Les employés de l’usine d’Oshawa de GM ne sont pas laissés à eux-mêmes.

Les employés de l’usine d’Oshawa de GM ne sont pas laissés à eux-mêmes

OSHAWA - La direction de la branche canadienne du géant américain de l’automobile General Motors (GM) assure qu’elle s’efforce de fournir de l’entraînement d’appoint aux employés qui seront affectés par la fermeture annoncée de l’usine d’assemblage d’Oshawa, en Ontario, devant intervenir dès l’an prochain.

Elle affirme aussi travailler de concert avec eux afin de les aider à trouver des emplois potentiellement intéressants.

À ce jour, elle soutient avoir identifié environ 2000 postes qui promettent d’être disponibles dans la région de Durham en 2019, mais aussi en 2020.

En outre, elle indique avoir ciblé 300 emplois pour des techniciens automobiles qui auraient de l’intérêt à être embauchés par un concessionnaire GM de l’Ontario et 100 autres postes qui seront éventuellement ouverts dans d’autres installations de l’entreprise, toujours dans la même province.

La direction de la branche canadienne de GM souligne également que le Collège de Durham mettra en place un portail électronique confidentiel destiné aux travailleurs touchés par la fermeture à venir.

Ces derniers seront invités à l’utiliser pour dénicher des ouvertures professionnelles intéressantes ou encore pour cibler les formations auxquelles ils pourraient vouloir s’inscrire.

Le mois dernier, les autorités locales ont été ébranlées quand elles ont appris que l’usine d’assemblage d’Oshawa faisait partie des cinq installations nord-américaines de GM devant fermer leurs portes l’an prochain.

Le président national d’Unifor, Jerry Dias, a alors promis que son syndicat ne ménagerait aucun effort pour renverser la vapeur en Ontario.

Faisant fi de la sortie de M. Dias, la partie patronale avait, pour sa part, affirmé être favorable à une transition en douceur pour les employés devant être bientôt licenciés.

Malgré cette sortie qui se voulait rassurante, elle projette toujours de se départir d’environ 8000 cols blancs au total et de quelque 2600 ouvriers au Canada.

De l’autre côté de la frontière, l’hémorragie s’annonce, toutefois, moins importante que ce qui avait été prévu initialement pour cette seconde catégorie de travailleurs.

De prime abord, la haute direction de General Motors avait annoncé son intention de se départir de plus de 14 000 travailleurs en Amérique du Nord.

Or, vendredi, elle a réajusté le tir en précisant que 2700 des 3300 ouvriers américains, qui auraient normalement dû être remerciés, pourront être affectés à d’autres usines des États-Unis où de nouveaux emplois seront créés.

Il faut dire que les élus de ce pays - et plus particulièrement le président Donald Trump - ont exercé de fortes pressions sur le patronat de GM pour l’inciter à faire marche arrière.

D’ailleurs, dans le cadre d’une entrevue diffusée sur les ondes du réseau Fox jeudi, M. Trump a écorché la présidente-directrice générale de General Motors, Mary Barra, en la qualifiant notamment de «méchante» et il a martelé une fois de plus que l’entreprise ne devait surtout pas s’attendre à être bien traitée pas son administration dans le futur.

La Presse canadienne