Le Bureau de la concurrence fait valoir, dans des documents juridiques, que Torstar et Postmedia Network Canada ont comploté lorsqu’ils ont négocié une entente portant sur l’échange de journaux qui a entraîné la fermeture de dizaines de publications, essentiellement communautaires.

Le Bureau de la concurrence évoque un complot dans l’entente Torstar-Postmedia

Le Bureau de la concurrence fait valoir, dans des documents juridiques, que Torstar et Postmedia Network Canada ont comploté lorsqu’ils ont négocié une entente portant sur l’échange de journaux qui a entraîné la fermeture de dizaines de publications, essentiellement communautaires.

Dans des documents utilisés pour obtenir des mandats de perquisition, plus tôt en mars, le groupe de surveillance affirme que l’entente, conclue en novembre, comprenait des listes d’employés à être remerciés et que les entreprises s’étaient entendues pour ne pas se livrer concurrence dans certaines régions précises pendant cinq ans.

Le Bureau de la concurrence affirme que les sociétés ont comploté en acceptant de se partager les ventes, territoires, clients ou marchés pour la publicité et la distribution de circulaires dans certaines régions.

En vertu de l’accord entre Torstar et Postmedia, 41 journaux ont changé de mains et 36 d’entre eux ont été fermés, essentiellement dans les régions ontariennes qui comptaient plusieurs publications. En tout, près de 300 emplois ont été supprimés.

Aucune accusation n’a été déposée et les allégations comprises dans les documents juridiques n’ont pas été prouvées en cour.

Torstar et Postmedia affirment qu’elles ne croient pas avoir enfreint la Loi sur la concurrence et assurent qu’elles coopèrent avec l’enquête.