Les affaires en bref

Les nouvelles économiques du jour, en quelques mots.

Tribunal du travail : un céramiste et un saxophoniste sont-ils des enseignants?

Un céramiste, un saxophoniste ou un violoniste peuvent-ils être considérés comme des enseignants dans un certain contexte?

C’est à cette question qu’a dû répondre le Tribunal administratif du travail, devant une requête d’un syndicat, l’Alliance des professeurs de Montréal, qui voulait faire inclure ces salariés dans son unité d’accréditation.

L’Alliance des professeurs de Montréal, comme son nom l’indique, représente les enseignants à l’emploi de la Commission scolaire de Montréal.

L’école Face est une école primaire et secondaire à vocation artistique, qui permet aux élèves d’apprendre par l’intermédiaire des arts. Quelque 1400 élèves y étudient.

L’Alliance des professeurs de Montréal voulait faire déclarer par le tribunal que les 22 tuteurs en musique instrumentale et le céramiste faisaient partie de son unité d’accréditation syndicale.

La Commission scolaire de Montréal s’y opposait, affirmant que les 23 personnes sont certes des salariés, mais qu’ils ne sont pas des enseignants.

Après avoir entendu la cause, le tribunal a finalement conclu qu’ils ne pouvaient être considérés comme des enseignants, vu le contexte. «Ces tuteurs sont des musiciens professionnels, sélectionnés en fonction de leur maîtrise technique d’un instrument et qui ne détiennent pas de brevet ou de permis d’enseignement», écrit la juge Marie-Claude Grignon dans sa décision.

Elle relève aussi que la Cour d’appel a déjà statué, dans un autre dossier, que la fonction d’enseignant «comporte trois volets: 1- la transmission de connaissances, 2- dans le cadre d’un programme structuré et établi par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et 3- la vérification des acquis».

Or, elle a jugé que ni les tuteurs ni le céramiste n’ont la responsabilité d’évaluer la progression des élèves selon le programme établi, de leur faire passer des examens ou de leur attribuer une note au bulletin scolaire. «Seuls les enseignants font rapport de cette progression aux parents, ainsi qu’à la direction de l’école», souligne la juge administrative.

Elle a donc statué qu’il ne s’agissait pas d’enseignants compris dans l’unité d’accréditation de l’Alliance des professeurs de Montréal.

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Optimisme prudent chez Manuvie et Sunlife

Deux des plus importantes sociétés de services financiers au Canada ont affiché des profits en hausse pour leur plus récent trimestre, mais des signes de prudence se font sentir. La Financière Sun Life a affirmé que ses clients investisseurs étaient « prudents » dans un contexte commercial incertain, alors que la Financière Manuvie a réduit son empreinte physique et son effectif. « Le contexte commercial rend clairement les gens prudents, et ceux-ci restent un peu plus inactifs », a-t-il expliqué jeudi aux analystes, lors d’une conférence téléphonique. Entre-temps, Manuvie a donné plus de détails sur l’importante initiative de réduction des coûts annoncée en juin, lors d’une journée des investisseurs, visant à économiser 300 millions $ par année. Le directeur financier de la société de services financiers établie à Toronto, Philip Witherington, a indiqué aux analystes qu’elle avait l’intention de regrouper l’empreinte de son siège social aux États-Unis et au Canada États-Unis en un seul immeuble dans chaque marché. Manuvie veut en outre consolider ses systèmes patrimoniaux de technologies de l’information aux États-Unis, en plus d’éliminer 700 emplois, comme annoncé précédemment.

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Canadian Tire dévoile des résultats décevants

Le détaillant Canadian Tire a affiché jeudi un bénéfice en baisse pour son deuxième trimestre, ainsi qu’une augmentation de ses revenus plus faible que celle attendue par les analystes. L’analyste Irene Nattel, de RBC Dominion valeurs mobilières, a attribué une partie de la faiblesse aux coûts associés au lancement du programme de fidélisation Récompenses Triangle et aux mauvaises conditions météorologiques du mois d’avril, qui ont affecté les ventes au détail. La société torontoise, qui exploite notamment les enseignes Canadian Tire, L’Équipeur, Sports Experts, a affiché un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 156 millions $, soit 2,38 $ par action. En comparaison, elle avait engrangé un profit net de 195,2 millions $, ou 2,81 $ par action, un an plus tôt. Le chef de la direction de Canadian Tire, Stephen Wetmore, a expliqué que le trimestre avait démarré lentement, mais qu’il avait repris de la vigueur en mai et en juin. « La croissance de nos ventes de détail d’un exercice à l’autre reflète la solidité de nos marques, même si toutes nos activités de détail ont subi l’incidence de l’un des mois d’avril les plus froids jamais enregistrés », a-t-il affirmé dans un communiqué.