Les premiers magasins de vente au détail de cannabis ne sont toujours pas prêts à ouvrir leurs portes, à moins d’une semaine de leur ouverture officielle.

Les magasins de cannabis ontariens ne sont pas prêts

TORONTO — Les premiers magasins de vente au détail de cannabis en Ontario doivent ouvrir leurs portes la semaine prochaine, mais certains des 25 détenteurs de licence sont encore pris dans le long processus d’approbation et pourraient ne pas être prêts à temps.

Les magasins qui n’arrivent pas à ouvrir leurs portes lundi pourraient faire face à des pénalités financières, mais le gouvernement progressiste-conservateur a refusé de précipiter le processus de vérification.

Le ministre des Finances, Vic Fedeli, a déclaré qu’il faudra attendre le 1er avril pour voir combien de magasins peuvent fonctionner. Il a rappelé qu’après 100 ans de prohibition, il valait mieux ne rien précipiter.

En Ontario, le cannabis à des fins récréatives peut être acheté par l’entremise d’un site internet du gouvernement.

Le gouvernement conservateur avait d’abord annoncé qu’il n’y aurait pas de limite au nombre de magasins de vente au détail après la légalisation du cannabis. Toutefois, en décembre, le gouvernement Ford a évoqué des problèmes d’approvisionnement au Canada pour justifier sa décision d’octroyer des licences à seulement 25 magasins, afin qu’ils puissent ouvrir leurs portes le 1er avril.

M. Fedeli a dit ne pas avoir une connaissance approfondie du système d’approbations géré par la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO), mais il a souligné que la sécurité devait être la priorité absolue dans ce dossier.

« Je préférerais m’assurer que tout se passe bien plutôt que de nous précipiter, a-t-il soutenu. La CAJO s’efforce de faire en sorte que les 25 qui ont été choisis ouvrent leurs portes dans les meilleurs délais. »

Pénalités financières en vue

Plus tôt cette année, le gouvernement avait organisé une loterie pour choisir les sociétés qui pouvaient demander une licence d’exploitation. Les heureux élus devaient ensuite déposer leur demande, accompagnée de frais non remboursables de 6000 $ et d’une lettre de crédit de 50 000 $. Ils devaient également accepter un calendrier strict pour ouvrir leur magasin. En cas de retard, la CAJO a le pouvoir d’encaisser des sommes de cette lettre de crédit, par étapes.

Si le magasin n’est pas ouvert le 1er avril, la CAJO pourra prélever 12 500 $; une fermeture jusqu’à la fin du mois signifie que les demandeurs risquent de perdre les 50 000 $ de leur lettre de crédit.

Plusieurs demandeurs sont à différents stades du processus d’approbation, a indiqué la CAJO. Trois d’entre eux n’ont pas atteint l’étape qui leur permettrait d’entamer une consultation de 15 jours pour l’emplacement de leur magasin. L’un d’entre eux finira ses consultations mercredi, alors qu’un autre terminera mardi prochain.

Dix demandeurs ont été approuvés et dix autres ont terminé leur processus de consultation.

« Il est difficile de prédire combien de magasins seront prêts à ouvrir dès le 1er avril », a déclaré le porte-parole de la CAJO, Ray Kahnert, dans un communiqué. « La CAJO n’accordera de licence aux exploitants et n’autorisera les magasins que lorsque nous serons convaincus qu’ils ont satisfait toutes les exigences légales et réglementaires. »