Le président Donald Trump et le secrétaire du Commerce Wilbur Ross, écoutent le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, lors d’un discours sur les tarifs. Ce dernier affirme que l’acier canadien demeure une menace à la sécurité nationale des États-Unis.

Lighthizer en rajoute sur la menace canadienne

Le principal représentant de l’administration Trump en matière de commerce en rajoute sur la décision d’imposer des tarifs sur l’acier canadien, qualifiant l’industrie canadienne de menace à la sécurité nationale des États-Unis.

Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, qui témoignait jeudi à propos de la politique commerciale de l’administration Trump et du budget 2019, a fait face à des questions serrées d’un comité du Sénat.

M. Lighthizer a été catégorique : l’acier canadien demeure une menace à la sécurité nationale des États-Unis et cela justifie les tarifs imposés plus tôt cette année.

Le représentant américain au Commerce a toutefois soutenu que personne dans l’administration ne déclare la guerre au Canada ou ne présente le Canada comme un voisin hostile.

Le Canada est l’un des plus « proches amis et partenaires commerciaux des États-Unis », a dit M. Lighthizer, mais la décision d’imposer des tarifs vise à protéger le secteur de l’acier aux États-Unis.

Si les Américains veulent protéger leur industrie de l’acier et de l’aluminium, l’administration ne peut pas, selon lui, exempter un pays comme le Canada et permettre à l’acier de circuler sans filtre à la frontière et sur le territoire des États-Unis.

« Si vous devez le faire (imposer des tarifs), vous devez le faire mondialement. Vous ne pouvez pas aider l’industrie simplement en imposant des tarifs contre un pays car... le produit en viendra à pénétrer par d’autres sources », a-t-il fait valoir.

Le Canada a adopté une série de mesures pour empêcher tout ruissellement vers les États-Unis d’acier à prix modique provenant d’autres pays. Et les responsables canadiens ont rejeté catégoriquement l’argument selon lequel l’acier canadien présente un quelconque risque à la sécurité nationale des États-Unis, soulignant que les produits canadiens sont partie intégrante de l’industrie de la défense des deux côtés de la frontière.

Jeudi, M. Lighthizer a entendu de la part du comité du Sénat américain des préoccupations sur les difficultés financières auxquelles font face des entreprises et des industries dans certains États en raison des tarifs imposés en représailles, notamment par le Canada, sur une série de produits américains.

Le président Donald Trump a menacé d’adopter d’autres mesures si les pays ne se plient pas à ses demandes en matière de commerce. Il a laissé poindre particulièrement une nouvelle série de tarifs sur les importations dans le secteur automobile.

M. Lighthizer a affirmé que les tarifs sur l’acier et l’aluminium seraient retirés si le Canada, le Mexique et les États-Unis concluaient un nouvel Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) et a laissé entendre que les négociations sur un nouveau pacte pourraient aboutir le mois prochain s’il y avait une volonté de toutes les parties.

Des négociateurs mexicains et des représentants du président sortant et du président désigné au Mexique devaient s’entretenir plus tard jeudi avec M. Lighthizer à Washington, un jour après une rencontre avec un trio de ministres canadiens à Mexico.