Le Marché public «nouveau genre» de Ripon est prêt à ouvrir.
Le Marché public «nouveau genre» de Ripon est prêt à ouvrir.

Le Marché public «nouveau genre» de Ripon est prêt à ouvrir

La pandémie de COVID-19 n’empêchera pas la tenue de la 10e saison du Marché public de Ripon, alors que la Coopérative Place du Marché de la Petite-Nation lancera ses activités le 23 mai avec comme toile de fond une série de mesures sanitaires qui permettra aux habitués du site de venir faire leurs achats de produits locaux en toute sécurité, promettent les administrateurs de l’endroit.

«Le pari qu’on prend à la coopérative, c’est qu’on sera encore plus en sécurité que dans n’importe quel lieu où on peut faire notre épicerie généralement», affirme le coordonnateur de la Coopérative Place du Marché de la Petite-Nation, Vincent Ouellette-Destroismaisons.

Douze producteurs ont répondu à l’appel pour cette saison plutôt hors du commun qui s’annonce. Ils étaient censés être 15 pour cette mouture 2020, mais trois d’entre eux ont dû décliner leur participation pour diverses raisons. Le Marché public «nouveau genre» de Ripon sera donc accessible tous les samedis, de 9h à 14h, jusqu’en octobre.

Dans le contexte de la crise actuelle, les clients devront faire la file, en respectant la distanciation sociale de deux mètres entre chaque personne, avant de se rendre à l’état du producteur de leur choix. Un panneau de protection en plexiglas servira d’écran entre le consommateur et son agriculteur. Des stations de désinfectant seront installées devant chaque étal. Le client devra choisir ce qu’il souhaite acheter et ensuite donner sa commande à son producteur qui lui confectionnera son panier.

«Ce sera plus sécuritaire que dans une épicerie pour la simple et bonne raison que les marchands seront à l’intérieur, mais les gens vont demeurer à l’extérieur. On sait que ce qui est le plus dangereux, au niveau de la contamination, c’est quand on se retrouve dans les mêmes espaces, c’est de toucher aux mêmes choses. Toucher à trois ou quatre tomates avant d’acheter, ce ne sera pas possible cette année au marché», explique M. Ouellette-Destroismaisons.


« Le pari qu’on prend à la coopérative, c’est qu’on sera encore plus en sécurité que dans n’importe quel lieu où on peut faire notre épicerie généralement »
Vincent Ouellette-Destroismaisons

Ensuite, la transaction pourra se faire selon tous les modes de paiement possible, à la discrétion des producteurs. D’ailleurs, l’argent comptant, qui est devenu banni dans une majorité de commerces depuis le début de la pandémie, sera accepté, souligne M. Ouellette-Destroismaisons, qui fait remarquer que l’équipe de la coopérative a dû faire preuve d’ingéniosité pour trouver des astuces afin de garantir une expérience des plus agréables et sécuritaire pour tous, dans le contexte.

«Si les gens veulent payer en comptant, il y aura un bac d’eau savonneuse au coin de l’étal où il sera possible de déposer l’argent dedans. Cet argent-là va demeurer dans le bac et le producteur va remettre du change déjà désinfecté au client», précise le coordonnateur.

Membre de l’Association des marchés publics du Québec, le Marché public de Ripon pourra notamment profiter de la plateforme en ligne de cette dernière qui devrait être lancée sous peu et par l’entremise de laquelle les consommateurs pourront commander leurs produits sur Internet pour ensuite aller les récupérer sur place, à Ripon. 

«On va essayer de mettre plein de choses innovantes comme ça de l’avant. J’ai juste hâte que les gens viennent chercher de bons produits dans une belle atmosphère, même si ça ne pourra plus être comme à l’époque où tu venais au marché à 9h et tu partais à 12h30 après avoir pris un café et avoir eu sept conversations», de conclure M. Ouellette-Destroismaisons.