Les travaux de réparation et de modernisation des trois frégates de la Marine royale canadienne commencent officiellement à la Davie.
Les travaux de réparation et de modernisation des trois frégates de la Marine royale canadienne commencent officiellement à la Davie.

Les travaux de modernisation de frégates de 500 M$ lancés à la Davie

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
C’est chose faite. L’un des plus importants contrats du gouvernement fédéral jamais octroyés au chantier maritime Davie, d’une valeur d’au moins 500 millions $, se met en branle à Lévis.  

Les travaux de réparation et de modernisation des trois frégates de patrouille de la Marine royale canadienne commencent officiellement.

Le chantier lévisien tenait mardi matin une conférence de presse en présence du président du Conseil du Trésor Jean-Yves Duclos, pour souligner le retour des frégates dans la région. «Une grande fierté», pour la Davie, alors que ces navires n’avaient pas accosté à Lévis depuis deux décennies.

«Vous aurez la responsabilité de faire en sorte que les 12 frégates de la classe Halifax demeurent prêtes […] à mener leur mission partout au pays et dans le monde», a énoncé Jean-Yves Duclos aux travailleurs.

La frégate <em>NCSM St. John's</em> est déjà arrivée à Lévis, fin juillet.

L’une d’entre elles, la NCSM St. John's, est d’ailleurs déjà arrivée à Lévis fin juillet pour subir une cure de rajeunissement. Elle entrera prochainement dans l’historique cale sèche Lorne, restaurée à hauteur de 15 M$. Puis, la NCSM St. John’s quittera le quai une fois ses travaux de soudure et de mise à niveau complétés, aux alentours d’avril 2021.  

Les autres navires, la NCSM Fredericton ainsi que la NCSM Toronto, devraient passer par la région en alternance à partir de l’été prochain.

Deux milliards de dollars et 400 emplois 

Le mandat du gouvernement canadien permettra au chantier naval de créer jusqu’à 400 emplois. De quoi garantir une stabilité pour des centaines de travailleurs en sol lévisien pour au moins les cinq prochaines années, selon la Davie.

«Nous créons et maintenons des milliers d’emplois, ici, chez Davie et chez nos fournisseurs dans 13 régions du Québec, annonce fièrement le président-directeur général du chantier, James Davies. Le chantier compte 1300 fournisseurs, dont près de 1000 se retrouvent au Québec.

«Nous sommes un moteur de croissance pour la région, pour la province et pour le Canada pour des années à venir», se réjouit-il.


« Nous créons et maintenons des milliers d’emplois, ici, chez Davie et chez nos fournisseurs dans 13 régions du Québec. »
James Davies, président-directeur général du chantier maritime Davie
Le président du Conseil du Trésor Jean-Yves Duclos était présent à l'annonce de mardi.

La durée et la valeur du contrat sont appelées à augmenter, plus la portée des travaux sera élargie. À terme, il pourrait atteindre jusqu’à deux milliards de dollars et profiter à l’économie pour les 20 prochaines années, précise le vice-président aux affaires publiques du chantier, Frédérik Boisvert.

D’ici cinq ans, la Davie pourrait franchir le seuil des 1200 employés. Présentement, le chantier embauche plus de 500 travailleurs.

Les chantiers Irving (Halifax) et Seaspan (Vancouver) avaient obtenu l’an dernier des contrats semblables, chacun pour trois frégates de classe Halifax.

Partenaire canadien

Ce n’est pas tout. Les années difficiles du chantier Davie pourraient bien être derrière lui: il est en lice pour qu’on l’incluse au sein la nouvelle Stratégie nationale de construction navale. Il est «en bonne voie» de devenir le troisième partenaire dans l’industrie maritime du Canada.

Il s'agit d'une grosse semaine d'annonces pour la Davie qui inaugurait mardi dernier le Centre national de brise-glaces pour «confirmer son leadership» dans le renouvellement de la flotte de la Garde côtière canadienne.

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Grâce à ce contrat, «le plus gros de l’histoire du chantier [....], l’octroi l’an dernier d’un contrat pour la construction de deux traversiers pour le gouvernement fédéral et la création récente du Centre national des brise-glaces, on peut vraiment dire que le chantier Davie a le vent dans les voiles!» a souligné le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.