Le nombre mensuel de mises en chantier au Canada s’est établi à 215 941 unités en novembre.

Les mises en chantier résidentielles accélèrent leur cadence

TORONTO — La cadence annuelle des mises en chantier s’est accélérée en novembre par rapport à octobre, surpassant les attentes des analystes et signalant que le marché immobilier du pays continuait de montrer des signes de stabilité.

Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement, le nombre mensuel de mises en chantier au Canada, en données annualisées et désaisonnalisées, s’est établi à 215 941 unités en novembre, ce qui représentait une hausse par rapport aux 206 753 unités d’octobre.

Les économistes tablaient sur un taux annuel de 198 000 mises en chantier, selon les données recueillies par Thomson Reuters Eikon.

Le nombre de mises en chantier dans les centres urbains a augmenté de 2,2 % en novembre pour atteindre 202 054 unités.

Le nombre de mises en chantier de logements collectifs tels que les copropriétés, les appartements et les maisons en rangée a augmenté de 3,9 % pour atteindre 151 596 unités. Cela a contrebalancé la baisse des mises en chantier de maisons individuelles dans les centres urbains, qui ont chuté de 2,3 % pour s’établir à 50 458 unités.

«La tendance est demeurée à la baisse du côté des maisons individuelles, mais elle a été plus que compensée par l’augmentation de la tendance des mises en chantier de logements collectifs, qui avait été faible durant plusieurs mois de suite», a observé dans un communiqué l’économiste en chef de la SCHL, Bob Dugan.

Les mises en chantier dans les régions rurales ont été estimées à 13 887 unités, a précisé l’agence fédérale.

Selon les services économiques de la Banque TD, les chiffres n’étaient pas complètement inattendus en raison du nombre de nouveaux permis de résidence délivrés au troisième trimestre.

Statistique Canada a également annoncé lundi que la valeur des permis de construction résidentielle s’était élevée à 5,2 milliards $ en octobre, en hausse de 4,2 % par rapport à septembre. Les permis de logement unifamilial et multifamilial ont tous deux progressé.

L’agence a indiqué que les augmentations enregistrées en Ontario et en Colombie-Britannique avaient permis de contrebalancer une baisse au Québec, principalement en raison de l’obtention de permis pour des appartements et des copropriétés.

«Sur une base tendancielle, les mises en chantier semblent avoir connu un creux, avec une accélération récente», a noté l’économiste principal de la TD, Fotios Raptis, dans une note d’analyse.

«Étant donné la tendance à la hausse des permis de construire jusqu’en octobre, il y a de bonnes probabilités de voir les mises en chantier continuer de progresser dans les mois à venir pour les unités unifamiliales et multifamiliales.»

Nathan Janzen, économiste principal chez RBC Economics, prévoit pour sa part une réduction des mises en chantier d’habitations au cours de la nouvelle année.

«Au-delà des fluctuations à court terme des données, nous continuons de penser que les taux d’intérêt vont continuer à augmenter progressivement, ce qui pèsera particulièrement sur les achats exposés aux taux d’intérêt, tels que les maisons», a expliqué M. Janzen dans une note.

«Les taux plus élevés et les mesures réglementaires ont déjà considérablement ralenti le marché de la revente de maisons. Nous nous attendons à ce que ces tendances entraînent un ralentissement de l’activité de construction d’habitations l’an prochain également.»