Un groupe de syndicalistes et de députées ont livré à Ottawa une pétition pour réclamer que le Canada ratifie une convention internationale pour les travailleurs domestiques.

Le Canada n’a pas ratifié la convention de l’OIT pour les travailleurs domestiques

Ils sont 150 000 au Canada. Et ils - qui sont surtout des elles - n’auraient pas assez de protection. Un groupe de syndicalistes et de députées ont livré à Ottawa une pétition pour réclamer que le Canada ratifie une convention internationale pour les travailleurs domestiques.

La Convention 189 de l’Organisation internationale du travail (OIT) a été rédigée il y a sept ans et Ottawa ne l’a toujours pas ratifiée.

La pétition, signée par 5000 Canadiens, appelle le gouvernement fédéral à corriger cette lacune.

Selon les pétitionnaires, la ratification de la convention obligerait le gouvernement à modifier certaines lois pour mieux protéger les travailleurs domestiques. Elle garantirait, entre autres, qu’un ancien article de la loi sur l’immigration qui obligeait les travailleurs domestiques étrangers à vivre chez leur employeur ne soit pas ressuscité.

«Ces femmes-là (...) sont dans des conditions de dépendance, dans des conditions d’invisibilité qui rendent leurs conditions de vie quotidiennes absolument épouvantables et qui font en sorte qu’elles subissent de la maltraitance, qu’elles subissent des abus divers, sans pouvoir se défendre. Et c’est inacceptable», a dénoncé jeudi Dominique Daigneault, du Conseil central Montréal métropolitain de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

«C’est une question de droits humains et le Canada doit être un leader mondial sur cette question-là surtout que notre premier ministre se vante (...) d’être féministe», a réclamé la députée néo-démocrate Anne Minh-Thu Quach.

La pétition a été livrée au parlement jeudi, à l’occasion de la Journée mondiale du travail décent.