Les affaires express

Les médias ont toujours leur place dans Québecor, dit PKP

MONTRÉAL — Même si elle a vu ses revenus décliner au cours du dernier exercice, la division médiatique de Québecor a toujours sa place au sein du conglomérat, estime son président et chef de la direction, Pierre Karl Péladeau.

Ce secteur a généré des recettes d’environ 770 millions $ l’an dernier, en baisse de 2,4 %, alors que la télédiffusion a pu tirer son épingle du jeu même si le bilan a été moins positif pour les médias imprimés.

Les revenus tirés de l’édition de journaux comme le «Journal de Montréal» et le «Journal de Québec» ont notamment fléchi de 8,7 millions $, à 183,5 millions $, tandis que le bénéfice d’exploitation ajusté a été de 4,5 millions $, en déclin de 58 %.

En revanche, le chiffre d’affaires découlant de la télédiffusion a grimpé de 2,7 %, à 439 millions $. Ses bénéfices se sont appréciés de 87 pour cent, atteignant 42 millions $.

«Nous croyons être en mesure de continuer d’afficher une croissance supérieure dans un environnement qui n’est certainement pas aussi favorable à ce qu’il était dans le passé», a expliqué mercredi M. Péladeau, au cours d’une conférence téléphonique.

L’homme d’affaires discutait des résultats du quatrième trimestre, période au cours de laquelle Québecor a vu son bénéfice net fléchir légèrement.

Pour l’exercice 2017, la division médiatique du conglomérat a réalisé un bénéfice d’exploitation de 69,3 millions $, en progression de 29 % sur un an.  La Presse canadienne

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Le CN se remet d’un difficile début d’année, dit son patron

NEW YORK — La Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) commence à se remettre d’un des pires mois de février de son histoire, a indiqué mercredi son chef de la direction par intérim.

Jean-Jacques Ruest a précisé que la performance du transporteur ferroviaire en mars s’améliorait par rapport au début de l’année, pendant lequel les conditions hivernales particulièrement rudes ont entraîné une baisse des volumes et une hausse des coûts.

Les trains accélèrent et les revenus par mille parcouru ont commencé à être positifs, ce qui devrait faire grimper le niveau de satisfaction des consommateurs.

Le CN s’est excusé pour ne pas avoir été en mesure d’assurer le transport de céréales avec fiabilité et a précisé qu’il mobilisait des trains et des travailleurs supplémentaires pour rattraper son retard.

Le CN a aussi commandé de nouvelles locomotives et pourra en utiliser 130 en location d’ici quelques semaines. Il embauche aussi 2000 travailleurs, incluant des centaines de chefs de train.

D’ici le quatrième trimestre, a estimé M. Ruest, le CN devrait être de retour là où il se trouvait il y a 12 à 18 mois.

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Prise 2: Toys R Us Canada reste ouvert 

TORONTO — Les activités de Toys R Us se poursuivent au Canada, même si la division britannique du détaillant a annoncé la fermeture de ses 75 magasins.

La branche canadienne de la chaîne de magasins de jouets a répété mercredi essentiellement le même message qu’elle l’avait fait la semaine dernière, lorsque certains médias avaient rapporté que Toys R Us se préparait à liquider ses magasins américains.

Selon le vice-président du marketing de Toys R Us Canada, Clint Gaudry, les 82 magasins canadiens de l’entreprise restent ouverts et l’entreprise continue d’honorer toutes ses politiques de consommateurs et ses programmes comme son registre de cadeaux pour bébés, ses cartes-cadeaux et ses programmes de fidélisation.

La division canadienne de Toys R Us a obtenu en septembre la protection de la cour contre ses créanciers, un jour après que la division eut fait de même.

En janvier, Toys R Us a annoncé qu’elle fermerait quelque 180 magasins aux États-Unis dans les mois à venir.

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Protection de la vie privée: des précisions demandées à Loblaw

OTTAWA — Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada veut savoir de la compagnie Loblaw pourquoi elle a demandé à certains consommateurs de fournir des renseignements personnels additionnels afin de se prévaloir de la carte d’achat de 25 $ offerte à la suite d’une affaire présumée de fixation des prix du pain.

Des consommateurs soutiennent que le détaillant leur avait demandé par exemple de numériser leur permis de conduire ou une facture de services publics avant d’obtenir la carte d’achat. Des experts rappellent que ces documents constituent une véritable mine d’or pour les voleurs d’identité.

Loblaw explique que ces renseignements personnels sont demandés à des fins de vérification, et que ces informations seront détruites par la suite. On soutient par ailleurs que la vaste majorité des consommateurs ne seront pas tenus de fournir des renseignements additionnels, sans toutefois préciser comment on choisit les personnes ciblées.

Loblaw et sa compagnie mère, George Weston, ont admis en décembre dernier qu’elles avaient participé à un «arrangement» entre géants de l’alimentation afin de coordonner, pendant au moins 14 ans, le prix du pain au pays. Loblaw a ensuite offert aux consommateurs une carte d’achat de 25 $ «pour aider à rectifier la situation».