Le pavillon d’accueil du futur parc de l’Illusion de Saint-André-Avellin sera aménagé en «maison inversée».

Le parc de l’Illusion fera de l’œil aux touristes

Une nouvelle attraction touristique d’envergure verra le jour dans la MRC de Papineau, en 2021.

La ministre fédérale du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, a annoncé mardi une contribution non remboursable de 100 000$ afin de soutenir le projet de démarrage du parc de l’Illusion, à Saint-André-Avellin. L’investissement provient du nouveau Fonds pour les expériences canadiennes dont l’objectif est d’appuyer le développement touristique au pays.

Les promoteurs du parc de l’Illusion, Yvon et Diane Charbonneau, promettent « de nombreuses installations qui mettront à l’épreuve les sens, au moyen de la perspective et de l’optique » sur un terrain de 12 acres, adjacent au Camping Saint-André-Avellin, entreprise dont le couple est également propriétaire.

Les travaux d’infrastructures pour le nouveau site doivent débuter cet automne. Selon l’échéancier prévu, l’ouverture du parc thématique devrait avoir lieu au printemps 2021.

L’emplacement, qui proposera une « expérience unique en Amérique du Nord », sera constitué d’une quinzaine d’attractions pour la première phase dont le coût de mise en œuvre oscillera entre 1,2 et 1,5 million de dollars.

La somme accordée par le fédéral servira à financer la construction du pavillon d’accueil du site qui se matérialisera en « maison inversée » pour les visiteurs. Des dizaines d’emplois devraient être créés grâce à la nouvelle entreprise.

Ce type de projet cadre avec la volonté d’Ottawa d’« amener les touristes en dehors des grands centres », a souligné la ministre Joly, lors de la conférence de presse qui se déroulait dans les locaux de la MRC de Papineau, à Papineauville.

« C’est un projet innovateur, mais c’est surtout un projet qui est soutenu par la région, que ce soit par la MRC, Tourisme Outaouais et la SADC, tous les acteurs de développement économique le soutiennent. Basé sur ce soutien et basé sur le plan d’affaires qui est prometteur, on a décidé de l’appuyer. Ça s’inscrit dans notre volonté de vouloir développer les destinations touristiques dans des plus petites communautés comme Saint-André-Avellin », a affirmé Mme Joly.


«  Les gens verront quelque chose à Saint-André-Avellin qui n’existe pas ailleurs.  »
André Bissonnette

Le concept du parc de l’Illusion a aussi séduit les élus de la région de la Petite-Nation. Une vingtaine de municipalités de la MRC ont d’ailleurs donné leur appui au projet. Aucun investissement de la part de la Municipalité régionale de comté n’a cependant encore été annoncé.

« On a aujourd’hui un excellent projet, un beau projet qui va se démarquer et qui est bon pour Saint-André-Avellin, pour la MRC de Papineau et pour l’ensemble de l’Outaouais », a déclaré le préfet de la MRC de Papineau, Benoît Lauzon, mardi.

Mélanie Joly, a annoncé mardi une contribution non remboursable de 100 000$ afin de soutenir le projet de démarrage du Parc de l’Illusion, à Saint-André-Avellin.

Un parcours d’illusions « unique »

Pour peaufiner leur concept, les promoteurs disent avoir fait appel à des experts dans le domaine des expositions et des illusions, dont Robert Dubé, un spécialiste des musées pancanadiens et internationaux. « Le Parc de l’Illusion, c’est un environnement naturel, des jeux visuels et spatiaux, des installations qui cherchent à amener les visiteurs dans une ambiance ludique qui joue avec les sens, de manière à susciter l’émerveillement, le doute et le plaisir », a résumé l’expert-consultant des promoteurs pour le projet, André Bissonnette.

En plus du pavillon d’accueil qui sera aménagé en « maison inversée », le site proposera notamment une maison croche et un labyrinthe multifonctionnel, mobile et interchangeable. D’ailleurs, des modifications seront apportées annuellement aux installations existantes, alors que de nouvelles attractions seront ajoutées aux lieux, au fil du temps.

« On veut que tous les ans, les gens puissent vivre une expérience différente », a indiqué M. Bissonnnette.

« La personne qui va venir au parc devrait passer entre deux et quatre heures extraordinaires, selon ce qu’elle a envie d’apprendre et d’examiner. Il y en aura pour tous. [...] Ce sera agencé pour que les gens voient quelque chose à Saint-André-Avellin qui n’existe pas ailleurs », a-t-il ajouté.

Les promoteurs espèrent attirer 12 000 visiteurs lors de la première année d’opération du parc thématique.