Au Canada, les fraudes liées aux achats en ligne font partie des fraudes les plus courantes.

Les consommateurs sont invités à détecter et signaler les fraudes

Les fraudes sur internet représentant un véritable fléau, les consommateurs du pays seront appelés à la vigilance tout au cours du mois de mars.

À l’occasion du mois de la prévention de la fraude, des activités de sensibilisation seront organisées par de nombreux corps policiers et organisations du pays. Au cours de cette campagne nationale, on rappellera que les fraudeurs ciblent tout le monde, peu importe la profession, le sexe, l’âge ou l’appartenance culturelle.

Les partenaires de la campagne, qui a été lancée jeudi, entendent souligner que les fraudeurs font preuve d’une grande habileté et usent d’une variété de stratagèmes pour manipuler leurs victimes. Ils souligneront que la vigilance et le travail de prévention demeurent les meilleures protections contre la fraude.

Au Québec, on constate une hausse de la valeur des pertes financières liées aux fraudes sur internet. Les pertes en 2017 ont atteint 6,5 millions $, comparativement à 4,9 millions $ en 2016. L’an dernier, le hameçonnage a fait 478 victimes au Québec, selon le Centre antifraude du Canada (CAFC).

Au Canada, les fraudes liées aux achats en ligne font partie des fraudes les plus courantes. Il est donc recommandé de faire ses achats sur des sites web dignes de confiance, de lire toutes les conditions d’utilisation et de se méfier des offres alléchantes.

Les fraudeurs misent généralement sur la méconnaissance, la vulnérabilité, le sentiment d’urgence et la pression pour arriver à leurs fins. Or, de nouvelles formes de stratagèmes apparaissent tous les jours et les citoyens sont invités à adopter des comportements sécuritaires afin de se prémunir contre les fraudeurs. De plus, ils sont appelés à signaler tout acte frauduleux puisqu’il s’agit d’un acte criminel. Il est recommandé de signaler la fraude le plus tôt possible aux policiers et au Centre antifraude du Canada.

Ce centre estime recevoir environ cinq pour cent des plaintes de victimes de fraudes au Canada. Il explique ce bas taux de dénonciation notamment par l’embarras ou la honte des victimes. Or, le centre fait valoir que les fraudeurs capitalisent sur ce sentiment pour poursuivre leurs activités en toute impunité.

Pour sa part, le Bureau de la concurrence a lancé la deuxième édition d’un guide pratique intitulé «Le petit livre noir de la fraude». Il expose au grand jour 12 des arnaques les plus courantes au Canada. Il donne aussi des conseils aux consommateurs et aux entreprises.