Le ministre des Finances de la France, Bruno Le Maire a lié le ralentissement économique actuel aux questions politiques, notamment aux tensions commerciales.

Les responsables du G20 veulent protéger la croissance mondiale

FUKUOKA, Japon —Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays membres du G20 se sont engagés dimanche à mettre en œuvre toutes les mesures possibles pour protéger la croissance mondiale contre les perturbations créées par les tensions commerciales.

Dans le communiqué conjoint publié au terme de la réunion, ils ont dit constater que les dangers provoqués par les tensions commerciales et géopolitiques s’intensifiaient. Ils n’ont toutefois pas fait référence à l’actuel conflit commercial opposant les États-Unis à la Chine, même si plusieurs participants à la rencontre ont indiqué qu’il s’agissait de leur principale préoccupation.

« Nous continuerons à nous attaquer à ces menaces et nous nous tenons prêts à adopter de nouvelles mesures, peut-on lire dans le communiqué. Nous réaffirmons notre détermination à utiliser tous les outils politiques pour parvenir à une croissance forte, durable, équilibrée et inclusive. »

Ces dirigeants affichent un optimisme modéré en affirmant que la croissance mondiale semblait se stabiliser, mais qu’elle devrait reprendre plus tard au cours de l’année et l’an prochain.

Le fossé entre de nombreux participants à la rencontre et les États-Unis n’a pas été comblé.

Le ministre français des Finances et de l’Économie, Bruno Le Maire, a lié le ralentissement économique actuel aux questions politiques, notamment aux tensions commerciales.

« Il est grand temps que nous mettions un terme à ces tensions. Nous devons éviter les guerres commerciales qui auraient un impact négatif réel et à long terme sur la croissance mondiale », a-t-il souligné.

Le Français a exhorté la Chine et les États-Unis à régler leurs différends par le biais de l’Organisation mondiale du commerce. Il a ajouté que « ce n’est que dans le cadre multilatéral que nous pouvons trouver des solutions à long terme aux tensions commerciales actuelles ».

Le ministre japonais des Finances, Taro Aso, semblait en avoir marre du sujet.

« Vous ne posez des questions que sur la Chine et les États-Unis., a-t-il dit. Nous avons beaucoup d’autres enjeux sur lesquels nous devons nous pencher. »

Le G-20 comprend l’Allemagne, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, les États-Unis, la France, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, le Mexique, le Royaume-Uni, la Russie, la Turquie et l’Union européenne.