Les dirigeants de GE Aviation n’écartent pas de nouvelles coupures de postes si le volume de production continue de chuter à l’usine de Bromont.
Les dirigeants de GE Aviation n’écartent pas de nouvelles coupures de postes si le volume de production continue de chuter à l’usine de Bromont.

Le couperet tombe chez GE Aviation à Bromont

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
Des rumeurs de fermeture de l’usine de GE Aviation à Bromont ont circulé il y a quelques jours. Or, les coupures draconiennes d’effectifs à travers le monde annoncées par la multinationale ne sonnent pas le glas de l’établissement bromontois, a confirmé la représentante de l’entreprise, Johanne Jolicoeur. La compagnie a néanmoins mis à pied 40 employés permanents à Bromont.

L’industrie de l’aviation commerciale est happée de plein fouet par une crise «sans précédent», a récemment indiqué le président-directeur général de GE Aviation, David Joyce. Ces importantes turbulences ont plombé le carnet de commandes de l’usine bromontoise. Au point où l’entreprise a dû mettre à pied 40 personnes oeuvrant dans des «postes-cadres professionnels», a spécifié Mme Jolicoeur.

Le fait que la majeure partie de la production de l’usine de Bromont ne soit pas destinée au secteur militaire a pesé dans la balance.

En mars dernier, GE Aviation avait supprimé 70 emplois temporaires à l’usine de Bromont. La semaine suivante, l’entreprise avait mis à pied provisoirement près de 400 travailleurs en raison de la pandémie. Il s’agissait essentiellement de personnel régulier à la production, aux services d’outillage et à la maintenance.

À la même période, la multinationale a annoncé qu’elle sabrait 10% des effectifs de ses usines aux États-Unis. Ces coupures font partie des 13 000 emplois qui seront supprimés globalement.

Nouvelles mises à pied?

Selon le PDG de GE Aviation, les soubresauts de cette importante industrie sont loin d’être terminés. «Le trafic mondial devrait diminuer d’environ 80% au deuxième trimestre par rapport au début de l’effet pandémique en Chine, au début de février dernier», a-t-il évoqué.

De son côté, Johanne Jolicoeur a confirmé «qu’il n’y a pas de plan de fermeture d’usine» à Bromont. Le couperet pourrait toutefois tomber à nouveau au sein des effectifs si la «baisse de volume» de production se poursuit. «On est en train d’évaluer», a fait valoir la partenaire d’affaires aux ressources humaines chez GE Aviation.

Rappelons que la conjoncture fait en sorte que la compagnie doit restructurer ses opérations. Cela se traduit par la suppression de 13 000 emplois sur les 52 000 travailleurs de ses usines, soit 25% de l’ensemble de son personnel à travers le globe.