Le baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en octobre, la référence américaine, a gagné 6 cents par rapport à la clôture de la veille pour terminer à 47,29 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le pétrole toujours marqué par Harvey

Le pétrole coté à New York a terminé en légère hausse vendredi à l'issue d'une semaine marquée par les interrogations sur l'impact de l'ouragan Harvey sur les puits d'extraction, raffineries et oléoducs de la côte texane.
Le baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en octobre, la référence américaine, a gagné 6 cents par rapport à la clôture de la veille pour terminer à 47,29 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
« La principale préoccupation reste de savoir combien de temps les raffineries situées le long de la côte du Golfe du Mexique vont être fermées, combien de temps la demande pour le pétrole brut va encore être affectée », a avancé Gene McGillian de Tradition Energy.
« On aura sûrement plus d'informations après le week-end », prolongé par un jour férié lundi aux États-Unis et au Canada, et les investisseurs ont limité leurs échanges vendredi, a-t-il indiqué.
« Le marché est en train de réestimer sa réaction initiale à la fermeture de nombreuses raffineries dans le sillage d'Harvey », a aussi estimé Bart Melek de TD Securities.
« Il semblerait (qu'elles) ne soient pas autant endommagées qu'après l'ouragan Katrina par exemple », a-t-il souligné.
Selon un relevé du Département américain de l'Énergie effectué vendredi matin, dix raffineries de la région étaient encore fermées. Mais quatre raffineries opéraient partiellement au lieu de deux la veille.
Les investisseurs surveillent également la réouverture des ports de la côte, s'interrogeant sur leurs capacités à accueillir de nouveau les cargos pétroliers, et celles des oléoducs ayant dû ralentir leur activité faute d'essence pour remplir les tuyaux.
« On s'attendait à ce que les stocks de brut gonflent au cours des prochaines semaines, ce qui ne sera peut-être pas le cas », a noté M. Melek.
L'administration a aussi tenté d'intervenir « pour éviter les pénuries d'essence et tenter de calmer l'envolée des prix » en autorisant l'utilisation des réserves stratégiques de pétrole et en assouplissant temporairement les normes sur la composition du carburant, a indiqué Phil Flynn de Price Futures Group.
Au Québec
Pendant ce temps, le prix du litre d'essence à la pompe a augmenté à Montréal pour une deuxième fois en trois jours, ayant atteint tout près de 1,35 $ pour du carburant ordinaire.
Essencequebec.com rapporte pour sa part qu'ailleurs au Québec, les prix étaient jeudi soir beaucoup plus bas qu'à Montréal, en particulier dans certains secteurs de la Montérégie, dans Lanaudière et les Laurentides, en Outaouais et à l'est de Québec. En général, ils étaient inférieurs à 1,05 $ dans ces régions.
Cependant, les prix relevés à Québec étaient de près de 1,24 $ le litre d'ordinaire.
Vendredi matin, GasBuddy affiche des prix inférieurs à 1,10 $ le litre d'ordinaire à Ottawa, de moins de 1,08 $ à Toronto et inférieurs à 0,97 $ à Calgary. 
Avec La Presse canadienne