Le total des expéditions de pétrole par rail a atteint 193 500 barils par jour en avril.

Les exportations de pétrole par rail ont atteint un sommet en avril, selon l’ONÉ

CALGARY - Les exportations canadiennes de pétrole brut par chemins de fer ont atteint un niveau record en avril, grâce à une progression de 13 pour cent sur un mois, la pleine capacité des pipelines forçant les producteurs à utiliser les trains pour livrer leurs produits, a indiqué l’Office national de l’énergie.

Le total des expéditions de pétrole par rail a atteint 193 500 barils par jour en avril, surpassant le précédent record de près de 179 000 barils par jour enregistré en septembre 2014 et devançant largement les 150 000 barils par jour déplacés en avril 2017.

Selon Andrew Botterill, du cabinet d’expertise comptable Deloitte, les expéditions ferroviaires devraient continuer de croître cette année.

L’utilisation accrue du rail devrait permettre de raffermir les prix du pétrole brut bitumineux Western Canadian Select par rapport à ceux du West Texas Intermediate, la référence de New York, a-t-il observé.

Selon lui, la demande pour le pétrole lourd canadien devrait augmenter, car elle sera nécessaire dans le complexe de raffinage américain de la côte du Golfe pour remplacer les volumes décroissants en provenance du Venezuela.

Deloitte prévoit que les prix mondiaux du pétrole reculeront par rapport à leurs récents sommets de trois ans au cours des prochains mois, avec l’augmentation de la production des pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la baisse de la demande internationale pour le pétrole.

«Les baisses continues des volumes de production vénézuéliens, la possibilité de sanctions imposées par les États-Unis à l’Iran et la diminution des volumes des réserves de pétrole ont fait grimper les prix mondiaux du pétrole», indique le rapport.

«Cependant, ils devraient reculer dans les mois à venir, alors que les membres de l’OPEP augmentent leurs taux de production pour combler les volumes manquants attribuables aux réductions de la production iranienne et vénézuélienne.»