Le récent jugement de la Cour suprême sur les annonces américaines a forcé les entreprises en préparant des publicités distinctes destinées au marché canadien ou montrer au Canada leurs annonces préparées pour leurs marques américaines.

Les annonceurs canadiens ajustent leur stratégie du Super Bowl après un jugement

TORONTO — Le secteur publicitaire canadien doit s’ajuster cette année à la conclusion récente d’une bataille de plusieurs années sur le précieux temps d’antenne consacré au spectacle annuel du Super Bowl.

La diffusion du match de dimanche par Bell Canada, qui montrera des publicités canadiennes, sera la seule source offerte au pays à la suite d’un récent jugement de la Cour suprême. Le plus haut tribunal canadien a annulé une décision précédente qui autorisait la diffusion des signaux canadiens et américains pendant le grand match de football américain.

Les annonceurs disent que le changement a convaincu de nombreuses entreprises de préparer des publicités distinctes destinées au marché canadien, ou de choisir de montrer au Canada les annonces préparées pour leurs marques américaines.

Labatt Canada a indiqué que la marque de bière Budweiser diffuserait une publicité canadienne en partenariat avec Uber qui encourage les gens à ne pas boire et conduire, mais montrera différentes publicités aux États-Unis.

Hyundai Canada a annoncé qu’il avait décidé d’acheter les droits canadiens sur la publicité du constructeur aux États-Unis pour le Super Bowl, qui met en vedette les acteurs John Krasinski, Chris Evans et Rachel Dratch.

Bell Média a indiqué que les téléspectateurs canadiens pouvaient s’attendre à voir également des publicités de SkipTheDishes, BMW Canada et Aliments Maple Leaf. Le vice-président principal des ventes, Perry MacDonald, n’a cependant pas voulu dire quelles marques avaient payé ou s’il restait des minutes disponibles en vue de la diffusion du match.

En 2016, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a décidé que dans le cas du Super Bowl, la pratique habituelle de remplacer les signaux américains par celui d’un diffuseur canadien qui détenait les droits allait à l’encontre de l’intérêt public. Le 19 décembre, la Cour suprême a affirmé que l’organisme de réglementation n’avait en fait pas le pouvoir de prendre cette décision.