La hausse des niveaux d’immigration offre un moyen d’augmenter l’offre de travail, selon la Banque du Canada.

L’éducation et l’immigration peuvent aider la croissance, dit la Banque du Canada

L’éducation, l’immigration et la libéralisation du commerce ont déjà soutenu les perspectives de croissance de l’économie canadienne et pourraient être appelées à le faire de nouveau, a fait valoir mercredi un dirigeant de la Banque du Canada.

Dans un discours prononcé à Ottawa, le sous-gouverneur de la banque centrale Lawrence Schembri a affirmé que le potentiel de production du pays permet d’évaluer ce que l’économie peut réaliser de façon durable à long terme.

Le Canada, comme la plupart des économies avancées, a vu une baisse tendancielle de la croissance de sa production potentielle ces dernières décennies - essentiellement à cause du vieillissement de la population, a expliqué le sous-gouverneur.

Dans le texte préparé de son discours, M. Schembri a affirmé que le Canada pouvait se tourner vers des solutions politiques qui ont aidé à soutenir la croissance potentielle par le passé.

M. Schembri fait valoir que l’éducation et la formation aideront les travailleurs à suivre l’accélération du changement technologique, en plus de les rendre plus productifs et d’aider à réduire l’inégalité des revenus.

La hausse des niveaux d’immigration offre un moyen d’augmenter l’offre de travail, a-t-il ajouté, en précisant que pays devra cependant s’efforcer de mieux mettre en adéquation les compétences des immigrants avec les besoins du marché du travail.

Selon le sous-gouverneur, le Canada pourrait obtenir un plus grand coup de pouce du commerce en ouvrant de nouvelles avenues et en réduisant les barrières pour les entreprises. Il devra cependant s’assurer que les travailleurs profitent eux aussi de certains des bénéfices liés à la libéralisation du commerce, a-t-il rappelé.

La Presse canadienne