Le logement locatif risque d’être en demande au cours des prochaines années à Gatineau.

Le marché locatif devrait croître à Gatineau

Le logement locatif risque d’être en demande au cours des prochaines années à Gatineau.

C’est la force du nombre des baby-boomers qui devrait provoquer ce changement dans le marché immobilier de la quatrième plus grande ville au Québec, selon une analyse de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

« Historiquement, la proportion de ménages dans la région de Gatineau qui optent pour la location est relativement élevée chez les jeunes, puis elle décroît avec l’âge, pour ensuite augmenter chez les ménages de 60 ans et plus. Cela suggère qu’une portion des ménages redevient locataires après avoir été propriétaires, car ils veulent notamment réduire la taille de leur logement », écrit l’analyste principal de la SCHL, Lukas Jasmin-Tucci, dans son rapport dévoilé mercredi.

En s’appuyant sur les données du Recensement 2016, M. Jasmin-Tucci explique que la première cohorte de baby-boomers, celle née entre 1947 et 1956 voit le taux de locataires augmenter après l’âge de 60 ans, comme les générations précédentes.

Dans le Recensement 2016, on constate que le taux de locataires a augmenté chez les baby-boomers « lorsque ses membres ont passé le cap des 60 ans, tout comme la cohorte précédente née durant la période de 1937 à 1946 ».

Cette proportion de locataires est toutefois moins élevée que chez la génération des parents des baby-boomers. Il est donc moins probable que les membres de cette génération deviennent locataires d’un logement après l’âge de 60 ans. Les baby-boomers auront malgré tout une influence sur le marché locatif, croit l’analyste de la SCHL.

« La seconde cohorte de baby-boomers passera progressivement le cap des 60 ans au cours des dix prochaines années et la tendance indique que le retour vers la location comme mode d’occupation s’appliquera également aux membres de cette cohorte », explique Lukas Jasmin-Tucci.

« Bien que ces baby-boomers aient un taux de ménages locataires plus faible que celui de leurs parents, au même âge, leur important poids démographique permettra de maintenir le rythme de croissance de la demande locative et même de l’accroître modérément », conclut l’analyste.