Alors que les lieux de travail seront de plus en plus automatisés, il faudra recruter davantage de personnes qui ont acquis des compétences humaines dans des domaines comme la pensée critique, les communications, l’écoute active et la curiosité, conclut l’étude menée par la Banque Royale du Canada.

L’automatisation du travail aura besoin de diplômés «interdisciplinaires»

Une nouvelle étude sur les compétences qui seront requises pour les emplois de l’avenir suggère que dans ce monde en constante évolution technologique, le Canada aura besoin de plus de diplômés de programmes d’études interdisciplinaires qui combinent sciences et enseignement général.

Alors que les lieux de travail seront de plus en plus automatisés, il faudra recruter davantage de personnes qui ont acquis des compétences humaines dans des domaines comme la pensée critique, les communications, l’écoute active et la curiosité, conclut l’étude menée par la Banque Royale du Canada.

Dans les établissements du Canada anglais et des États-Unis, ces compétences multidisciplinaires sont offertes par des programmes dits d’»arts libéraux», qui peuvent inclure des disciplines comme la philosophie, la géographie et la littérature anglaise.

Or, le rapport indique que le nombre d’inscriptions dans les programmes d’»arts libéraux» a diminué de 17,5 pour cent entre 2011 et 2017 au Canada, tandis qu’il augmentait de 45 pour cent en mathématiques, en informatique et en sciences de l’information - des programmes plus spécialisés.

L’étude formule également un certain nombre de recommandations, notamment la création d’une «moyenne générale pour compétences», qui définirait comment ces capacités interdisciplinaires peuvent être mesurées et présentées sur les relevés de notes des étudiants.

L’étude a recueilli les commentaires de plus de 5000 employeurs, jeunes, travailleurs et éducateurs de partout au Canada.