Des travailleurs ont déjà commencé à quitter l’entreprise en raison du climat d'incertitude qui règne au sein de l'usine Fortress de Thurso.

Le syndicat et les employés de l'usine Fortress sont moins optimistes

Même si les ministres Fitzgibbon et Lacombe ont tenu des propos rassurants lors de leur passage à Thurso, l’incertitude règne parmi les travailleurs de l’usine dont les cheminées cesseront graduellement de fumer au cours des prochains jours.

«Nous avons un certain encouragement, mais nous avons encore des inquiétudes. Ce n’est pas une garantie que cette usine va repartir. On attend soit un investisseur ou quelqu’un qui va racheter l’usine et ce n’est pas encore fait. [...] Syndicalement parlant, je regarde ça d’un oeil où on injecte 8 millions dans l’industrie pour faire une fermeture», a confié à des journalistes le vice-président de la maintenance chez Fortress Global et représentant syndical pour Unifor, Guy Diotte, après l’annonce du gouvernement Legault.

Des travailleurs ont déjà commencé à quitter l’entreprise, a-t-on appris mardi.

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Du soutien pour les travailleurs de l'usine Fortress de Thurso

Selon M. Diotte, la situation risque maintenant de créer un exode d’employés. «Ça fait déjà quelques semaines que des employés ont commencé à se chercher autre chose, vu le marché et les inquiétudes. On voyait les chiffres de la compagnie, on voyait que ça n’allait pas bien, mais rien n’indiquait qu’on s’en allait vers une fermeture. Les dirigeants nous ont toujours rassuré jusqu’à hier (lundi)», a-t-il dit. 

Le maire de Thurso, Benoît Lauzon, estime que le plan de relance proposé par Québec devrait rassurer les travailleurs et la communauté, mais reconnaît que rien n’est encore gagné.

«De voir le ministre ce matin ici venir annoncer un plan de relance, je pense qu’il faut être confiant. Le ministre n’avait pas l’obligation de faire ça», a affirmé M. Lauzon.

«C’est normal qu’il y ait des craintes, a ajouté M. Lauzon, en lien avec la position du syndicat. La transparence de l’industrie envers ses employés sera extrêmement importante pour que l’entreprise s’assure d’avoir ces travailleurs-là la journée où elle rouvrira. C’est le message que j’ai lancé à la direction.»