'a emporté. Depuis, l'entreprise SPIN continue sa belle lancée, mais Olivier a choisi de quitter le navire en janvier pour se concentrer sur la conception des jeux et poursuivre ses idées de projets à caractère social. Il a fondé Baboon, qui prendra officiellement son envol sous peu. 
C'est en voulant épargner aux autres jeunes entrepreneurs des mois de recherche qu'il a mis sur pied le groupe Café des jeunes entrepreneurs avec Alexandre T. Gingras (Mercurius) et Jean-Philippe Brousseau (Phone Loops), dont le passage à l'émission Dans l'oeil du dragon a été fort remarqué le mois dernier. «L'idée du café, c'est de mettre les ressources ensemble, de faire bouger les choses, de dynamiser l'entrepreneuriat dans la région.»
De l'avis d'Olivier, il y a un certain flou en Outaouais concernant le financement d'entreprise. «Il y a plusieurs organismes qui s'affichent comme étant des générateurs de projets, mais la réalité c'est que ce n'est pas évident de s'y retrouver.»
Être informé dès le début et profiter de l'expérience de ceux et celles qui les ont précédés, c'est aussi l'objectif derrière ce groupe informel qui peut échanger, entre autres, via sa page Facebook.
Olivier, qui aura bientôt 30 ans, souhaite ardemment voir les jeunes entrepreneurs prendre davantage de place dans l'espace public. En plus du Café, il offre son temps bénévolement au Carrefour jeunesse emploi de l'Outaouais (CJEO). À titre de président du comité d'experts, il donne un coup de main aux jeunes entrepreneurs afin de développer leurs stratégies d'affaires, un aspect qui le passionne. «C'est pour ça je m'implique, je veux faire progresser la situation en Outaouais.»