L’Aéroport international Jean-Lesage YQB a annoncé mardi à ces employés que leurs postes étaient abolis de façon permanente.
L’Aéroport international Jean-Lesage YQB a annoncé mardi à ces employés que leurs postes étaient abolis de façon permanente.

Le tiers de l’effectif de l’aéroport Jean-Lesage perd son emploi

Le tiers des employés de l’aéroport Jean-Lesage, soit 46 personnes, sont mis à pied de façon permanente, victimes de l’effondrement du trafic aérien dû à la pandémie et de la reprise des voyages qui s’annonce lente.

L’Aéroport international Jean-Lesage YQB a annoncé mardi à ces employés que leurs postes étaient abolis de façon permanente. La grande majorité, soit une quarantaine, avaient été mis à pied de façon temporaire dès la fin du mois de mars.

Laurianne Lapierre, porte-parole pour YQB, explique que les employés touchés sont ceux dont les services n’étaient plus requis «dans un contexte où les opérations aéroportuaires ont grandement ralenti et ne reviendront pas à la normale avant plusieurs mois, voire quelques années». Sept pompiers, certains cadres et plusieurs agents de service aux clients figurent parmi les mises à pied.

À sa récente assemblée publique annuelle, la direction de l’aéroport indiquait qu’en raison de la fermeture des frontières, «YQB a vu ses vols s’évaporer et ses revenus s’effondrer de 90 %, et ce, bien qu’elle doive toujours assumer 60 % de ses dépenses en raison de son statut de service essentiel». 

En vertu de son bail foncier avec Transports Canada, YQB a l’obligation de gérer, d’exploiter et d’entretenir ses pistes et installations de façon continue et active en tout temps, précise Laurianne Lapierre.

YQB prévoit maintenant accueillir environ 600 000 passagers pour l’année 2020 - il y en avait eu 1,7 million en 2019 - «sous réserve de la réouverture des frontières, de la progression du virus dans le monde, des découvertes scientifiques, des stratégies d’affaires des compagnies aériennes et de la propension des gens à voyager par avion». 

Selon les prévisions de l’industrie et celles de la direction de la société, il faudra attendre à 2023 ou 2024 avant de retrouver un trafic passager équivalent à ce que YQB a connu en 2019.