Les affaires en bref

Les nouvelles économiques du jour, en quelques mots.

La dette des ménages canadiens est restée stable au quatrième trimestre

Le ratio d’endettement des ménages canadiens par rapport à leur revenu disponible a légèrement reculé au quatrième trimestre, ce qui fait croire à certains observateurs que l’évolution de la dette a peut-être franchi une importante étape.

Selon Statistique Canada, la dette des ménages contractée sur le marché du crédit exprimée en tant que portion du revenu disponible s’est établie à 170,4 pour cent au quatrième trimestre.

En d’autres mots, les ménages canadiens détiennent 1,70 $ de dette pour chaque dollar de revenu dont ils disposent.

En comparaison, ce taux était de 170,5 pour cent au trimestre précédent - une donnée révisée à la baisse puisqu’elle avait été initialement estimée à 171,1 pour cent.

«Même s’il est trop tôt pour le dire (avec certitude), nous pourrions avoir vu le sommet du ratio d’endettement au 3e trimestre, puisque le premier trimestre montrera un important déclin en raison de facteurs saisonniers», a fait remarquer Benjamin Reitzes, stratège en macroéconomie à la Banque de Montréal.

L’endettement des ménages est souvent évoqué comme un risque clé pour l’économie canadienne par la Banque du Canada et d’autres observateurs. La banque centrale, qui a haussé son taux d’intérêt directeur à trois reprises depuis l’été dernier, a dit qu’elle étudiait avec attention la sensibilité de l’économie aux nouveaux taux d’intérêt plus élevés.

La Banque de Montréal interdit l’achat de Bitcoin avec ses cartes

La Banque de Montréal a annoncé jeudi qu’elle cessait de permettre aux consommateurs d’utiliser ses cartes pour acheter des cryptomonnaies comme le Bitcoin.

Les particuliers ne pourront plus acheter des cryptomonnaies à l’aide des cartes de crédit MasterCard de la Banque de Montréal ou de ses cartes de débit, a précisé le groupe financier.

La Banque TD avait annoncé une interdiction semblable le mois dernier, en précisant qu’elle avait l’intention d’étudier et d’évaluer ce marché en évolution.

Plusieurs banques américaines ont déjà pris des décisions semblables en ce qui a trait aux achats de Bitcoin et d’autres cryptomonnaies.

La valeur du Bitcoin a bondi l’an dernier, atteignant à un certain moment plus de 20 000 $. Depuis, elle est redescendue en deçà des 11 000 $.

BlackBerry prolonge son contrat avec son grand patron John Chen jusqu’en 2023

BlackBerry a prolongé le contrat de son président et chef de la direction John Chen jusqu’en novembre 2023.

M. Chen s’est joint à BlackBerry en novembre 2013 et a dirigé l’entreprise pendant la restructuration qui a vu le fabricant de téléphones intelligents se transformer en fournisseur de logiciels et de services de cybersécurité.

L’administrateur principal de BlackBerry, Prem Watsa, a affirmé que le leadership de M. Chen était essentiel et que le conseil avait déterminé que le garder à la barre de l’entreprise représentait l’intérêt primordial de la société.

La prolongation de contrat de cinq ans comporte des primes en espèces et en actions conditionnelles à la performance à long terme, en plus d’une prime en actions fondée sur le temps, a précisé l’entreprise.

Il n’y aura aucun changement ni au salaire de base de M. Chen ni aux mesures incitatives à court terme en espèce ou aux avantages sociaux.

BlackBerry dévoilera ses résultats financiers du quatrième trimestre le 28 mars.

La Banque de Montréal lance des assistants virtuels sur Facebook et Twitter

La Banque de Montréal a décidé d’explorer les possibilités qu’offre l’intelligence artificielle en matière de service à la clientèle en lançant deux assistants virtuels (des «chatbots», en anglais) sur Facebook Messenger et Twitter.

Il s’agit de la plus récente initiative d’une banque canadienne pour renforcer ses capacités numériques, à une époque où les consommateurs utilisent de plus en plus téléphones intelligents et ordinateurs pour effectuer leurs opérations bancaires.

La Banque de Montréal a développé l’assistant virtuel pour Facebook en partenariat avec la firme vancouvéroise Finn.ai et celui de Twitter avec la compagnie torontoise Massively.

Ces assistants virtuels devraient fournir «des réponses instantanées aux questions les plus fréquemment posées par les clients», a précisé l’institution financière dans un communiqué. Ils pourront par exemple expliquer comment consulter un compte ou transférer de l’argent, mais pas question pour eux de réaliser des transactions comme le paiement d’une facture - même si certains assistants virtuels en sont capables et que d’autres banques s’aventurent dans cette direction.

La Banque de Montréal pourrait éventuellement ajouter de nouvelles fonctions aux assistants virtuels, mais elle progresse avec prudence pour assurer la sécurité des informations confidentielles de ses clients, a dit le chef de la stratégie numérique de la banque, Brett Pitts.