Les employés civils des bases militaires au Canada tiendront des «piquets d'information» cette semaine pour attirer l'attention de la population sur les iniquités salariales dont ils se disent victimes.

Les employés civils des bases militaires dénoncent des iniquités salariales

FREDERICTON — Les employés civils des bases militaires au Canada tiendront des «piquets d'information» cette semaine pour attirer l'attention de la population sur les iniquités salariales dont ils se disent victimes.

Cathy O'Kane, vice-présidente de l'Union des employés de la Défense nationale, a indiqué mercredi que des syndiqués distribueront des tracts devant leur lieu de travail jeudi matin, pour faire passer le message à la fois aux militaires et aux citoyens. «Nous voulons envoyer le message à notre employeur que nous luttons là-dessus depuis plusieurs années et qu'actuellement, nous perdons espoir. Nous en sommes à la prochaine étape.»

Mme O'Kane soutient que les salaires varient non seulement d'une base à l'autre, mais elle affirme que ses membres, considérés comme des fonctionnaires, sont pourtant payés environ 30 pour cent de moins que la majorité des fonctionnaires fédéraux pour les mêmes catégories d'emplois.

Le syndicat, qui fait partie de l'Alliance de la fonction publique du Canada, compte environ 700 membres - personnel de soutien administratif ou opérationnel - dans 10 bases militaires au pays. Neuf des 10 sections locales sont présentement en négociations pour le renouvellement de leur convention collective, mais les négociations à la base de Valcartier, en banlieue de Québec, sont dans une impasse.

Selon Mme O'Kane, c'est l'écart de rémunération qui constitue l'un des éléments clés des négociations en cours.

«Lorsque nous commençons les négociations et que nous soulignons que nous ne sommes pas payés de la même façon même si nous avons tous le même employeur, ils nous répondent que nous négocions localement, qu'ils ne peuvent rien faire à ce sujet», a déclaré Mme O'Kane.

L'employeur, Les Services de bien-être et moral des Forces canadiennes, n'a pas donné suite à une demande d'entrevue.