Les syndiqués de la Banque Laurentienne acceptent l'offre finale

Les quelque 1200 syndiqués de la Banque Laurentienne, sans convention collective depuis plus d’un an, ont accepté l’offre finale de leur employeur, dimanche.

Réunies en assemblée, au centre-ville de Montréal, les salariés ont accepté dans une proportion de 81 % la proposition qui leur a été soumise au début du mois.

Le Syndicat des employés professionnels et de bureau, affilié à la FTQ, dit avoir laissé ses membres trancher sans aucune recommandation.

«On était rendus à la croisée des chemins. Il fallait que cette décision-là vienne d’eux», a fait valoir le directeur adjoint du SEPB-Québec, Pierrick Choinière-Lapointe.

Avant la tenue du vote, la plupart s’étaient montrés réticents à s’adresser à La Presse canadienne, évoquant une trop grande incertitude ou même des craintes de représailles. Les autres avaient tous exprimé leur volonté de tourner la page.

«On veut une entente, affirmait sans détour Khellaf, qui travaille en succursale. On veut que le projet de la banque avance et on veut aussi que nos droits restent protégés.»

«On est vraiment tannées de cette guerre-là», avait renchéri Marina, qui travaille pour sa part au département administratif.

En raison des tensions entre les parties patronale et syndicale, les employés se retrouvent «entre le marteau et l’enclume», avait déploré un autre travailleur en succursale, qui a refusé de s’identifier.

Les négociations entamées par les deux parties en 2016 se sont avérées houleuses, ponctuées par des tentatives désyndicalisation échouées et par des plaintes contre les «pratiques déloyales» de l’institution financière auprès du Conseil canadien des relations industrielles.

La Laurentienne avait déposé son offre finale le 1er mars, soit deux jours après avoir annoncé l’élimination de 350 postes dans le cadre de son vaste plan de transformation.

Ce virage amorcé il y a trois ans vise entre autres à délaisser les services au comptoir au profit des conseils aux particuliers et entreprises, ce qui s’est déjà traduit par une réduction du nombre de succursales.

Le Syndicat des employés professionnels et de bureau, affilié à la FTQ, affirme que ses membres - qui travaillent pour la plupart en succursale ou au siège social à Montréal -étaient pratiquement deux fois plus nombreuses au début des négociations.