Les dirigeants de Loblaw ont indiqué que les ventes numériques avaient franchi le cap des 500 000 $ en 2018.

Les ventes d’aliments de Loblaw stagnent, mais le commerce électronique avance

Le plus grand épicier au Canada a fait état de ventes stagnantes dans le secteur alimentaire de ses magasins ouverts depuis au moins un an pour son dernier trimestre, mais il a vanté la croissance de ses offres en ligne après leur avoir consacré plusieurs efforts l’an dernier.

Les Compagnies Loblaw ont annoncé que les ventes des magasins comparables, un indicateur clé du commerce de détail, ont augmenté de 1,9 pour cent au quatrième trimestre dans ses pharmacies Shoppers Drug Mart (Pharmaprix au Québec) et de 0,8 pour cent dans ses épiceries (notamment la bannière Provigo au Québec).

Les chiffres du secteur alimentaire de Loblaw étaient «stagnants» et montraient un retard par rapport aux prévisions, a observé dans une note l’analyste Irene Nattel, de RBC Dominion valeurs mobilières. Elle a souligné en outre que son rival Metro avait enregistré une augmentation de 3,2 pour cent de ses ventes comparables pour les produits alimentaires au cours de son dernier trimestre.

La présidente de Loblaw, Sarah Davis, a précisé que lorsque les marchandises générales étaient exclues et que seuls les produits alimentaires étaient pris en compte, les ventes dans les supermarchés ouverts depuis au moins un an avaient augmenté de 1,8 pour cent.

«Nous sommes donc satisfaits de nos aliments de base. Nous ne sommes pas satisfaits de la performance (de nos marchandises diverses)», a-t-elle affirmé, ajoutant que cette baisse avait eu lieu alors que la société avait modifié sa stratégie de promotion pour adopter des prix bas quotidiens.

Cette stratégie a amélioré les marges, a-t-elle noté, mais la compagnie aurait souhaité enregistrer plus de ventes. Elle pourrait envisager de peaufiner cette stratégie cette année, a-t-elle ajouté.

Les dirigeants de l’entreprise ont indiqué que les ventes numériques avaient franchi le cap des 500 000 $ en 2018.

«Nous estimons que nous gagnons des parts de marché dans les ventes numériques au Canada», a affirmé Mme Davis, ajoutant que la société enregistrait des volumes de vente plus importants que prévu dans les magasins de sa bannière Western Superstores, et qu’elle gagnait du terrain dans les centres urbains comme Toronto et Vancouver.

Quand les clients achètent en ligne, ils commandent en moyenne davantage que lorsqu’ils achètent en magasin, a-t-elle observé, mais les ventes en ligne cannibalisent, dans une certaine mesure, les ventes des magasins physiques.

La société a noté que les clients semblaient apprécier un délai d’exécution rapide pour les commandes en ligne. Elle a ainsi l’intention de travailler à améliorer la rapidité d’exécution des commandes cette année, a-t-elle indiqué.

Pour le trimestre clos le 29 décembre, Loblaw a affiché un meilleur bénéfice que pour la même période un an plus tôt, pour laquelle elle avait été touchée par des charges de restructuration et d’autres charges non récurrentes.

L’épicier a réalisé un bénéfice attribuable aux actionnaires de 221 millions $, soit 59 cents par action. Cela se comparait à un bénéfice de 31 millions $, ou 8 cents par action, au même trimestre de l’année précédente.

Les revenus ont totalisé 11,22 milliards $, contre 10,99 milliards $ un an plus tôt.

Sur une base ajustée, Loblaw a réalisé un bénéfice des activités poursuivies de 1,03 $ par action, contre 1,02 $ au dernier trimestre de 2017.