Des discussions sur les perspectives annuelles se déroulaient dans le cadre de la Conférence des chefs de la direction des banques canadiennes à Toronto.
Des discussions sur les perspectives annuelles se déroulaient dans le cadre de la Conférence des chefs de la direction des banques canadiennes à Toronto.

Les grands banquiers canadiens dévoilent leurs perspectives pour 2020

TORONTO — Les dirigeants de banques canadiennes partageaient mardi leurs priorités pour la nouvelle année, après une année 2019 marquée par des licenciements, une augmentation du nombre de faillites et des rumeurs de récession imminente.

Les discussions sur leurs perspectives annuelles se déroulaient dans le cadre de la Conférence des chefs de la direction des banques canadiennes à Toronto.

Le président de la Banque CIBC, Victor Dodig, prévoit la croissance des services bancaires directs au Canada et aux États-Unis cette année, en raison de la demande de la génération Y, qui souhaite effectuer des opérations bancaires sans se déplacer dans les succursales physiques.

Son homologue de la Banque Royale du Canada, Dave McKay, surveille l’offre d’habitations au Canada et la simulation de crise hypothécaire, parce qu’il juge que le pays devra faire attention aux ramifications s’il choisit d’assouplir sa politique.

Le ministre des Finances, Bill Morneau, a été chargé par le premier ministre d’examiner la simulation et d’envisager des changements qui la rendraient «plus dynamique».

Pendant ce temps, le chef de la direction de la Banque TD, Bharat Masrani, indique que son institution travaille sur la transition de certains représentants des services financiers dans des rôles plus semblables à ceux des planificateurs financiers.

M. Masrani espère que la TD pourra compter environ 400 à 500 de ces employés pour vendre des produits aux consommateurs américains dans les quelques prochaines années.

Brian Porter, de la Banque Scotia, attend avec impatience une amélioration de la situation économique pour les pays d’Amérique latine, où il exerce certaines activités, stimulant ainsi les actifs non canadiens de la banque.

Darryl White, de la Banque de Montréal, affirme pour sa part qu’un ralentissement de l’économie américaine et de la demande du marché fait en sorte qu’il ne prévoit pas d’augmentation de plus de 10 % de l’activité de prêts commerciaux aux États-Unis.