Jim Wilson a indiqué qu’il participerait jeudi à l’audience publique pour enquêter sur les questions de sécurité nationale entourant les importations d’automobiles et de pièces automobiles.

Le ministre ontarien du Commerce défendra l’industrie automobile à Washington

TORONTO — Le ministre du Commerce de l’Ontario se rendra à Washington cette semaine pour défendre l’industrie automobile de la province lors d’une audience du département du Commerce des États-Unis.

Jim Wilson a indiqué qu’il participerait jeudi à l’audience publique pour enquêter sur les questions de sécurité nationale entourant les importations d’automobiles et de pièces automobiles.

Selon M. Wilson, l’Ontario ne présente aucun risque pour la sécurité nationale aux États-Unis et il prévoit plutôt insister sur les avantages économiques du secteur de l’automobile.

Son voyage aux États-Unis survient alors que le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, s’est engagé à collaborer étroitement avec le gouvernement fédéral en matière de commerce.

M. Ford a précisé que ses ministres et lui discuteraient de l’importance de conclure un nouvel Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) et a ajouté que l’Ontario ne resterait pas sur la touche.

Le président américain Donald Trump a imposé des droits de douane sur les importations américaines d’acier et d’aluminium en provenance du Canada et d’autres pays alliés et a menacé d’imposer des droits similaires sur les véhicules automobiles et les pièces fabriquées au Canada.

Dans une déclaration, M. Wilson appelle à un commerce équilibré et équitable entre les deux pays, ajoutant que le Canada et les États-Unis ont une chaîne d’approvisionnement intégrée qui profite aux deux pays.

«Il est clair que l’Ontario ne constitue pas un risque pour la sécurité nationale aux États-Unis», a-t-il déclaré. «En fait, les États-Unis et l’Ontario partagent plusieurs des mêmes objectifs - ensemble, nous pouvons faire progresser nos priorités communes de création d’emplois des deux côtés de la frontière en développant des environnements d’affaires solides et concurrentiels qui stimulent l’innovation et la croissance.»

Peu de temps après avoir remporté les élections du printemps, M. Ford a rencontré la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et l’ambassadeur du Canada aux États-Unis, et leur a promis son aide dans la dispute commerciale.

«Ce sera une pression sur tout le terrain», a affirmé M. Ford après la réunion de juin. «Je vais voyager dans tous les États, car il n’y a rien de mieux que de rencontrer quelqu’un en personne.»