La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland

L’AEUMC «devrait» être signé à Buenos Aires, suggère Chrystia Freeland

BUENOS AIRES, Argentine - Le Canada devrait signer le nouvel accord de libre-échange nord-américain en marge du sommet du G20 en Argentine, qui commence vendredi, mais la ministre des Affaires étrangères a refusé de le confirmer officiellement jeudi.

Peu après son arrivée à Buenos Aires, jeudi, Chrystia Freeland a déclaré que des détails sur l’accord devaient encore être finalisés. La ministre a assuré que son gouvernement avait toujours souhaité signer cet accord le 30 novembre, et Ottawa serait en voie d’atteindre cet objectif.

Mme Freeland a indiqué que les représentants canadiens étaient déjà en contact avec les Américains et les Mexicains à Buenos Aires. La ministre a précisé que plusieurs «détails techniques» devaient encore être réglés, d’autant plus que l’accord doit être traduit en français et en espagnol. Selon Mme Freeland, il faut s’assurer que tout soit conforme avant de signer cet Accord États-Unis-Mexique-Canada.

La ministre Freeland fait partie de la délégation canadienne à ce sommet du G20, qui devrait attirer l’attention du monde à cause des tensions commerciales qui persistent entre la Chine et les États-Unis.

Le premier ministre Justin Trudeau souhaitera aussi que les leaders au sommet se penchent sur la question de la sécurité internationale, alors que le Canada et ses alliés ont condamné cette semaine la saisie par les Russes de trois navires de la marine ukrainienne près de la Crimée, lundi.

Mme Freeland a soutenu qu’elle avait parlé au ministre ukrainien des Affaires étrangères, et qu’elle maintenait à ce sujet des relations très étroites avec les autres pays du G7. La ministre a également indiqué que l’Ukraine devrait faire l’objet d’un «sérieux débat» lors de la rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’OTAN, à Bruxelles la semaine prochaine.

Le gouvernement Trudeau s’attend également à ce que l’assassinat en octobre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi soit évoqué lors de ce sommet argentin, en raison de la présence autour de la table du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. La ministre Freeland a d’ailleurs annoncé jeudi à Buenos Aires des sanctions ciblées contre 17 ressortissants saoudiens liés à ce «meurtre vraiment ignoble».