Les centres de jardins et les pépinières de l’Est ontarien se disent prêts à rouvrir leurs portes aux clients dès vendredi.
Les centres de jardins et les pépinières de l’Est ontarien se disent prêts à rouvrir leurs portes aux clients dès vendredi.

Les centres de jardin dans l’Est ontarien prêts pour la réouverture

Les centres de jardins et les pépinières de l’Est ontarien se disent prêts à rouvrir leurs portes aux clients dès vendredi, comme l’a annoncé le premier ministre Ford en point de presse mercredi.

Pour Nadia Carrier, copropriétaire des serres M.Quenneville, à Plantagenet, la nouvelle est très bien reçue. 

«Je suis vraiment contente, surtout pour les clients et les gens qui commencent leur jardinage. Ils vont pouvoir vraiment venir en magasin, voir les produits, avoir de bons conseils sur place au lieu de tout faire par courriel. Il y a encore des risques de gel la nuit, donc il reste quelques semaines pour tout mettre en place.»

Depuis le début des mesures de confinements, les serres M.Quenneville ont continué à opérer, mais sous les restrictions émises par la santé publique, et en n’offrant que le service à l’auto. Nadia Carrier affirme que la clientèle était quand même au rendez-vous. Cela dit, selon la nature des produits qu’elle offre, l’achat en ligne et les listes de disponibilité par courriel ont leurs limites. 

«Les gens ne sont pas très habitués à ça. Ils aiment voir les plantes, pouvoir les choisir eux-mêmes, les sentir. La fin de semaine de la fête des Mères est d’ailleurs un gros week-end habituellement.» 

Une réouverture attendue 

Mme Carrier espérait que ce n’était qu’une question de jours avant que le gouvernement ontarien ne fasse l’annonce. Allées à sens uniques, inventaire de masques, désinfectant, les serres M.Quenneville affirment avoir mis en place les mêmes règles qui régissent présentement les épiceries et les pharmacies. 

«On a fait notre marchandisage en conséquence. On a placé toutes nos vivaces, nos arbres et nos arbustes de sorte que les gens vont pouvoir circuler sans se croiser.» Les autres commerces dont l’ouverture prochaine a été annoncée mercredi, comme les quincailleries, devront également se soumettre à ces mêmes règles. 


« La boutique en ligne c’est quelque chose qui nous intéressait déjà, mais qui était vraiment long à monter »
Nadia Carrier

Encore des achats en ligne

Nadia Carrier souligne qu’il n’y a pas que du négatif qui ressortira des mesures prises pendant la crise. L’achat en ligne, vers lequel convergent de plus en plus de secteurs d’activité, est devenu presque un passage obligé pour bien des entreprises. 

«La boutique en ligne c’est quelque chose qui nous intéressait déjà, mais qui était vraiment long à monter». Selon elle, en horticulture, la clientèle doit être en mesure de chercher naviguer sur la plateforme selon un format de recherche efficace: les plantes qui vont à l’ombre, la hauteur des arbustes, la couleur des fleurs, etc. «Ce n’est pas juste de mettre nos produits avec une photo. C’est vraiment d’y aller avec des informations utiles.» 

Elle affirme donc que les commandes en ligne demeureront ainsi accessibles pour les gens qui seront toujours réticents à l’idée de se déplacer en personne. D’un côté ou de l’autre, «on est prêts», assure-t-elle.